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Blithe Hollow, petite ville de Nouvelle-Angleterre, est attaquée par des zombies et la malédiction de la sorcière. Seul un garçon incompris, Norman Babcock, a la possibilité de parler avec les morts et est capable d'empêcher la destruction de la ville par le fantôme d'une sorcière pendue plusieurs siècles auparavant...



Cet été, outre les bon gros blockbusters habituels, les salles obscures ont vu débarquer de nombreux films d’animation : les suites des saga Madagascar, Sammy ou L’Âge de glace bien sûr, le Rebelle de chez Pixar ou encore l’excellent «Les Enfants loups, Ame & Yuki». Mais l’un d’eux a particulièrement éveillé l’intérêt des fans de cinéma d’horreur en mettant en scène des fantômes et des zombies : ParaNorman. L’Etrange pouvoir de Norman, tel qu’il a malheureusement été renommé chez nous, nous raconte en effet les aventures d’un jeune garçon ayant le même pouvoir qu’Haley Joel Osment dans «Sixième sens» : il peut voir les morts et leur parler.



Réalisé par Sam Fell (Souris City, La Légende de Despereaux) et Chris Butler (qui a notamment travaillé sur «Les Noces funèbres» et Coraline), le film marque d’abord par son amour pour le cinéma de genre, alignant dès son introduction des clins d’oeil aux films de George Romero ou à «Le Retour des morts-vivants» («braiiiiiin» !), et renvoyant régulièrement à d’autres classiques tels qu’ «Halloween, la nuit des masques» ou «Vendredi 13». Le jeune Norman est d’ailleurs fan de morts-vivants, ce que prouve largement sa chambre, tapissée de posters aux titres évocateurs et remplie de gadgets étonnants à la gloire de ces créatures. Un don et une passion tournés en dérision par ses camarades d’école et par sa famille, faisant de Norman un être solitaire et régulièrement persécuté.



Ainsi, L’Etrange pouvoir de Norman va se révéler bien plus mature qu’il n’y semblait à première vue, en abordant notamment les thèmes certes classiques du deuil ou de la différence, évitant au maximum (mais pas toujours avec succès) les situations convenues et s’amusant du côté caricatural de ses personnages (les freaks confrontés aux sportifs / bimbos / terreurs sans cervelle) tout en réservant une jolie profondeur au personnage de la sorcière et de ses victimes, aux destins particulièrement sombres.

Evidemment, le film réserve une large place aux situations comiques, parfois assez enfantines, mais ne se prive pas pour installer par moments une atmosphère macabre que n’aurait sans doute pas renié le Tim Burton de la première heure. On peut d’ailleurs s’étonner de cet aspect pour un film qui vise autant les adultes que les enfants, ces derniers pouvant sans doute être impressionnés par certains passages tels que l’apparition des zombies ou le formidable final au visuel renversant. Car l’un des aspects les plus réjouissants du film se situe dans le soin apporté à l’animation, mariant à merveille le stop-motion au numérique.



On notera également le soin apporté à la musique par Jon Brion et le casting vocal impressionnant de la version originale, le film bénéficiant notamment des voix de Kodi Smit-McPhee («La Route»), Christopher Mintz-Plasse («Kick-Ass»), Jodell Ferland («Silent Hill», «The Secret») ou encore John Goodman.

L’Etrange pouvoir de Norman constitue donc un excellent divertissement qui comblera enfants (pas trop jeunes, quand même) et adultes, mêlant parfaitement la comédie d’aventures au gentil conte horrifique. Véritable hommage aux films de zombies, le film bénéficie surtout d’un visuel splendide et d’un scénario intelligent qui en font clairement l’une des oeuvres les plus réjouissantes que j’aie pu découvrir cette année sur grand écran.









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Pas mal mais...


4.02

...trop timide, ne va pas assez loin avec son scénario finalement classique et un coup de mou au milieu.