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En quinze ans de carrière chez les Men in Black, l’agent J a vu beaucoup de phénomènes inexplicables… Mais rien, pas même le plus étrange des aliens, ne le laisse aussi perplexe que son partenaire, le sarcastique K.



Dix ans après un «Men in Black 2» catastrophique, Will Smith et Tommy Lee Jones enfilent de nouveau leurs costumes et lunettes noires, dégainent l’artillerie extraterrestre et le neuro-laser pour une troisième (et dernière ?) fois. Jones qui aurait d’ailleurs longuement hésité à reprendre le rôle de K, ce qui explique peut-être qu’il n’apparaisse pas longtemps à l’écran. A leurs côtés, on retrouve Josh Brolin («No country for old men»), qui interprète le K du passé, mais plus de Rip Torn (l’agent Z) ou de Tony Shalhoub, pourtant deux des seconds rôles les plus marquants des deux précédents volets. A la place, on se retrouve avec un Michael Stuhlbarg («Hugo Cabret») dans un rôle qui agace rapidement.



Si le second volet se contentait de réciter sans imagination la recette du premier, la fraicheur en moins, MIB 3 va quant à lui apporter un élément nouveau afin de redonner un peu d’allant à la franchise en transposant l’intrigue dans le passé. Cela donne effectivement lieu à quelques passages amusants, liés par exemple aux discriminations raciales, aux anciennes technologies utilisées par le MIB ou à certains personnages historiques, le film allant jusqu’à placer le lancement de la mission Apollo 11 au centre de son dénouement. Un dépaysement réussi, qui ne manque pas par ailleurs d’apporter son lot de révélations sur le passé des personnages principaux.



Ce changement de décor ne parvient néanmoins pas à faire oublier un scénario plutôt léger et l’absence totale de surprise. Le film est de plus ponctué de mauvais choix, de son grand méchant franchement ridicule à l’horrible Back in time de Pitbull en guise de chanson phare du film (qui ferait presque regretter le Black suit comin’ de Will Smith pour le second volet) en passant par des scènes d’action peu inspirées. On peut également se demander à quoi sert la 3D tant le film, malgré des passages qui s’y prêtaient sans doute parfaitement.



Finalement, s’il reste heureusement bien meilleur que «Men in Black 2», ce troisième volet, largement orienté autour du personnage de Will Smith, qui retrouve ici avec bonheur l’un des rôles ayant lancé sa carrière (avant d’enchaîner sur les navets et / ou les niaiseries comme «Je suis une légende» ou «Sept vies»), n’atteint jamais la fraicheur qui faisait tout l’intérêt du premier «Men in Black». Reste un honnête divertissement, sans ennui, mais totalement dispensable et qu’on devrait oublier assez vite sans avoir besoin de neurolaser...