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Une épidémie a ravagé le monde et les morts se sont remis à marcher. Dans cet univers apocalyptique, Elvis tente de survivre. Il fait la connaissance de Tweeter et du jeune Cody. Tous les trois ont une porte de sortie : ils peuvent se rendre sur une petite île dans les Caraïbes. Lors de leur périple, Cody se fait mordre et Elvis doit l’abattre. Une fois débarqué, les deux survivants découvrent une communauté dirigée par le militaire Kurt Conrad, qui a établi des règles strictes pour assurer la survie de ses membres. Car l’île est elle aussi la proie des morts-vivants…



Décidemment, les zombies n’en finissent plus de débarquer sur de nombreux supports. Cinéma, télévision, jeux vidéos, bandes-dessinées, on ne peut pas passer à côté et honnêtement, ça commence sérieusement à frôler l’overdose. Une invasion planétaire du zombie chez le spectateur qui en bouffe donc à toutes les sauces. Cela n’a pas refroidi l’enthousiasme du réalisateur Adam Deyoe, déjà auteur de films tels "Yeti : a love story", "Street team massacre" ou "Psycho Sleepover" par exemple. Un réalisateur a plusieurs casquettes puisqu’il est également acteur, producteur, scénariste, concepteur d’effets spéciaux et j’en passe. Un touche-à-tout dont le dernier film en date, Dead Season évidemment, a pour principal défaut d’arriver trop tard.



Trop tard parce que "The Walking dead" est déjà passé par là. Les histoires où des personnages débarquent dans une communauté, se méfient des membres en place, découvrent un inavouable secret et doivent lutter contre des zombies tout en exécutant des tâches comme nettoyer le périmètre de sécurité ou faire du repérage avant d’aller chercher des vivres, c’est du déjà-vu. Et tous ces éléments, on les retrouve tels quels dans Dead Season. Le réalisateur va jusqu’à donner à l’héroïne une machette comme arme. La référence à Michonne et son sabre ne serait-elle que pure coïncidence ? J’en doute. Evidemment, si vous ne connaissez pas l’univers de "Walking dead" et notamment par les bandes dessinées qui sont infiniment supérieures à la tristounette série-télévisée, Dead season pourra remplir sa fonction et vous en donner pour votre argent. Les autres trouveront le temps bien long et ne verront aucune originalité dans ce film, qui mange à tous les râteliers (citons pêle-mêle "Soleil Vert" pour le secret inavouable, "Le jour des morts vivants" pour les expériences sur les zombies et le personnage du médecin, "28 jours plus tard" pour la scène d’introduction explicative, "Walking dead" pour tout ce qui concerne la vie de la communauté et ses règles, le jeu vidéo "Dead Island" pour l’ambiance et le lieu de l’action principal…). Bref, rien de bien neuf sous le ciel zombiesque.



Pourtant, on aimerait l’aimer pour de bon ce film car on sent tout l’amour que lui a porté son réalisateur. Petite production indépendante à faible budget, Dead Season bénéficie d’un casting correct et d’un personnage principal hautement sympathique, interprété par Scott Peat. Un héros tout en retenu mais qui sait agir quand il le faut et qui va être confronté à une situation bien plus pénible à accomplir que le simple fait de tuer des zombies, je vous laisse la surprise. Autre élément positif, les effets spéciaux. Avec ses faibles moyens, le réalisateur a néanmoins peaufiné les maquillages de ses morts-vivants et ses effets gore, qui interviennent principalement dans la dernière partie du film, avec explosion de cervelles, arrachage de tripes, décapitations et autres artifices classiques dans ce genre de film. La réalisation elle-même est plutôt bonne, l’ensemble possède un bon rythme malgré quelques longueurs et les zombies sont en nombre suffisant pour maintenir notre intérêt en éveil, avec de nombreuses scènes de massacre.



Même s’il ne s’affranchit pas de son côté « semi-amateur », avec un rendu qui fait parfois téléfilm, Dead season reste agréable à regarder si on parvient à faire abstraction de son scénario bien trop banal et des situations bien trop empruntées à « Walking dead ». Reste l’œuvre d’un passionné à n’en point douter, qui sait tenir une caméra et s’investit totalement sur ses projets. Rien que pour ça, il faut découvrir son film…








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