RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Réalisation
Frank R. Strayer

Scénariste
Robert Ellis

Date de sortie
1932

Genre
singes et gorilles

Tagline


Cast
Rex Lease
Vera Reynolds
Sheldon Lewis
Mischa Auer


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3
(1 vote)
Ruth Earlton et son fiancé arrive pendant une nuit orageuse dans la maison du père de Ruth, récemment décédé, pour assister à la lecture du testament. Elle est stupéfiée de découvrir dans les sous-sols un énorme singe sur lequel son père pratiquait d'étranges expériences...



Durant les années 30, Frank R. Strayer réalisa quelques films d’épouvante dans lesquels les intrigues jouaient sur le suspense et le mystère. On peut citer des titres comme « Murder at midnight », « The Vampire Bat », « The Ghost walks » ou bien « The Monster walks », film qui nous intéresse ici. Ces films sont à prendre comme des divertissements de bonne facture, surfant sur le succès des films de monstres de la Universal, sans jamais en atteindre le génie ou la classe mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas les découvrir.



« Le monstre qui marche » se révèle plutôt sympathique même si au final, c’est un film qui restera du domaine de l’anecdotique. Le réalisateur s’amuse à placer ses personnages dans de drôles de situations et cette histoire de testament qui voit une jeune fille hériter de la fortune de son père décédé reste assez classique dans son traitement. A la lecture du testament, on devine aisément que cette nouvelle richesse acquise va susciter bien des jalousies et que la malheureuse ne va pas tarder à s’attirer bien des ennuis. Pourtant, elle n’est censée n’avoir que « des amis » dans la demeure familiale, habitée par le frère de son père qui est paralytique, par la gouvernante qu’elle considère comme sa tante et par le fils de cette dernière, au look et à la démarche un peu « karloffienne ». De plus, elle a à ses côtés son fiancé, ainsi que l’avocat testamentaire de son défunt père. La seule présence inopportune serait plutôt à chercher du côté de la cave, où est enfermé dans une solide cage le singe Yogi, compagnon de son père. On apprendra que Yogi n’a jamais tenu dans son cœur la jeune femme, jaloux que son maître l’aime plus que lui.



Comme on s’en doutait, Ruth va être victime de tentatives de meurtre. Habile, le réalisateur ne montre qu’un bras et une main velue tentant de l’étrangler. Si les soupçons se portent irrémédiablement sur l’animal, nous, spectateurs, avons une toute autre théorie. On ne va pas nous refaire le coup de « Double assassinat dans la rue morgue » quand même ! Le film prend alors une tournure policière et on s’amuse avec le fiancé de Ruth à deviner qui en veut à mort à sa dulcinée. Evidemment, tout le monde peut représenter un coupable idéal ! L’oncle paralysé l’est-il vraiment ? La tante est-elle aussi gentille qu’elle en a l’air ? L’avocat n’est-il pas intéressé par la fortune ? Mystère et boule de gomme jusqu’à la révélation finale qui a déjoué mes prévisions. Le film suit son cours gentiment et sa courte durée, un tout petit peu moins d’une heure, fait qu’on y trouve notre compte, sans être subjugué le moins du monde mais sans éprouver d’ennui non plus.



Possédant un charme certain, « Le monstre qui marche » ne devrait pas faire un gros carton chez la nouvelle génération abreuvée aux images de synthèse. Les plus vieux d’entre nous et les nostalgique d’une époque à jamais révolue devraient par contre apprécier le métrage à sa juste valeur, à savoir un petit film à faible budget pas déplaisant, essayant de créer une ambiance propice à l’épouvante et aux mystères. C’est déjà pas si mal…









Du même réalisateur :

CONDEMNED TO LIVE
LUMIèRE SUR