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Alors que Marty Mc Fly s’apprête à retourner en 1985 grâce à la voiture permettant de voyager dans le temps, ce dernier apprend que Doc s’est retrouvé en 1885 suite à la foudre qui s’était abattue sur la DeLorean. Alors que Doc lui demande de ne pas venir le rechercher (ce dernier a toujours rêver de vivre à l’époque du Far West), Marty apprend que son compère va se faire tuer par un certain Buford Tannen, un bandit de renom en cette fin de dix-neuvième siècle. Afin de sauver Doc, Marty décide donc de le rejoindre en 1885…



Après deux premiers épisodes fort réussis, Robert Zemeckis décide de clôturer cette saga avec un troisième et dernier opus intitulé à juste titre « retour vers le futur 3 ». Une suite qui plonge nos deux compères en plein Far West, l’occasion pour eux de découvrir leur ville telle qu’elle était 100 ans plus tôt, à l’époque des chercheurs d’or et des bandits de grands chemins.

Toujours écrit par le duo formé de Robert Zemeckis et Bob Gale et produit entre autres par Steven Spielberg, cette seconde suite des aventures de Marty Mc Fly et Emmet Brown (surnommé « Doc ») s’avère cependant moins réussie que les deux épisodes précédents.



En effet, le principal regret que l’on pourra avoir après avoir regardé « retour vers le futur 3 », c’est ce manque cruel d’inventivité. Il est certes original d’amener nos deux intrépides aventuriers intertemporels au temps du Far West, mais les scénaristes semblent avoir mis un peu en retrait ce qui faisait la réussite et la particularité de cette saga : les mélimélos avec le temps, les chevauchements temporels en quelques sortes (le second opus est d’ailleurs celui jouant le plus avec la notion de temps, basculant tantôt dans le futur, tantôt dans le passé, puis mélangeant les personnages des deux époques… Un scénario fort bien maîtrisé qui en fait l’épisode le plus inventif de la série).

Dans ce troisième épisode, nous avons droit à une histoire très linéaire, partant d’un point A (l’année 1955) à un point B (1985) et entre les deux une escapade au Far West (1885). Pas de changement de cap ni de retour en arrière ou dans le futur : le scénario se résume à un détour en 1885 pour sauver Doc d’une mort certaine pour ensuite retourner en 1985, point.
Inutile donc de se creuser quelque peu les méninges, cet opus se suit sans trop réfléchir, tel un Western des plus basiques, la voiture intertemporelle en plus bien-entendu. On notera enfin une fin assez décevante, quelque peu tirée par les cheveux (mais bon la saga toute entière n’est-elle pas un peu « tirée par les cheveux »… RIRE).



Hormis cette semi-déception qu’est la linéarité et la simplicité du scénario, fort est de constater que ce dernier opus conserve cependant les autres marques de fabrique de la saga, pour le plus grand plaisir des fans.

Nous avons en effet ce mélange aventure/comédie qui fonctionne toujours aussi bien même si cet épisode est moins percutant humoristiquement parlant. Les gags sont certes moins drôles et les anachronismes bien moins présents (cf le moonwalk de Marty) mais certains dialogues et autres situations un brin décalées font toujours mouche (pour exemple la rapide conversation entre le Doc de 1955 et le Marty de 1985 : « Pas étonnant que ça tombe en panne : c’est écrit « Made In Japan »! » - « Mais enfin Doc, tous les meilleurs trucs sont fabriqués au Japon! » - « C’est pas croyable! »).
On regrette cependant que le personnage du Doc ne soit plus aussi amusant que dans les épisodes précédents : alors que le Doc de 1955, vu au début de cet opus, nous rappelle ce bon vieux scientifique déjanté de la saga que nous aimons tant, le Doc de 1985 plongé en plein Far West est bien pâle et manque cruellement d’humour, ce dernier étant manifestement trop occupé à compter fleurette à la belle Clara Clayton, l’institutrice du village…

Cet opus nous rappelle également que les trois épisodes sont bâtis sur des bases similaires, que l’on peut alors assimiler à des clins d’œil aux autres opus. C’est le cas par exemple du personnage de Marty Mc Fly qui a droit à chaque épisode à ses séquences où il part à la confrontation car il n’aime pas être pris pour une mauviette ou encore cette habitude qu’il a pris à présent d’avoir un autre nom que le sien (Pierre Cardin par le passé et Clint Eastwood à présent).
Mais l’exemple le plus marquant en termes de similitude (et par conséquent de clin d’œil) au fil des épisodes est bien-sûr celui du personnage de Biff. Il est en effet toujours aussi jouissif de voir ce personnage se retrouver sur le chemin de nos deux voyageurs du temps. Bien-entendu, étant donné qu’il est le méchant à abattre depuis le début de la saga, Biff est de nouveau le vilain pas beau de ce dernier opus (on ne change pas une équipe qui gagne). Bandit de grand chemin nommé Buford Tannen, l’ancêtre du Biff de 1985 est le même que le jeune Biff de 1955 : arrogant, bagarreur et fier, il ne se sépare jamais de sa bande de potes et adore embêter un Mc Fly! Et comme le veut la coutume, il finit toujours dans un tas de fumier (ici du purin). Hilarant!



Visuellement parlant, ce « retour vers le futur 3 » est, comme le disait lui-même Robert Zemeckis, du « grand spectacle ». Les décors collent parfaitement à l’époque ciblée ici (le village et ses enseignes, le saloon, les calèches…) et les paysages de Monument Valley viennent apporter un plus indéniable à ce cadre reconstitué.

Et qui dit Far West dit forcément indiens, cowboys, bandits, pendaison, bagarre de saloon, duel au soleil, locomotive, fusillade, croque-mort à l’affût… Hé bien tout ceci se retrouve dans cet opus! Pas original donc, comme je le disais un peu plus tôt, mais fidèle à ce que l’on s’imagine de la fin du dix-neuvième siècle en Amérique. L’occasion de voir quelques scènes d’action bienvenues avec notamment cette bonne vieille DeLorean tout d’abord pourchassée par des indiens, puis plus tard tirée par des chevaux à toute allure et enfin poussée par une locomotive atteignant les 88 miles à l’heure grâce à une fabrication explosive du Doc. Pfiouuu!

Au final, ce dernier opus est le moins abouti des trois, trop loin peut-être de ce qui faisait la force de la saga « retour vers le futur » : le fait de jouer constamment avec le temps. Toutefois, cet épisode n’est pas mauvais pour autant et nous permet de voir nos deux intrépides compères se lancer dans une aventure pleine d’action au Far West! Certes moins drôle et moins inventif, mais suffisamment divertissant pour clôturer la saga d’une belle façon!








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