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Réalisation
Tomoo Haraguchi

Scénariste
Masazaku Migita

Date de sortie
2010

Genre
kaiju eiga

Tagline


Cast
Misato Hirata
Mika
Ayuki Kitaoka
Daniel Aguilar


Pays
Japon

Production


Musique
-

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4
(3 votes)
Kanako, une starlette de la chanson à la carrière éphémère, décide de revenir vivre dans son village d'enfance qui abrite la tombe d'un «Kappa». Mais lorsqu'un groupe de jeunes ivres en voiture percutent la tombe sacrée pour l'envoyer dans l'eau, c'est la divine créature qui revient à la vie. Pendant ce temps, la petite fille d'un scientifique fou continue les expériences de son ancêtre visant à créer des soldats mutants mi-homme mi-poisson. L'explosion accidentelle d'une bombe atomique va créer une version géante d'un soldat mutant qui va dès lors détruire la ville. Heureusement, le Kappa a lui aussi muté en une créature géante pour lui mettre une bonne raclée...



Le kappa est une créature issue du folklore japonais. Ayant l’apparence d’une tortue anthropomorphe munie d’un bec et au sommet du crâne plat et chauve. Créature essentiellement aquatique, il perd ses pouvoirs lorsqu’il est éloigné trop longtemps de l’eau. Sa nourriture préférée est le concombre, et le kappa se spécialise dans certains arts martiaux comme le sumo. C’est ainsi que nous le décrit un scientifique, dès le début du film, à grands renforts d’illustrations. Et c’est donc le monstre que nous découvrirons dans le bien nommé «Death Kappa».



Produit par Fever Dreams («Tokyo Gore Police», «The Machine Girl»), Death Kappa confirme l’orientation parodique prise depuis quelque temps par la kaiju eiga, notamment par le biais de films comme «Godzilla Final Wars» ou «Monster X strikes back» . En effet, le
film de Tomoo Haraguchi, principalement connu pour son travail sur les effets spéciaux de «Gamera : Guardian of the Universe» et ses suites, va se révéler être un immense bordel où le scénario ne semble avoir pour prétexte que d’aligner les passages les plus improbables, pour notre plus grand bonheur.



Ne vous attendez pas à un humour particulièrement fin : Death Kappa est généralement de très mauvais goût, la parodie douteuse le disputant à la farce grotesque. Si Gamera, par le biais de l’apparence de tortue de la créature, ou Godzilla dont le kappa emprunte le souffle atomique à la fin du film, en prennent pour leur grade, le film ne recule surtout devant aucune exagération, aucun pied-de-nez, tournant délibérément tous ses éléments au ridicule. Déjà évoqué plus haut, le scénario part dans tous les sens, évoquant des mutants d’hommes et de poissons créés par un savant fou afin d’envahir les Etats-Unis, une explosion atomique avant un combat parfaitement improbable entre deux monstres géants.



Les acteurs ne sont pas en reste, surjouant le plus possible, comme cette méchante au rire très, très méchant, ces victimes hurlant «mamaaaan !» avant de mourir ou ces gens se prenant en photo devant le monstre détruisant la rue voisine avant de s’enfuir ! Mais tout ceci n’est rien à côté de l’affrontement entre les deux monstres géants en fin de film, ni en comparaison des effets spéciaux. Kappa et son adversaire, Hangyolas, se livrent en effet un véritable combat de catch, multiplient les provocations entre deux projections et descentes du coude. Et quand les humains tentent d’abattre les créatures, c’est à grands renforts de...maquettes. Car Haraguchi s’amuse à nous laisser voir la pauvreté volontaire de ses effets : les miniatures de véhicules n’ont pas de conducteurs, les avions sont suspendus par des fils clairement visibles, et quand les humains interagissent devant le monstrueux duo, c’est en les intégrant devant une vidéo ou, pire encore, en les remplaçant par une poupée pour un passage hilarant.

Bref, Death Kappa est un énorme délire souvent très drôle, jouant à merveille de son aspect fauché. Tout y est absolument fou, de sa créature à l’apparence improbable à ses effets spéciaux en passant par un scénario autorisant tous les écarts. On ne voit pas tous les jours un film débuter par le décès dramatique d’une grand-mère et se terminer par un combat entre deux monstres géants dont l’un est friand de concombres et de pop japonaise !








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