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Genre
Combat

Systeme
Super Nintendo

Developpeur
Midway

Annee
1995

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Moyenne: 5
(10 votes)


Battu par Liu Kang dans l’Outworld, un large Royaume constitué de terres arides, de bassins d'acide, de forêts vivantes et de montagnes aux reliefs escarpés, le démoniaque Shao Kahn demande à Shang Tsung de ramener à la vie sa reine Sindel. Cette dernière ayant le pouvoir d’aller sur Terre, elle va alors décimer la population.
Survivant de ce massacre, Raiden, le protecteur du royaume de la Terre, demande à ses combattants d’arrêter au plus vite Shao Kahn et ses alliés.



Afin de concurrencer la saga mythique des « street fighter » développée par Capcom, Midway décide de lancer également sa série de jeux de combat et annonce « mortal kombat » en 1992. Plus violent et plus sanglant que la série de Capcom, « mortal kombat » fait rapidement parler de lui et enchaîne alors les opus.
Mais si un épisode demeura longtemps le produit phare de la saga, c’est bien-sûr le numéro 3 de la série, intitulé à juste titre « mortal kombat 3 » (qui sera d’ailleurs suivi très vite d’un épisode encore plus complet appelé « ultimate mortal kombat 3 », une refonte du troisième opus avec quelques rajouts non négligeables).

Sorti sur diverses consoles en 1995 (Super Nintendo, Megadrive, GameGear, Gameboy et PC), « mortal kombat 3 » est devenu aujourd’hui l’un des grands piliers du jeu de baston. D’ailleurs, la série se prolongera avec de nombreux opus par la suite, abandonnant alors le 16 bits pour le 32 bits et des machines bien plus puissantes encore au fil des années. Aujourd’hui encore, la sortie d’un opus de « mortal kombat » est un moment important pour les fanatiques des jeux de combat.

Mais revenons de suite sur ce fameux troisième opus qui marque un véritable tournant dans la saga de Midway. Car il faut bien le reconnaitre, la série a fait un véritable bond en avant avec ce troisième volet.

Les graphismes, dans un premier temps ont été nettement améliorés, tout comme le contenu de chaque zone de combat, bien plus détaillée. De petits détails graphiques ont ainsi été rajoutés comme par exemple le sang versé lors de ces combats sanguinolents : alors que les humains pissent du sang rouge, les monstres (Motaro le centaure ou encore Sheeva mi-femme mi-dragon) ont de l’hémoglobine verte tandis que les cybers ninjas (Smoke, Cyrax et Sektor) répandent de l’huile sur le sol. Par ailleurs, certaines zones de combat possèdent deux étages (il est possible, grâce à un uppercut, d’envoyer votre adversaire traverser le plafond pour ensuite se retrouver à l’étage supérieur pour continuer le combat).



Mais ce qui marque encore plus dans ce troisième opus, c’est la violence des combats qui est revue à la hausse. Trois facteurs ont permis cette augmentation de violence graphique.

Le premier est la rapidité des combats : en effet, une touche de la manette permet à présent de courir vers son adversaire et ainsi de lui laisser le moins de temps possible pour réagir quand ce dernier s’avère en difficulté. Une décision de rajouter cette fonction « run » dans cet opus suite à des réflexions de gamers qui trouvaient que la saga des « mortal kombat » prenait plus partie pour la défensive que l’attaque.

Le second facteur permettant d’augmenter la violence des combats est l’arrivée des combos (enchainement très rapide de coups faisant un maximum de dégâts chez l’adversaire). Les combos étaient d’ailleurs à ce moment une chose bien connue de Midway et ces derniers comptaient bien en faire profiter « mortal kombat 3 ». En effet, l’année précédente (1994), le studio anglais Rareware avait justement travaillé sur un système très réussi de combos avec Midway et Nintendo pour développer ce qui restera également un grand fleuron du jeu de baston : « killer instinct » (prévu au départ pour la 64 bits de Nintendo mais qui sortira finalement sur Super Nintendo et Gameboy en raison de retards dans la sortie de la Nintendo 64).

