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Le terrifiant virus mis au point par Umbrella Corporation continue à faire des ravages partout sur Terre, transformant les populations en légions de morts-vivants affamés de chair humaine. Alice, l’ultime espoir de notre espèce, s’éveille au cœur du plus secret des complexes industriels d’Umbrella. Au gré de son exploration à haut risque et de ses découvertes, les zones d’ombre de sa vie s’éclairent… Plus que jamais, Alice continue à traquer les responsables de l’atroce infection. De Tokyo à New York, de Washington à Moscou, elle les pourchasse jusqu’à la révélation explosive qui va remettre en cause toutes ses certitudes. Avec l’aide de nouveaux alliés et d’anciens amis, Alice va devoir se battre pour survivre dans un monde hostile, au bord du néant. Le compte à rebours a commencé…



Attention : cette chronique contient des passages de nature à heurter les personnes les plus sensibles. En effet, votre serviteur va décrire de façon explicite les sensations ressenties à la vision de "Resident Evil : Retribution". Enfilez donc vos combinaisons en cuir, sortez les colliers à pointes, allumez les bougies, aujourd’hui, on va s’en prendre plein la tronche, et on a en plus payé pour ça.

On pourra toujours se dire qu’après quatre épisodes remarquables de ringardise et d’imbécilités (la palme revient toujours à "Resident Evil Afterlife" et ses ralentis au grotesque multiplié par la 3D), on ne peut plus être surpris de voir ce que Paul W.S. Anderson nous réserve. Et pourtant, il faut bien lui accorder un mérite : le réalisateur parvient toujours à mettre la barre plus haut, à nous étonner en livrant un film encore plus mauvais que le précédent, tout en continuant à joyeusement sodomiser la licence dont elle s’inspire.



Là encore, ce viol des jeux vidéo ne devrait plus nous étonner, mais il reste particulièrement irritant de voir Anderson s’appliquer à ridiculiser un par un tous les personnages phares de la saga. C’est ici au tour de Leon S. Kennedy, d’Ada Wong et de Barry Burton de passer à la moulinette d’une adaptation grotesque servie par une interprétation honteuse, dans un scénario que l’on jurerait tiré d’un des romans inspirés des jeux : Resident Evil : Aux portes de l’Enfer. Et comme ça ne suffit pas, on va même trouver le moyen de faire revenir certains acteurs des précédents volets, de Michelle Rodriguez à Oded Fehr en passant par Colin Salmon.

Des retours qui s’inscrivent dans une volonté apparente de faire exactement la même chose que dans Afterlife. Vous vouliez en baver, autant le faire à fond, voici le retour des combats au ralenti (là encore, on a tout un combat comme ça...),des acrobaties grotesques, des effets 3D ringards. Et si ça ne suffit pas, on va ajouter quelques effets afin de vous montrer, à la façon des attaques X-Ray de Mortal Kombat (tiens, mais c’est vrai, "Mortal Kombat" avait été adapté par Paul W.S.Anderson !), des os se briser ou des organes s’arrêter. Oh, et attendez ! Il y en a encore ! Vous connaissiez déjà cette pratique consistant à repasser quelques passages des volets précédents ? On va cette fois faire mieux : on va d’abord passer l’introduction à l’envers et au ralenti, à la manière du trailer du jeu "Dead Island", et puis on va le rejouer normalement ! Comme ça, les spectateurs auront en plus l’occasion de contempler une seconde fois la médiocrité de nos effets spéciaux !



Et puisque décidément, on adore se faire mal, évoquons enfin le cas Milla Jovovich, dont le seul talent est décidément de coucher avec le réalisateur afin d’obtenir ses rôles (je rappelle qu’elle est l’épouse de Paul W.S. Anderson, après avoir été celle de Luc Besson). Son interprétation donne constamment envie de se flageller, notamment quand le film nous réserve des séquences émotion ratées (hé les gars, vous pensez qu’ils ont vu «Aliens, le retour» ?), des répliques humoristiques assassines ou nous montre la jeune femme tentant désespérément d’adopter une expression déterminée.



"Resident Evil : Retribution", c’est donc la preuve qu’après "Resident Evil Afterlife", on peut encore faire pire. Paul W.S. semble tellement avoir envie d’enterrer la saga vidéoludique qu’il creuse, encore et toujours, au point de s’attendre à le voir débarquer sous notre siège, la pelle à la main. Il en profitera sans doute pour nous fesser avec une dernière fois, nous arrachant une ultime douleur après nous avoir torturé pendant l’intégralité de son film.