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Réalisation
Kim Ji-Hoon

Scénariste
Yun Je-Gyun

Date de sortie
2011

Genre
monstres

Tagline


Cast
Ha Ji-won
Ahn Sung-kee
Oh Ji-ho


Pays
Corée du sud

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 1.5
(23 votes)
Au fond de l’océan, une forme de vie inconnue qui pourrait être à l’origine d’une énergie révolutionnaire a été découverte. Mais au cours des expériences, les scientifiques font une découverte terrifiante...



Quand Sector 7 a été annoncé, on pouvait se permettre d’être enthousiaste : la dernière incursion du cinéma sud-coréen dans le film de monstre étant "The Host", l’espoir était permis. D’autant que le film disposait d’un budget estimé à 10 millions de dollars, et était le premier du pays à être tourné en 3D IMAX. Des arguments qui ont attiré le public en salles, le film réalisant un excellent premier week-end d’exploitation. Mais rapidement, les salles se vident : on parle de spectateurs mécontents qui partent avant la fin, le bouche à oreille est désastreux et la critique, assassine. C’est donc avec une réputation de mauvais film que débarque chez nous, directement en DVD, Sector 7...



Passée une introduction classique où un homme se fait attaquer par quelque chose que l’on n’apercevra que furtivement, on plante rapidement le décor. Si l’environnement particulier d’une plate-forme pétrolière est une excellente idée pour un film d’horreur, l’isolement, la taille et le risque liés à l’installation étant propices aux situations anxiogènes, on déchante rapidement pendant la phase de présentation des personnages : une belle brochette de clichés sur pattes, pour la plupart uniquement destinés à se faire tuer par le monstre. Les survivants potentiels sont quant à eux rapidement repérés, autant d’emblée une bonne partie du suspense. Même le décor perd de son charme, le temps d’une course à moto horriblement laide réalisée à grands renforts de fonds bleu et de ralentis.



Les enjeux scénaristiques sont également rapidement balayés, malgré quelques tentatives de révélation sans grand intérêt, la menace étant rapidement découverte et son apparition coïncidant, comble de malchance, avec des intempéries empêchant toute évacuation ou communication avec l’extérieur. Une menace qui prend la forme d’une créature amphibie mutante, aux allures d’éléphant de mer lépreux. Pourquoi pas après tout. Malheureusement, l’animation du monstre sera totalement ratée, la bête se déplaçant au mépris de toute loi physique terrestre (il faut la voir faire des bonds dans tous les sens !) et adaptant sa vitesse et son agressivité aux circonstances : capable de courser une moto lancée à toute allure, elle a pourtant des difficultés à rattraper l’héroïne sigourneyweaveresque quand elle court.



On en vient ainsi à se demander si le film ne joue pas volontairement la carte de la bisserie décontractée et stupide, l’accent étant largement mis sur ces situations rocambolesques, sur un humour franchement puéril ou sur cette insistance à aligner les pires clichés (vous pensiez la créature morte ? allons...). On aimerait même se convaincre que le dernier plan n’est pas une incitation à la destruction globale des océans, et que c’est juste une maladresse. On voudrait enfin pardonner à Ha Ji-Won son interprétation limitée juste parce qu’elle est mignonne.

On aurait en fait voulu que Sector 7 soit un peu plus qu’un divertissement banal, sacrifiant son potentiel et ses rares bonnes idées (le cadre, la nature du monstre) à l’enchaînement de clichés et de scènes improbables, comme s’il n’avait pour vocation que de s’engouffrer dans la masse du film de monstres hollywoodien. "The Host" peut décidément dormir tranquille !









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