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Réalisation
Steve Miner

Scénariste
Jeffrey Reddick

Date de sortie
2008

Genre
zombies

Tagline


Cast
Mena Suvari
Nick Cannon
Stark Sands
Michael Welch
Annalyne McCord
Ving Rhames


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Tyler Bates

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 2.2
(9 votes)
Un virus créé par des scientifiques à des fins militaires contamine les habitants d'une petite ville des Etats-Unis. Cette dernière est mise en quarantaine par l'armée. Les habitants, victimes de symptômes qui rappellent la grippe aviaire, vont peu à peu se transformer en morts vivants et dévorer tout être vivant se trouvant sur leur chemin, propageant à vitesse grand V la contamination. La caporal Sarah Bowman accompagnée par deux militaires, Salazar et Bud, ainsi que de son frère Trevor et sa petite amie Nina, vont tenter de survivre à l'épidémie...



"Le jour des morts-vivants" de George Romero, classique réalisé en 1985, avait eu une pseudo suite catastrophique en 2005 avec "Day of the dead 2 : Contagium". L'annonce d'un remake n'avait donc pas créé un raz de marée chez les fans de zombie movies, même si le nom de Steve Miner avait été annoncé à la mise en scène. Le réalisateur de "Vendredi 13 chapitre 2 : le tueur du vendredi" et "Vendredi 13 chapitre 3 : meurtres en 3D", de "House", de "Warlock" et de "Halloween 20 ans après" possède pourtant un certain savoir-faire dans le domaine et sa participation au projet laissait planer l'ombre de la curiosité sur ma personne. Une bonne intuition puisque Le jour des morts s'avère plutôt réussi, bien plus que la majorité des films de zombies qui débarquent sans cesse en DTV ces dernières années en tout cas.



Selon ses propres dires, Steve Miner voulait faire un film radicalement différent de celui de Romero, tout en conservant certains éléments qui permettraient aux fans de faire la filiation entre les deux oeuvres. Pari réussi à ce niveau puisque Le jour des morts n'est pas à proprement parlé un remake mais il s'agit plutôt d'une relecture contemporaine intégrant les codes et les clichés propres aux années 2000. Le fan repérera très vite les clins d'oeil au film de 1985 : le personnage interprété par la séduisante Mena Suvari s'appelle Sarah, le gentil militaire amoureux de sa supérieure se prénomme Bud et deviendra un zombie docile du fait qu'il était végétarien (!), le final du film se déroule dans un bunker militaire dans lequel un scientifique nommé Logan s'est livré à des recherches sur un virus et il y a plein de militaires. Hormis ces détails, Le jour des morts prend une direction diamétralement opposée par rapport au film de Romero : la quasi majorité du long métrage se déroule de nuit, les zombies feraient passer Usain Bolt pour une tortue et Steve Miner a privilégié l'action et les fusillades là où Romero se livrait à une étude réflexive comme il aime tant le faire.



On obtient alors un film de zombie dynamique qui n'ennuie jamais, qui lorgne même du côté des infectés de "28 jours plus tard" et sa suite au niveau du comportement de ses morts vivants qui sprintent, sautent, bondissent tels des diables déchaînés dans toute la ville. Ceux qui préfèrent les zombies lents à la démarche d'automate peuvent passer leur chemin. Cette exhaustivité dans l'action provoque d'ailleurs le défaut majeur du film : l'utilisation d'une caméra virevoltante qui bougent à cent à l'heure, rendant parfois les scènes illisibles. Niveau gore, on en aura pour notre argent malgré l'utilisation d'images CGI au lieu du bon vieux latex. Mais ça charcute, ça bouffe, ça décapite et les calottes crâniennes n'en finissent pas d'exploser.



Il faut donc bien avoir en tête les ambitions du film de Steve Miner pour pleinement l'apprécier : être une série B décomplexée, s'éloignant radicalement de son prestigieux modèle pour en offrir une version survitaminée et très actuelle. Le jour des morts, c'est un peu "Zombie 3" rencontrant "28 jours plus tard" et saupoudré d'une grosse pincée de "Résident Evil" et "House of the dead". Dit comme ça, ça peut faire peur mais le résultat à l'écran est en fait fort sympathique. On passe un bon moment devant son écran et si on fait fi de certaines maladresses, on y prend même du plaisir...