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Une éruption volcanique réveille un monstre ailé assoiffé de sang nommé Gyaos. Alors que tous les plans de l'armée - qui utilisaient la lumière du soleil comme arme pour détruire la bête - tombent à l'eau, Gamera tente une fois de plus de défendre le Japon.



Troisième volet de la saga concurrente à "Godzilla", "Gamera vs Gyaos" voit le retour derrière la caméra de Noriaki Yuasa, qui réalisera tous les épisodes de 1965 à 1980, à l’exception de "Gamera vs Barugon". Pour ce nouveau chapitre, la tortue géante est confrontée à une nouvelle menace, qui deviendra rapidement l’un de ses ennemis les plus acharnés : le monstre volant Gyaos.

Inspiré de manière évidente par "Rodan", de son apparence empruntée aux ptérosaures jusqu’à sa naissance et sa mort dans un volcan, Gyaos sera en effet l’adversaire le plus souvent rencontré par Gamera, et même le seul à apparaître à chaque « ère » de la saga, revenant ainsi brièvement dans "Gamera vs Guiron", "Gamera : la revanche d’Iris" ou "Gamera l’héroïque", et principale menace dans "Gamera : Gardien de l’univers". Aisément identifiable grâce à son crâne de forme triangulaire, le monstre a la particularité de cracher un rayon jaune capable de tout découper, mais peut aussi éteindre les incendies. Son unique point faible est en fait de ne pas supporter le soleil…



A l’image du volet précédent, "Gamera vs Barugon", ce nouvel ennemi sera bien plus présent à l’écran que la gentille Gamera. En effet, cette dernière ayant été une nouvelle fois défaite rapidement, elle passera une grande partie du film à se remettre de ses blessures en somnolant au fond de l’eau, jusqu’à ce que les appels du petit Eiichi ne la convainquent de revenir. Car oui, Gamera vs Gyaos va faire la part belle à un de ces gamins dont les japonais semblent avoir le secret.

De son apparence de petit souffre-douleur à son comportement de sale mioche capricieux, il ne nous épargnera rien, et sera d’autant plus présent qu’il sera le seul à avoir des idées pour vaincre Gyaos, ou pour renseigner les scientifiques et les militaires ! Ainsi, il sera le seul à remarquer que le monstre ne sort que la nuit, et sera à l’origine du plan final pour l’abattre. En même temps, quand on voit le plan imaginé par les cerveaux de la bande (l’indescriptible « Opération Toupie » !)… Eiichi aura même droit à une ballade sur le dos de Gamera, venue le sauver des griffes du méchant Gyaos qui s’apprêtait à le dévorer…Dommage !



Heureusement, le métrage va se montrer assez généreux en scènes d’action. Outre les combats, une nouvelle fois violents, entre les monstres (Gamera pisse le sang, Gyaos est contraint de s’amputer une patte…), on note quelques scènes de destruction assez efficace, grâce notamment à quelques jolis plans de Noriaki Yuasa, comme ce passage où le monstre ailé plane au ras des immeubles, en s’approchant de la caméra. De même, si beaucoup d’effets spéciaux restent approximatifs, comme les costumes ou les maquettes, certaines incrustations sont très réussies, et on saluera l’effort de reconstituer certaines parties des monstres à l’échelle afin de favoriser les interactions avec les acteurs.



Gamera vs Gyaos reste donc un kaiju eiga sympathique, malgré quelques défauts très présents, comme cet INSUPPORTABLE gamin, marque de fabrique de la saga, des personnages particulièrement idiots, une intrigue secondaire sans grand intérêt et quelques effets spéciaux très médiocres. Néanmoins, grâce à un rythme plutôt soutenu et quelques scènes très réussies, dont les combats, il reste un divertissement assez agréable…pour peu que l’on soit amateur du genre.