Enfin, le troisième facteur rentrant en compte dans l’augmentation de la violence graphique est la diversité des fatalités. Pour ceux ne connaissant pas la saga de Midway, il est possible dans « mortal kombat » d’achever son adversaire de façon parfois très sanglante (ces coups de grâce étant appelés « fatalités »). Dans ce troisième opus, un nouveau type de fatalités fait son apparition : les animalités. Chaque combattant peut alors achever son adversaire en se transformant en un animal agressif. Même si certaines animalités se ressemblent d’un personnage à l’autre (la panthère de Kung Lao, le lion de Jax, la hyène de Nightwolf et l’ours de Sub Zero sont graphiquement les mêmes mises à mort), d’autres au contraire s’avèrent très originales et bien foutues, ma préférence allant à celle du cyber ninja Cyrax qui se transforme en requin et avale son adversaire en arrivant par derrière de sous terre (mais on n’oubliera pas également Kano se transformant en araignée, Liu Kang en dragon, Sektor en chauve-souris, Shang Tsung en cobra, Stryker en tyrannosaure et Sheeva en scorpion).
Les fatalités « classiques » ne sont pas non plus en reste et demeurent encore plus rudes et graphiques que celles du second opus : découpage à l’hélice ou à la scie, extirpation du squelette de son enveloppe de chair, foudroiement, retrait de la peau, baisers mortels, écrasement… le tout bien souvent dans des giclées de sang et d’os.
Par ailleurs, on retrouve, en plus des babalités (autre façon d’achever son adversaire en le transformant en bébé), les fameuses fatalités propres aux zones de combat : suite à un uppercut, il est possible d’envoyer son ennemi sous un train, dans des hélices ou de l’empaler (il était d’ailleurs possible, soit dit en passant, d’envoyer son adversaire dans un bain d’acide dans l’opus précédent, le squelette de la victime refaisant alors ensuite surface).



Niveau maniabilité, même si les combattants de « mortal kombat » demeurent toujours plus rigides que ceux de « street fighter », on s’habitue très rapidement à la jouabilité. En effet, la principale difficulté émane de la rapidité des combats suite à l’ajout de cette faculté de pouvoir faire courir les combattants (inutile de préciser que si vous comptez finir le jeu, vos réflexes seront mis à contribution!).

Les personnages quant à eux demeurent inchangés pour certains. On retrouve par exemple Kano, Jax ou encore les légendaires Liu Kang, Blade et Sub Zero. Mais viennent cependant s’ajouter pour ce nouvel opus quelques personnages bien gratinés que sont entre autres la femme mi-dragon Sheeva à la force surhumaine, le policier Stryker qui n’hésitera pas à sortir son flingue et balancer des bombes, l’indien Nightwolf accompagné de son arc et son tomahawk, les cybers ninjas Cyrax et Sektor et leurs armes futuristes, la reine Sindel et sa sorcellerie et enfin Kabal l’homme des sables dont la vivacité est le principal atout.
Parmi les boss et sous-boss, on retrouve Shao Kahn, le centaure Motaro ou encore Smoke et Noob Saibot, deux vilains à débloquer (d’ailleurs, l’ensemble de ces personnages, y compris Shao Kahn et Motaro, sont jouables à l’aide de codes secret à rentrer dès le début du jeu, ces mêmes codes permettant également de faire très facilement toutes les fatalités du jeu).

Certains regretteront peut-être l’absence de quelques grands noms de la saga que sont Raiden, Scorpion et Johnny Cage (et pour ma part Baraka) mais le panel de combattants demeure cependant suffisant pour passer un bon moment (d’ailleurs, en raison de déceptions de nombreux fans qui regrettaient l’absence de Scorpion, ce dernier entre autres a été rajouté dans la réédition de « mortal kombat 3 » intitulée « ultimate mortal kombat 3 »).


Vous l’aurez aisément compris au fil des paragraphes qui composent ma critique, « mortal kombat 3 » est un titre incontournable du jeu de baston. Violent, saignant et carburant au quart de tour, « mortal kombat 3 » ne laissa aucun répit aux gamers d’autrefois et leur promettait de nombreuses mises à mort radicales. A ne pas mettre entre toutes les mains cependant…

Remarque : Pour ceux désireux de voir les diverses mises à mort possibles dans MK3, voici un petit lien bien sympathique :
http://www.youtube.com/watch?v=iuIweJfkG9w

5/6 - David Maurice