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Un soir de 1989, la police reçoit un appel d'une certaine Maria Rossi qui reconnaît avoir sauvagement assassiné trois personnes. Vingt ans plus tard, sa fille, Isabella cherche à comprendre ce qui s'est vraiment passé cette nuit-là. Elle se rend en Italie, à l'hôpital Centrino pour psychopathes où Maria est enfermée, pour savoir si sa mère est déséquilibrée ou possédée par le diable. Pour soigner la démente, Isabella fait appel à deux jeunes exorcistes qui utilisent des méthodes peu orthodoxes, mêlant la science et la religion. Ils devront alors affronter le Mal absolu qui a pris possession de Maria : quatre démons d’une puissance redoutable...



Blablabla found-footage, blablabla possession démoniaque. Je ne vais pas faire ENCORE une introduction là-dessus, on en bouffe ad nauseam, pas besoin d’en rajouter, c’est toujours la même chose et ce n’est pas le film de William Brent Bell (déjà aux commandes de «Stay alive», j’aurais dû me renseigner avant) qui va changer grand chose. Pourtant, les producteurs persistent, attirés par le côté rentable de la chose («Devil Inside» n’aurait coûté qu’un million de dollars, et en a déjà rapporté soixante fois plus) et l’absence totale d’effort d’imagination, de réalisation ou de scénarisation.



Ce film est une purge, tout juste bonne à donner l’impression que «Paranormal Activity» n’était, finalement, pas si mauvais que ça. Il n’y a absolument rien d’autre que cette impression de se faire sodomiser par un cactus pendant 1h20 pendant que toute l’équipe du film semble se foutre de votre gueule. Comme s’ils avaient organisé un concours entre eux, tous semblent lancés dans une course éperdue pour être le plus incompétent et tirer encore le film vers le bas. Rien ne nous est épargné, de ces plans toujours aussi inutiles où le personnage principal conduit sa voiture à cette impression que son caméraman se téléporte parfois, n’apparaissant pas à l’image lors d’un changement de plan alors qu’il se trouve entre deux autres personnages, en passant par les éternelles ficelles du genre, qu’il sera inutile de rappeler ici.



Un peu comme pour «Le Rite», on a l’impression qu’il y avait quelques bonnes idées à la base, notamment dans cette approche intéressante de l’exorcisme par le biais des cours donnés au Vatican. Cours auxquels il est évidemment très facile de participer, surtout si vous êtes accompagné par un type qui vous filme. On apprend également que, alors que le Vatican refuse d’enregistrer les exorcismes, et que l’on n’a donc en toute logique pas l’occasion d’en voir, il suffit de discuter avec 2-3 ahuris pour débarquer caméra à la main au beau milieu d’une tentative pour libérer une possédée.



Difficile de disserter plus sur du vide. On appréciera quand même le fait que les personnes extrêmement souples puissent toujours obtenir un rôle au cinéma, surtout si elles savent dire «sucer» et «bite» dans la même phrase entre deux grognements inintelligibles dans une langue oubliée (si vous êtes une ex-gymnaste roumaine, le rôle est fait pour vous !). Pour le reste, on l’a déjà vu 1000 fois, en mieux, même parmi les derniers films médiocres de possession de ces derniers mois (oui, je préfère même revoir «L’Exorcisme»). Il ne reste plus qu’à se moquer des affiches du film, nous invitant à ne pas aller voir le film seul, au risque de mourir d’ennui, ou nous indiquant qu’il s’agit du «film que le Vatican ne veut pas que vous voyiez». Pour une fois, je vous inciterai à suivre leur conseil...








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