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Sept étudiantes décident de rester sur le campus afin de fêter la fin d'année. Mais, elles sont confrontées à l'hostilité de leur logeuse, Mme Slater. Menées par Vicky, les filles décident alors de lui jouer une farce...qui s'avérera mortel. Cet événement est alors le déclencheur d’une succession de meurtres…



En pleine vague slasher post- "Halloween, la nuit des masques", beaucoup de productions plus ou moins connues ont vu le jour pour profiter du succès que le genre rencontra auprès des teen-agers d'alors ("Vendredi 13", "Le monstre du train", "le bal de l'horreur", "Carnage"...) pour se faire une place au soleil. L'une d'entre elle est justement le film chroniqué ici, The House on Sorority Row, slasher de Mark Rosman (qui rejoindra très vite l'univers télévisuel), qui ne démérite pas et tente d'apporter un minimum de classe en empruntant quelques éléments clés de la narration aux maîtres du suspense, Alfred Hitchcock ou Brian De Palma. Sans les égaler, il parvient à créer un climat de suspense plutôt prenant, en partie dû à l'usage d'une musique à contre-emploi. Il crée aussi une atmosphère légèrement glauque (tranchant avec le côté très casting féminin du film), lors de la découverte d'un grenier recelant très probablement la clé de l'énigme.



Pas de grosses futures vedettes ici, si ce n'est pour les connaisseurs de soap-opera, la présence d'Eileen Davidson, présente dans «Les feux de l'amour». Simple dans la forme, The House on Sorority Row, ne doit pas tromper le spectateur quant au contenu. A ce sujet, ne pas se fier à la jaquette « érotisante », laissant dévoiler les formes d'une femme légèrement vêtue. A l'exception d'une scène où Vicky et son boyfriend font l'amour sur un lit à eau, le film se révèle, si ce n'est prude, plutôt discret en la matière. Il en va de même en ce qui concerne les meurtres qui sont souvent plus suggestifs que démonstratifs.



En prenant comme cadre de son action une université, ce slasher s'inscrit dans la longue tradition des films de campus américains. Renouant avec les origines du genre d'ailleurs puisque ce sont au sein de ces bâtiments estudiantins que se déroulaient les meurtres de «Black Christmas 1974», le film séminal du genre ! Bien des années plus tard, les néo-slashers y reviendront à leur tour («Scream 2», «Urban Legend»). Les fraternités étudiantes-grande spécialité américaine- permettent de par leur caractère pouvant mener à des débordements festifs, à ce qu'un tueur vienne y punir ainsi les dévergondés. Ce schéma assez réactionnaire est repris dans le film de Rosman, certainement plus par flemmardise scénaristique qu'autre chose. En effet, faire de l'une des étudiantes, une pimbêche sûre d'elle et bien décidée à se venger de celle qui l'a humiliée, s'inscrit dans le cliché le plus efficace.



Que reprendra d'ailleurs son plutôt réussi remake, sorti en France sous le nom de «Soeurs de sang 2009» [N.B: ne pas confondre avec le film du même nom de De Palma]. L'arme du film de 1983 s’avérant être une canne ayant appartenu à la logeuse, cela en fait une certaine originalité. Par petites doses, des éléments clés nous sont dévoilés. Le plus important provenant d'une scène d'introduction, se déroulant bien des années auparavant.
On y retrouve tous les ingrédients savamment mixés : un secret, un psychiatre comme une des personnes connaissant le secret (comme le docteur Loomis, il va essayer de stopper le tueur), un huis clos se déroulant en une nuit à différents niveaux de la maison (de la cave au grenier, le danger rôde en permanence).









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