RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 2.5
(4 votes)
Dans un futur proche, suite à une expérimentation catastrophique, l’espèce humaine a muté, transformée en morts vivants cannibales. Prédateurs presque invincibles, cette nouvelle race domine le monde, bien déterminée à anéantir toute autre espèce vivant sur la planète. Cependant, grâce à quelques survivants, un noyau de résistance s’est formé et organise l’ultime contre-attaque. L’espoir de réussite est faible, mais une seule chose est sûre : il n’y aura pas de seconde chance...



Il était une fois un cinéma italien peuplé de créatures démoniaques, de gore, de bis. Une époque pas si lointaine que ça, où les zombies étaient aussi bien présents dans des oeuvres demeurées cultes, notamment chez Lucio Fulci, que dans les pires séries Z signées Bruno Mattei. Mais les morts-vivants ne sont plus guère d’actualité chez nos amis transalpins, et c’est ainsi que l’on voit débarquer avec une certaine surprise ce Eaters, réalisé par Luca Boni et Marco Ristori. Oui, Eaters, mais comme évidemment le titre n’était pas assez opportuniste, le film sort en France sous le nom de Zombie Planet, afin de profiter au maximum du succès de "Bienvenue à Zombieland", dont il reprend d’ailleurs la typographie sur le DVD. La classe, tout simplement.



Le procédé est d’autant plus fourbe que "Zombie Planet", en plus de n’avoir aucun point commun avec "Bienvenue à Zombieland", est complètement pourri et est une véritable torture pour le spectateur assez courageux pour le regarder. Quatre-vingt dix minutes de consternation, d’ennui, d’envie de massacrer un par un chaque personne ayant participé de près ou de loin à cette abomination où les zombies ne sont qu’un prétexte à un road-movie mou de la bite où nous suivrons le duo d’abrutis le plus antipathique de l’histoire du film d’horreur. Principalement en cause, le personnage d’Igor, interprété par Alex Lucchesi, qui non content d’en faire des tonnes, tente vainement de placer une réplique qui tue à chaque fois qu’il ouvre la bouche. Les autres personnages ne sont pas en reste, le film alignant la plus pitoyable brochette de clichés sur pattes vue depuis longtemps : le savant fou, le groupe de nazis, le méchant prêtre...



On est ainsi rapidement perdu devant un film sans aucune ligne directrice, dont le scénario semble avoir été improvisé de minute en minute, les rares zombies ponctuant des phases de road-movie sans intérêt. Le duo va du point A au point B, y rencontre 2 abrutis et 3 zombies, puis va du point B au point C, y rencontre 1 abruti et 4 zombies, etc...Et quand on croit enfin que le film va démarrer à la faveur d’une confrontation avec la magnifique bande de nazis, on en est pour nos frais : non, il ne se passera rien jusqu’au bout.



Finalement, l’unique qualité du film sera la réussite de certains (pas tous, loin de là) maquillages et effets gores. Pour le reste, c’est quand même le degré zéro du film de zombie, et ça risque d’enterrer un bon moment toute velléité de cinéma de genre en Italie. Sauf si, évidemment, on réussit à nous faire prendre des vessies pour des lanternes en donnant au film un titre destiné à installer la confusion chez le spectateur.








Du même réalisateur :