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Réalisation
Craig Singer

Scénariste
Lane Shadgett

Date de sortie
2009

Genre
Tueurs fous

Tagline


Cast
Patrick O Kane
Richard Brake
Michale Grave
Mihaela Mihut
Shaeyla Beesley


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Kostas Christides

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4
(2 votes)
Avec ses After Dark Horrorfest, Lionsgate nous envoie du cinéma de genre par paquets de 8. Perkins' 14 est l'un des 8 films proposés dans la IIIe édition. Dwayne Hopper est officier de police à Stone Cove. C'est une petite bourgade qui aurait pu être tranquille si 10 ans auparavant une série d'enlèvements n'étaient pas venus troubler le quotidien de ses habitants. Le couple de Dwayne s'étiole du fait de son incapacité à aller de l'avant, à tourner la page de l'enlèvement de son fils. Ce soir, Dwayne est de garde. Dans l'une des cellules un prétendu pharmacien lui paraît plus que louche. Après quelques recherches, Dwayne est persuadé que Perkins est le tueur de Stone Cove. Doucement le policier semble péter les plombs, et va y aller de sa petite enquête. Involontairement Dwayne va allumer l'étincelle qui mettra le feu aux poudres, et transformera la ville en une véritable boucherie. Bienvenue dans Perkins' 14 !



Je vais tenter de faire court, car il me semble que je me suis fait suffisamment chier devant le film, pour ne pas en remettre une couche derrière... et ça me ferait bien mal de vous bourrer le mou avec une prose molle du fait de l'absence de matériau de départ.
Car c'est bien là le problème Perkins' 14 est plein de vide, comme une vieille baudruche dont les parois poreuses laissent l'air s'évader. Commençons par le scénario (sic).

L'histoire est d'un classicisme désespérant. Rien ne sort du lot, à part quelques concepts vaguement effleurés... mais qui finissent noyés dans une bouillie mêlant poncifs et manque d'inspiration. Les ficelles sont tellement grosses, que même dans un semi coma le film reste préhensile. Le suspense va donc s’essouffler très rapidement et la seule question qui demeurera, sera « quand est-ce que ça finit ? ».



Mais le scénario quasiment inexistant n'est pas la seule casserole de Perkins' 14. Ses personnages l'empêchent d'aller très loin. On compte les stéréotypes : le père alcoolo qui a du mal à se remettre de la disparition de son fils, la mère désespérée, la gamine gothique qui traine avec des punks, etc., même Perkins porte sur sa tronche « vilain ».
C'est donc avec la délicatesse d'un hippopotame en talons aiguilles tentant de danser le tango que les protagonistes évoluent dans l'histoire. La plupart des phrases prononcées semblent déclamées sans conviction. Si les acteurs ne croient pas en ce qu'ils font, que dire du spectateur ? Mais peut-être est-ce qu'ils ne sont pas confortablement installés dans leurs personnages (certains accents sont pour le moins étranges) ?



Histoire de bien enfoncer le clou du film opportuniste et vide, la réalisation est tout simplement exécrable. Et je ne parle pas de la photographie qui donne dans le moche.
Le réalisateur cumule les tics de réalisation qui vont bien. Le stroboscope (et d'autres effets de lumière bien foireux) vous cassera donc la tête les trois quarts du film. Ajouter à cela des jump cuts dans tous les sens et vous obtiendrez un métrage peu conseillé aux épileptiques. Histoire de bien achever le film déjà mourant, quelques filtres d'image sont appliqués ça et là, histoire de justifier l'achat d'une licence after effect.

Heureusement que Perkins' 14 ne lésine pas sur le gore, sans quoi il n'y aurait vraiment rien à se mettre sous la rétine.



Un scénario convenu, des personnages stéréotypés à l'excès, et une réal' à la ramasse, est-ce que Lionsgate & After Dark ne se foutraient pas un peu de notre gueule ? Je n'ai pas vu les autres titres de cette troisième After Dark Horrorfest, mais s’ils ont tous cette gueule là, j'espère qu'ils ne se fatigueront pas à en faire une quatrième. Trop tard !
Mieux, ils s'apprêtent à créer une nouvelle branche : les After Dark Originals. Déjà que les films proposés dans la première saison n'étaient pas tous de grande qualité...

Les mauvaises langues diront qu’After Dark tire sur la corde jusqu'à ce qu'elle pète. Je dirais plutôt qu'ils tentent de traire la vache jusqu'à ce que ses tripes lui sortent par les pis. Dans le rôle de la vache c'est bien sûr vous et moi, amateurs que nous sommes de cinéma de genre.
Difficile de faire plus opportuniste : on balance 8 films d'horreur achetés pas chers, on emballe le tout pour pas trop cher (toujours trop cher pour ce que c'est, mais bon...) et hop ! Le fordisme appliqué au cinéma ; si c'est pas beau le progrès !








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