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Réalisation
Matthew Parkhill

Scénariste
Sergio Casci

Date de sortie
2011

Genre
thriller

Tagline


Cast
Rachelle Lefevre
Stephen Moyer
Luis Guzman
Ed Quinn
Lorna Raver


Pays
Angleterre, Porto Rico

Production


Musique
Aidan Lavelle & Unkle

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4
(1 vote)
Fraîchement divorcée, Mary Kee est harcelée de coups de téléphone émanant d’une femme mystérieuse. Quand sa correspondante lui révèle qu’elle l’appelle du passé, Mary décide de rompre le contact. Mais celle qui téléphone déteste être ainsi ignorée...



Sur un pitch en apparence banal et renvoyant aux grandes heures de gloire du thriller familial ou de «Terreur sur la ligne» à cause des appels téléphoniques, moteur du suspense de ce film, The Caller se révèle bien plus intéressant qu'il n'en a l'air à l'origine. Heureusement que la mise en place est très rapide et que le premier coup de téléphone n'intervient que 10 minutes après que Mary Kee : Rachelle Lefevre -"Twilight", n’emménage dans son nouvel appartement. Son nouveau Sweet Home n'étant visiblement pas un endroit où elle se sent à l'abri puisque outre les appels téléphoniques, elle reçoit souvent la visite impromptue de son ex mari, qui n'a pas l'intention de la laisser seule.



Peu aidé par une réalisation anonyme et franchement télévisuelle, le film semble s'étirer dans sa première partie, emmenant l'héroïne à la rencontre de nouveaux personnages, dont l'importance ne va pas de soi. Il en va ainsi de Stephen Moyer (bien connu pour son interprétation de Bill Compton dans la série «True Blood»), enseignant de Maths appliqués et qui va pouvoir par la suite être utile à Mary. Mais il est vrai que la structure psychologique des personnages manque cruellement d'épaisseur, comme la rencontre entre Mary et John Guidi, qui commence à la refouler de son cours sous un prétexte phallocrate. Puis, son attitude change lorsqu'il la recroise au supermarché. Ce type de réactions est gratuit.

L'autre point noir du long-métrage est la photographie qui est peu soignée. Ce qui déroute au départ et laisse craindre le pire, voire un énième thriller des familles tout juste digne d'être diffusé après « Les feux de l'amour » les après-midis. C'est en bifurquant du côté du fantastique spatio-temporel que l'intérêt pour l'histoire s’accroît et que l'angoisse fonctionne. En jouant sur les rapports du passé au présent, le film interroge notre regard sur ce qui se déroule et les modifications apportées à ce que Mary contemple (Cf. le passage avec les photos où apparaît une étrange femme; le mur construit dans le placard). Des petites touches de fantastique car jamais le film ne tombe dans le grandiloquent, et donc cette avancée lente induit une atmosphère qui met du temps (beaucoup de temps) pour s'installer.



Sinon, c'est en s'accoudant à «La 4ème dimension» de par sa sobriété et son pitch finalement, que The Caller devient vraiment intéressant à suivre. On se demande par moments si Mary est saine d'esprit ou bien si son interlocutrice téléphonique a toute sa tête. Le doute psychologique persiste, et cette ambiguïté nous tient finalement en haleine. On pose aussi un regard sur ce qui pourrait se passer si on modifiait l'avenir et les changements qui interviennent dans la vie de Mary, qui va apprendre à se surpasser si elle veut échapper aux griffes de cette psychopathe terriblement possessive. Qui est d'autant plus terrifiante qu'elle est assimilée à juste une voix !



Proche par sa thématique de "L'effet papillon", The Caller, n'a pas la même approche et préfère opter pour un fantastique moins démonstratif. De plus, le passé n'est pas changé par un voyage dans le temps, mais par les modifications opérées par Rose qui ainsi modifie le Présent, et fait que certaines personnes se trouvent éliminées avant que Mary ne les croise. Une grande terreur finalement que de voir sa mémoire lui jouer des tours et c'est sur cette peur de la perte des repères que le film fonctionne le mieux. Comme quoi, les idées les plus simples font au final des films à suspense fonctionnant assez bien, et ce malgré les nombreuses erreurs dans la réalisation, comme cette scène d'amour qui arrive comme un cheveu sur la soupe et qui est aussi grotesque que celle entre Tara Reid et Christian Slater dans l'inénarrable "Alone in the Dark (2005)".









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