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Michael et Olga sont capturés par un groupe de femmes armées. Si Michael est libéré, Olga est envoyée dans un camp de redressement située sur une île détenue par un dictateur qui exerce son droit de cuissage sur tout ce qui bouge. Là, Olga fait la connaissance d'une prisonnière qui devient la concubine du despote.



Le vénérable Jess Franco à la filmographie aussi longue que la muraille de Chine livre ici une énième variation dans le monde merveilleux des prisons pour femmes. Depuis son «99 femmes» qui date de 1969, il a multiplié les efforts dans ce genre bien particulier.

Evidemment, mais il vaut mieux le ressasser pour les coincés de la rondelle, tout ceci n’est pas très sérieux. On est plus proche de l’esprit d’une bande dessinée pour adultes que du documentaire. Vous en avez déjà vu ou entendu parler d’une prison où les pensionnaires se baladent à poil toute la sainte journée ? Ou un crocodile en plastique dévore les fuyardes ? On est loin d’un Guantanamo pour femmes, à dire vrai.



Sadomania est en tout cas bien moins glauque et dur que certains autres WIP de papa Franco, genre «Barbed Wire Dolls» ou «Ilsa, the wicked warden». Ce qui ne l’empêche pas de posséder quelques séquences très crues entre perversions et sadomasochismes du meilleur goût.

Surtout, il a une caractéristique qui lui est propre, c’est de mettre en avant Ajita (née George ) Wilson, transsexuel de son état. Chose rare même dans le cinéma bis le plus pointu. Autour d’Ajita, que l’on peut également voir dans «Macumba Sexual», une autre réalisation du metteur en scène espagnol, mais aussi dans «Sévices à la prison de femmes» du peu subtil Sergio Garronne (né à Toulouse?), mais aussi dans un petit rôle chez Lucio Fulci dans l’excellent «La guerre des gangs» en 1980.

Autour d’Ajita, disions-nous un peu plus haut, on retrouve quelques habituées de ce type de productions fauchées comme un citoyen grec par le capitalisme financier. La blonde et très attirante Ursula Buchfellner, une de ces créatures capables d’un seul battement de cils de faire entre en érection un eunuque wahhabite. Le stakhanoviste et fidèle Antonio Mayans que l’on peut croiser chez Franco du «L’horrible docteur Orloff» à «la chute de la maison Usher» en passant par «L’abîme des morts-vivants».



Olga (Uta Koepke, une autre blonde, très très blonde) est donc détenue sous un prétexte quelconque et se retrouve au milieu d’une cinquantaine d’autres femmes nues et soumises au bon vouloir du chef du camp et de ses sbires (en l’occurrence des «sbirettes»).
N’étant pas vraiment bâti sur un scénario cohérent, Sadomania se contente d’aligner toutes les configurations méchantes et tabous que réclament les amateurs d’exploitations. Lesbianisme, gardiennes sadiques, directeur de prison fou et obsédé, prisonnières et gardiennes se baladant nues pendant tout le film, sauf dès fois où elles ne sont «que» topless, tortures, scènes de douche collective, humiliations, travail forcé ( ah : les joies du
Travail en plein air où l’on s’active à piocher la terre en tenue topless !)
Cela n’est jamais ennuyeux, correctement rythmé et l’amateur pourra se rincer l’œil à grandes eaux devant le spectacle de toutes ses gracieuses créatures.



Outre le côté érotique de la chose, l’autre versant d’un WIP, c’est sa cruauté envers les détenues. A intervalle régulier, notre bon vieux chef du camp arrache une des donzelles à ses travaux diurnes pour les punir, les humilier et parfois même les tuer. Traquées dans les marais, rouées de coups, offertes comme dîner à un crocodile ou enfermée dans une cage, on est loin du camp de naturiste version Max Pécas, on vous l’accorde. Parfois même, elles sont vendues à un tenancier de bordel gay que joue Jess Franco lui-même, faisant ainsi son habituelle apparition dans ses propres films.


Au final on peut dire que ce WIP est dans la bonne moyenne de ce sous-genre si particulier. Franco fait le travail et offre ce que le spectateur potentiel est en droit d’attendre lorsqu’il enfourne sa galette dans son…lecteur DVD.
De jolies filles (presque toutes), de la méchanceté gratuite, de la lubricité et de la violence, mission accomplie mon cher Jess !
Ne serait ce que pour Ursula Buchfellner, vous devriez aller jeter un œil à ce produit purement bis, sinon vous pouvez toujours revoir le dernier Disney. Après tout c’est vous qui voyez.







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