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Les professeurs Shaw et Elizabeth Holloway découvrent un indice concernant l'origine de l'Humanité sur Terre. Ils font partie de l'équipage du Prometheus qui part pour une planète censée nous apporter des réponses à cela. Mais sur place, ce qu'ils vont y trouver va se révéler être plus menaçant que prévu....



Longtemps attendu et annoncé, la voilà enfin la préquelle d' «Alien,le huitième passager». Bien maintenu au chaud, au secret par la production pendant des mois, le scénario faisait le lit de toutes les rumeurs possibles. Qu'en est-il à l'arrivée ? C'est clairement le maillon faible de l'ouvrage. A aucun moment les deux scénaristes (l'un coupable de «The Darkest Hour 3D», l'autre de «Cowboys et envahisseurs») n'arrivent à s'émanciper du poids de leurs illustres aînés et se croient obliger de citer tout ce qui a été fait dans l'illustre saga. Ce qui ampute toute surprise : l'androïde David (Michael Fassbender: «X-Men: le commencement», «Shame» ) qui finalement en sait bien plus et dont la fidélité peut être mise à rude épreuve, Elisabeth Shaw (Noomi Rapace : «Millenium», «Babycall», parfaite en nouvelle Ripley) qui tombe enceinte d'un alien renvoie à «Alien 3»... C'est donc sur un canevas vieillot que le vétéran Ridley Scott revient à l'assaut de la science-fiction, après avoir donné au genre, deux de ses films les plus emblématiques (à savoir «Alien, le huitième passager» et «Blade Runner»). De quoi en allécher plus d'un et faisant de Prometheus l'un des films les plus attendus de 2012.



Quant au mystère des origines, il suffit plus que quelques phrases touchant à la vie et à la mort, pour nous emballer. Car, on est loin d’un «2001 odyssée de l'espace» et même d'un «Blade Runner». Les états d'âme des personnages sont souvent survolés à part ceux de l'androïde David, grand fan de «Lawrence d'Arabie» au point de dupliquer Peter O'Toole. Ce qui en fait la pierre angulaire du film, les autres étant plus prévisibles dans leurs comportements, y compris la froide et hostile Meredith Vickers (Charlize Theron: «Monster», «Blanche Neige et le chasseur»). Ultra référencé dans son approche scénaristique, le long-métrage gagne ses galons au niveau du design et du décor fabuleux de la planète.



C'est bien simple, Prometheus bénéficie de décors fantastiques et on reconnaît la patte de Giger dans l'antre des ingénieurs. Voir cette tête de ce qui semble être une divinité entourée d'un environnement alien réveille en nous d'agréables souvenirs et c'est émerveillé qu'on suit nos explorateurs dans ces contrées inconnues et inhospitalières. Mais bizarrement la peur, pourtant élément moteur des Alien, est ici absente. Certainement car le ce film qui se déroule dans le même univers (terme plus correct) y a été rattaché artificiellement. Rattachement factice +un blockbuster de science-fiction de plus = un résultat qui n'est ni magique ni mythique.



Alors oui, Sir Ridley Scott sait manier la caméra et nous offre dans les premières minutes, un rendu magnifique concernant des contrées du nord de l'Europe et les paysages sont de toute beauté, les coursives du vaisseau bien exploitées, etc. Et niveau action, le film n'est pas honteux loin s'en faut, mais pour ce qui est des réponses concernant le Pourquoi de la création de l'Humanité, il faudra certainement patienter durant de nombreuses séquelles- en tout cas une nous est promis lors du plan final.
Efficacement rythmée, la dernière confrontation est elle aussi visuellement à couper le souffle, mais on se dit que tout cela est bien gratuit. Prometheus oscille sans cesse entre les grandes heures de la Science-fiction et un aspect plutôt série Z, Car sans le budget, on tient là une histoire qu'on aurait pu dénicher dans des films de science-fiction de seconde partie de soirée sur la TNT. Reste à savoir quel aspect du film va vous intéresser le plus ? Le visuel ou le script ? A vous de faire votre choix.









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