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Un groupe d’amis devient la proie d’un mystérieux tueur adepte de la chirurgie et du prélèvement d’organes nommé Alexander Tatum. Ce dernier est à la solde du docteur Hopkins qui a monté une entreprise illégale de trafic d’organes. Pour la bande de copains, le week-end festif va vite se transformer en un véritable cauchemar médical. Sienna, ultime survivante, va raconter toute l’histoire à l’inspecteur Zane qui enquête sur Alexander Tatum…



La réalisatrice Tammi Sutton est connu des adeptes de séries B undergrounds pour avoir mis en scène « Killjoy 2 » en 2002 et pour être apparue en tant qu’actrice dans « Horrorvision », « Killjoy 2 », « Hell Asylum » ou « Dead & Rotting » par exemple. En 2009, elle repasse derrière la caméra et nous livre ce Sutures qui veut surfer sur la vague des torture porn qui ont envahi les écrans à l’instar de « Hostel », « Saw » ou «Paradise Lost ». Ce dernier possède d’ailleurs une grosse similitude avec Sutures puisqu’on y parle également de trafic d’organes. Bref, inutile de dire que le long métrage de Tammi Sutton ne donne guère dans l’originalité et qu’il ne saura satisfaire que les néophytes du genre qui n’ont jamais entendu parler des autres titres précités dans ce paragraphe.



Si la réalisatrice tente d’ajouter une motivation crédible à son tueur chirurgien en étoffant son enfance via quelques flashbacks, il n’empêche que Sutures aligne tous les poncifs du genre et ne parvient qu’à nous faire soupirer devant notre écran, les images proposées ne s’éloignant jamais des sentiers battus, ne proposant rien de nouveau qui n’est pas déjà été montré auparavant ; s’ensuit alors pour le spectateur 1h20 d’ennui, la mise en scène étant des plus poussives et le rythme peinant à décoller, ce qu’il ne parvient d’ailleurs jamais à faire. L’ensemble du film est d’une mollesse et d’une lenteur soporifiques, un comble pour un film d’horreur censé nous river sur nos fauteuils. Point de suspense ou de montée de tension ici. C’est fade, mou, prévisible.



Pour nous tenir éveillé, Tammi Sutton compte sur les effets gore et heureusement, ceux-ci sont plutôt sympathiques même si ça reste aussi du déjà vu. On s’amusera avec la séquence dans laquelle le docteur Hopkins, pour former un futur chirurgien, offre à ce dernier un cobaye vivant. But de l’élève : tenir sa victime en vie après que celle-ci se soit fait tirer une balle dans l’épaule, sectionner un pied ou pris une balle en plein cœur. De l’humour noir bienvenu et qui dynamise quelque peu le film qui en a bien besoin. L’étrange tueur Alexander Tatum, bien que mis en avant par la réalisatrice, ne parvient guère à nous attacher à lui et l’effet recherché est plutôt raté. On ira même jusqu’à dire que sa motivation première pour se livrer à ces actes barbares est plutôt risible, tout comme le twist final qui nous laisse hagard d’incompréhension. L’expression « c’est tiré par les cheveux » prendra ici tout son sens. Et pourtant, ils s’y sont mis à trois pour écrire le scénario…



Vous l’aurez compris, Sutures s’avère une déception à de nombreux niveaux ; seule l’actrice Allison Lange s’en sort avec les honneurs. On regarde le film en dilettante, avec la furieuse envie d’appuyer sur la touche avance rapide de la télécommande ou de filer des épinards à la réalisatrice pour qu’elle booste son film et lui donne de l’énergie. Il n’y a franchement pas grand-chose à retenir de Sutures qu’on oubliera aussi vite qu’on l’aura vu…









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