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Jimmy Green, un escroc de renom, revient dans la station balnéaire où il a passé sa jeunesse. Pour redorer son blason, il prévoit d'organiser une immense fête sur la plage. Mais les choses se compliquent quand des invités inattendus - des requins préhistoriques capables de se déplacer dans le sable - font leur apparition.



Vous évitiez de vous baigner depuis "Les Dents de la mer" ? Vous pensiez être en sécurité sur la plage ? Hélas, rien ne sera plus pareil. Car avec "Sand Sharks", finement surnommé «Les dents de la plage» en version française, vous hésiterez à aller bronzer cet été. Non, plus de sieste sous le soleil de Berck-sur-mer, plus de château le long des dunes du Touquet ! Les requins ont élargi leur domaine d’action, et peuvent dorénavant se déplacer dans le sable. Une idée évidemment grotesque, qui semblait amener directement le film sur le terrain du n’importe quoi assumé.



Et pour une fois, contrairement à des "Dinoshark" ou "Sharktopus", le contrat est plutôt rempli. Certes, ce n’est pas le nirvana du film de requins ni le sommet de la comédie horrifique, mais "Sand Sharks" marque des points en tirant le maximum de ses créatures et en parodiant ses aînés. Evidemment, "Les Dents de la mer" est au premier rang des oeuvres ciblées, avec l’éternelle histoire des autorités refusant de fermer les plages malgré la menace, mais aussi et surtout avec la présence d’un vieux pécheur reprenant certaines tirades du célèbre Quint. On pensera également à "Piranha 3D", puisque le film met en scène l’attaque principale au beau milieu d’une immense fête ; à "Tremors" évidemment, pour la nature même des attaques ; à "Peur Bleue" de Renny Harlin et à encore quelques autres enfin.



L’aspect décomplexé du film trouve son apogée dans les pires jeux de mots entendus depuis longtemps et dans l’interprétation de Corin «Parker Lewis» Nemec (habitué aux nanars animaliers entre deux apparitions dans des séries, avec notamment "Raging Sharks" ou "Mosquitoman"), dont le jeu tout en exagérations efface complètement le reste du casting, pourtant composé de pointures comme Brooke Hogan (la fille de Hulk, déjà vue dans "Sharks"), Eric Scott Woods ("Dark Metropolis"), ou Gina Holden ("Destination Finale 3", "Alien versus Predator Requiem", "Saw 8"), qui rivalisent tous de médiocrité.
A la réalisation, on retrouve par ailleurs un habitué des productions Asylum avec Mark Atkins, responsable de "Les Chroniques de Mars", ou "Battle of Los Angeles".

Bien entendu, il faudra faire abstraction des effets spéciaux qui, s’ils font presque illusion quand on ne voit que les ailerons des requins dépasser du sable, se révèlent pitoyables lors des apparitions, heureusement furtives, des créatures sautant hors du sable pour attraper leurs proies. Le manque de moyens se ressent également dans le faible nombre de figurants, l’immense fête sur la plage consistant finalement en une trentaine de personnes peu motivées.



"Sand sharks" permet donc de passer un bon moment, sans s’ennuyer, prenant le parti d’assumer sa médiocrité et son idée saugrenue du début à la fin, et de se jouer gentiment des autres films mettant en scène des animaux dangereux. Je ne vais pas vous mentir, il faudra laisser son cerveau et une bonne partie de son sens critique au vestiaire, le film étant désespérant à bien des égards. A vous de voir si après avoir évité la baignade, Sand Sharks vous fera également éviter la plage et préférer les vacances à la montagne. Restez tout de même méfiants, il semblerait que les sommets ne soient pas totalement sûrs, si j’en crois "Snow Shark : Ancient Snow Beast"...








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