RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 2
(1 vote)
Soyons objectifs voulez-vous ? Je suis fan de Troma, mais faut pas pousser, quand ils sortent une merde, il faut savoir le reconnaître (d'autant que ça arrive plutôt souvent). Niveau scénario c'est la catastrophe. Un vieux militaire se rend en Angola pour aller délivrer son agent de la CIA de fils qui s'est fait capturer comme un bleu bite. Sauf que le gamin, il au frais dans un fort lourdement gardé. Comme le vieux briscard a de l'espoir pour sauver sa progéniture, il va embaucher sept mercenaires (sic) pour faire une mission commando. Évidemment, le vieux militaire dispose de fonds illimités pour soudoyer tout le monde et s'acheter services et informations. A croire que la poche intérieure de son veston est faite en peau de sac de Mary Poppins. Toutefois, on n'est pas à une aberration près...



Mais qui est-ce qui a bien pu décider de mettre du pognon là-dedans en lisant le scénario, et qu'est-ce qui a convaincu les acteurs de se lancer là dedans ? L'argument commercial fût probablement le suivant : si l'on prend les meilleurs moments de tous les succès du moment, ça va forcément faire un bon film. Non ?
L'histoire se résume à ça : le gentil américain et ses joyeux mercenaires tirent sur les méchants allemands colonialistes et les méchants noirs collabos et les méchants passeurs de diamants avec un accent hispanique (manquent juste des communistes et des arabes et le tour des pires stéréotypes de vilains est fait !). Heureusement il y a aussi les gentils noirs qui rigolent fort et sert la main en disant « mon ami ».
Au rang des minorités visibles, on en trouve aussi chez les mercenaires le gentil japonais qui fait du nunchaku, un noir avec ses muscles et sa petite moustache, et une femme avec ses seins.

Et tout ce joli petit monde de se mettre sur le museau.



Mais Skeleton Coast n'est pas qu'une insupportable galerie de clichés évoluant mollement dans un scénario inexistant. C'est aussi une belle contre- performance d'acteurs, y compris pour les vétérans Oliver Reed, Robert Vaughn et Ernest Borgnine. Aucun des comédiens de ce film ne présente une once de crédibilité. Entre ceux qui surjouent, ceux qui s'affaissent et ceux qui se liquéfient à l'écran, Skeleton Coast ne propose pas grand chose à se mettre sous la dent.
Cela ne veut pas dire que les acteurs sont dénués de talent. Personne ne peut être à blâmer lorsque les personnages sont aussi caricaturaux et superficiels.



Histoire de saupoudrer le tôt d'une belle dose de kitsch supplémentaire (mais ce n'était VRAIMENT pas nécessaire), il a fallu y ajouter une piste musicale. Là, on sent toute la douleur des années 80 et de leurs partitions synthétiques cheap. Non content d'être d'une qualité aléatoire voire complètement d'un autre monde, les thèmes musicaux sont jetés dans le film comme un bout de pain aux pigeons : « ON T'AS DIT QUE C'EST INTERDIT DE NOURRIR LES RATS VOLANTS ».
Les thèmes se suivent sans grande cohérence, et les coupures peuvent être très brutales d'un thème à l'autre (thème tranquille de promenade dans le désert puis CRAC ! l'action arrive, alors le thème change brutalement. Pour un peu on s'attend presque à voir papy arriver avec une surprise dans les mains « tada ! »).



Soyons honnêtes (enfin surtout moi, puisque vous n'êtes que témoins de ma connerie), ce film est une douleur. Imaginez « Troma's war », mais sans aucun humour (volontaire). Le résultat est lénifiant et très souvent risible. Le réalisateur de « l'horrible invasion » nous avait montré un peu plus de talent dans la série B indé...

Au final le film pose surtout une question quasi métaphysique : pourquoi est-ce que dans les films de guerre des années 80, les gentils s'échinent-ils à faire des roulades toutes pourries dès qu'ils se font tirer dessus ? Si je veux voir des gens faire des roulades, j'achète un film de fétichiste avec des gens en body moulant qui font des roulades dans une salle de gym ! Non mais.

Moralité et conclusion : Skeleton Coast est un film de roulades, kitsch et complètement à côté de la plaque.









Du même réalisateur :