RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Cliquez pour noter..
La pochette du DVD annonce « un cauchemar de dépravation ». J'ai bien vu le cauchemar, j'attends encore la dépravation. En Europe centrale, quelque part du côté de la Hongrie, le peuple a peur. Et quand il a peur, il fantasme des boucs-émissaires, qui ici se trouvent être accusés de vampirisme. Après de ridicules simulacres de procès, les victimes déjà mortes, exposées dans un cercueil de verre avec un pieu dans le cœur, sont décapitées, puis brûlées. Les cendres de la tête sont ensuite remises à la veuve éplorée. C'est donc sans nul doute le civisme qui fait le mieux référence à un groupe d'individus apeurés. A côté de cela, la marquise Erzsebeth Bathory (homonyme de la plus connue) découvre que le sang de pucelle a des vertus curatives. Comme la marquise vieillit, et ne voit pas d'un bon œil l'image flétrie que lui renvoie son miroir, elle va tout mettre en œuvre pour retrouver une apparente jeunesse. Un métrage plus que médiocre auquel certains ne manqueront pas de trouver un charme baroque ; par le réalisateur de « Le massacre des morts-vivants ».



Afin de clarifier mon propos, une petite note explicative. D'une façon générale, les films dits « en costumes » m'ennuient profondément. Je ne trouve dans ces bals d'emperruqués poudrés ni charme ni intérêt. En général... Pourtant parfois, la magie opère, et c'est pour cela qu'il me semblerait dommage d'écarter d'office tout film « en costumes ».

C'est donc sans vraiment d'a priori que j'ai abordé le film de Jorge Grau. Très rapidement, j'ai eu l'impression que le réalisateur hispanique tentait de me faire avaler des couleuvres. A moins que ce ne soit Mya, l'éditeur américain qui propose son film. La V.O. est bien là, mais sans sous-titres. C'est bien ! Ca c'est un geste commercial que le cinéphile / cinéphage apprécie toujours. Personnellement, j'aurais directement placé un majeur tendu sur la jaquette. Ca aurait été plus rapide.

La bonne nouvelle c'est que le film est ici présenté dans sa version « original full spanish edit ». Va savoir ce que ça veut dire, probablement pas un director's cut, mais littéralement « le montage original complet espagnol ». Ce qui nous fait une bien belle jambe. Là où l'on flaire l'escroquerie, c'est lorsque les scènes qui font de cette version, la version « complète », sont en VOST.



Tout d'abord, et pour en finir avec les considérations matérielles, le doublage anglais donne l'impression à votre système acoustique de se transformer en appareil colorectal.

Si toutes ces considérations superficielles ne vous rebutent pas (et qu'en sus vous parlez anglais), alors le visionnage peu commencer. Attention ça commence. Ca y est ça a commencé... ça continue.
Clairement The Legend of Blood Castle ne marque pas par son originalité. A dire vrai, il coupe les cheveux en quatre pour finalement s'apercevoir qu'il est chauve. L'intrigue est un rip-off de l'histoire de la comtesse Bathory. Cette hongroise au sang noble était aussi surnommée Comtesse Dracula. La légende veut que la comtesse prît des bains de sang de pucelles pour garder une éternelle jeunesse.



The Legend of Blood Castle au lieu de s'aventurer sur les terres de la comtesse, préfère s'embourber dans une histoire mitée (et donc pleine de trous). En effet, ici, la marquise Bathory est la cousine de la comtesse. Ce qui n'a aucun intérêt, mais c'est tout de même précisé dans le film.
La marquise est une femme jalouse, haineuse et portée sur l'apparence. Elle n'hésitera donc pas à commettre et multiplier les exactions afin d'arriver à ses fins. Le fait est qu'à ce point du film, le réalisateur et son scénariste vous ont complètement embobinés avec leurs navrantes histoires de vampires, et d'amourette entre le marquis et une pauvre gueuse. Résultat, difficile de recadrer l'histoire sans se prendre les pieds dans le tapis.
Un fois l'intrigue recadrée sur la comtesse – pardon, la marquise ! - et son aide de chambre qui tien du Igor féminin, l'histoire peut commencer. Ah mince, c'est déjà la fin.



Si quelque chose devait être retenu de The Legend of Blood Castle, il s'agirait surement de sa photo, et de ses décors si typiques des productions ibériques des années 70 (mais quand même pas mal proches du genre Italien). Évidemment, le DVD piétine tout cela allègrement, mais les matériaux originaux ont peut-être fait long feu.

Reste au final un film qui réussit à divertir, pour peu que l'on ne prête pas trop d'intérêt à son propos et à son intrigue pas toujours très fine, ni très bien amenée.









Du même réalisateur :

MASSACRE DES MORTS VIVANTS - LE