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Après un homicide des plus intrigants, la victime ayant été dépourvue de sa peau, quatre habitants de la petite ville de Glenview, dans l’Ohio, décident de créer une brigade de surveillance des quartiers. Alors que nos quatre loustics essayent désespérément de comprendre ce qui a bien pu arriver à ce malheureux gardien de nuit pour être mutilé de la sorte, ces derniers vont tomber nez à nez avec des extraterrestres. Alors qu’ils vivaient dans l’anonymat le plus complet pour analyser notre quotidien, ces aliens s’apprêtent aujourd’hui à anéantir la Terre. Il est grand temps pour nos agents de la brigade de surveillance des quartiers de montrer ce dont ils sont capables… ou pas.



C’est toujours un plaisir pour votre rédacteur que d’apprendre la sortie d’un film sur lequel a participé un ou plusieurs membres de la clique à Judd Apatow (dont je ne peux que recommander les réalisations de « 40 ans, toujours puceau » et « en cloque mode d’emploi » ou encore la production de « supergrave » parmi tant d’autres).
Outre les membres de l’équipe technique du film qui ont pour une partie d’entre eux déjà collaboré avec Judd Apatow, c’est surtout du côté du script et du casting que nous tenons nos fiers représentants de la « bande à Apatow ». En effet, alors que le film est en gestation depuis 2008, c’est finalement suite à un important remaniement de l’équipe que le canadien Seth Rogen (dont votre rédacteur voue un quasi-culte) et ses acolytes font irruption dans la mise en forme de cette comédie de science-fiction.

Après un fort remaniement du scénario avec l’aide de Seth Rogen (« 40 ans, toujours puceau », « supergrave », « en cloque mode d’emploi », « Zack et Miri font un porno », « funny people », « toi, moi… et Duprée », « Paul », « délire express »…) et de son ami d’enfance Evan Goldberg (ces derniers ont déjà bossé ensemble sur le script de « supergrave » sans compter de nombreuses autres collaborations), il est d’une logique à toute épreuve de penser que ce dernier sera un brin décalé et abordera forcément des sujets quelque peu olé-olé.




Alors, certes, nous retrouvons dans le film du quasi-inconnu (chez nous) Akiva Schaffer ce qui faisait la force de films tels que « 40 ans, toujours puceau » (plus gros succès en termes de comédie aux USA la décennie passée) ou « supergrave », autrement dit la vulgarité gratuite, le côté très burlesque et cette grosse pincée de cul (que ce soit dans les dialogues très crus ou dans la gestuelle), mais nous sommes cependant très loin d’atteindre la qualité des films précédemment cités.
La faute notamment à une première partie présentant bien trop de longueurs mais surtout des gags faisant l’effet d’un pétard mouillé et un comique de répétition quelque peu irritant (on pense alors, en restant dans l’univers Apatowesque, aux gags parfois ratés de « funny people »).

Heureusement, le rythme va en s’accélérant au fur et à mesure que nous avançons dans l’intrigue du film. Quelques bonnes trouvailles (malheureusement trop peu nombreuses) demeurent d’ailleurs fort appréciables (la découverte du club libertin, la séance photos avec l’extraterrestre, la relation père-fille de Bob, la relation mère-fils de Franklin, la localisation du cerveau des aliens…) mais ne réussissent cependant pas à rehausser suffisamment le niveau de ce qui se devait être une comédie hilarante sur le thème des extraterrestres. En effet, les gags, bien que présents tout au long du film, s’avèrent souvent lourds et se retrouvent éparpillés dans une histoire finalement bien trop creuse pour faire de « voisins du troisième type » un film dont on reparle avec son entourage les jours suivant sa projection.

Soit dit en passant, peut-être le film souffre-t-il trop de la comparaison avec un certain « Paul » sorti quelques temps avant et mettant également en scène un extraterrestre? Une comédie très réussie (drôle, très rythmée) signée Simon Pegg et Nick Frost (« shaun of the dead », « hot fuzz »), deux grosses autres pointures de la comédie déjantée contemporaine, sur laquelle avait également bossé Seth Rogen en prêtant sa voix à l’alien.



Mené tambours battants par un Ben Stiller en grande forme dans la peau du chef de la brigade de surveillance, le casting se poursuit avec Vince Vaughn dans un rôle de papa envahissant, tantôt hilarant tantôt lourd (toujours ce fameux comique de répétition…), et surtout l’un des jeunes protégés de Judd Apatow, Jonah Hill (que l’on a pu voir dans « supergrave », « en cloque mode d’emploi » ou encore « funny people »), malheureusement quelque peu effacé (bah oui il a en plus perdu un poids considérable) par les deux grosses pointures citées juste avant (quelques répliques de notre cher Jonah feront toutefois mouche, ce dernier ayant un rôle quelque peu spécial dans le film d’Akiva Schaffer).
Même si l’on pourra regretter que certains personnages n’aient pas été suffisamment travaillés (par exemple le shérif du Comté), il est cependant amusant de voir que le film inverse les rôles habituels en donnant aux actrices des personnages très portés sur le sexe (la fille de Vince Vaughn qui drague à tout va et la femme de Ben Stiller qui désespère de s’envoyer en l’air avec son mari) tandis que les hommes, eux, ne pensent qu’à « faire joujou » avec les extraterrestres! (le film de geeks par excellence quoi!)

Niveau effets spéciaux, comme pour « Paul », nous ne pouvons être déçus : le design des créatures est bien réalisé et les quelques scènes d’action rendent plutôt bien à l’écran. Le film ne disposant pas du budget d’un film catastrophe ou d’un blockbuster de science-fiction, nous n’allons pas faire la fine gueule sur les SFX qui sont largement satisfaisants.



Au final, « voisins du troisième type » est un bon petit divertissement. Certes, le film est un brin décalé et possède ce que l’on attendait d’un film dont une grande partie de l’équipe fait partie de la clique à Judd Apatow ,mais malheureusement on pourra regretter que ces quelques bonnes trouvailles soient enlisées dans un scénario présentant quelques longueurs, des gags parfois lourds et une histoire très (trop) linéaire, notamment sur son dernier acte.
Un film à voir cependant… avec une bonne bande d’amis de préférence!








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