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Employé de banque, Stanley mène seul une petite vie paisible. Peu intéressant et un brin maladroit dans ses paroles et ses gestuels, ce dernier cherche le grand amour. Alors qu’il a fait connaissance de la jolie Tina, danseuse dans un club très convoité, Stanley va tomber sur un masque pouvant faire de lui un super-héros décalé et irrésistible. Très vite, celui que l’on nomme « l’homme vert » va rapidement se mettre à dos les bandits et policiers de la ville…



Véritable phénomène cinématographique de cette année 1994, « the mask » demeurera un grand tournant dans le paysage audiovisuel de la fin du vingtième siècle. Fort d’une histoire complètement déjantée (mais ô combien fun) et d’un humour très cartoonesque, le film de l’adorateur d’effets spéciaux Chuck Russell (à qui l’ont doit notamment « Freddy 3, les griffes du cauchemar », « le blob », « l’effaceur » ou encore « le roi scorpion ») fut surtout le tremplin de deux acteurs majeurs des années 90 et 2000 : le décalé Jim Carrey (« Dumb and Dumber », « Ace Ventura, détective chiens et chats », « menteur menteur », « the truman show », « Bruce tout puissant »…) et la belle Cameron Diaz (« Mary à tout prix », « very bad things », « vanilla sky », « Charlie et ses drôles de dames », « the box »…).

Malgré une histoire bien simple sur le papier, « the mask » réussit à se faire une place de choix dans le milieu des années 90 grâce notamment à l’humour grand guignolesque qu’il dégage en permanence. Avec son super-héros mi-timbré mi-dragueur qui ne peut tenir en place et ne pense qu’à faire la fête, inutile de mentionner que l’on ne s’ennuie à aucun moment durant le film de Chuck Russell. Situations complètement loufoques et répliques délirantes aujourd’hui cultes (peu nombreuses sont les comédies contemporaines pouvant se vanter d’avoir des dialogues devenus cultes), « the mask » c’est du fun à gogo!



Doté d’un humour très cartoonesque aussi bien sur le plan littéral que physique (nous parlerons des effets spéciaux un peu plus tard), on ne peut s’empêcher de penser à « qui veut la peau de Roger Rabbit? » de par cette similarité indéniable résidant dans le fait de mélanger dessin animé et film. Un univers très proche d’ailleurs des Droopy et Cie quand notre ami vert déballe tous ses sentiments devant la belle Tina : cœur qui bat en sortant de la poitrine, yeux exorbités, langue déroulée (cf capture d’écran dans cette chronique) et même transformation de son visage en celui du Loup, grand rival de Droopy (lui-même déjà dragueur d’une jolie danseuse : un clin d’œil bienvenue à l’univers Tex Avery que nous font ici notre trio de scénaristes).

Mais qui dit « cartoonesque » dit forcément « grand-guignolesque », « loufoque » et pourquoi pas même « sans queue ni tête ». Et c’est exactement comme cela que peuvent se qualifier l’humour et les répliques du Mask. Le 1er degré n’a pas sa place ici et on le comprend aisément dès les 20 premières minutes quand Jim Carrey met pour la première fois son masque et se retrouve nez-à-nez avec la concierge de l’immeuble (humour bien décalé, situations proches d’un épisode de Bip-Bip et Vil le Coyote).
Un rôle parfait pour un Jim Carrey né pour amuser la galerie avec ses mimiques et ses gestuels toujours exagérées (et quelle mâchoire!) et dont l’année 1994 (« Dumb and Dumber » et « Ace Ventura, détective chiens et chats ») sera de loin le summum de sa carrière tout en en étant également le tremplin malheureusement (comprendront ceux qui veulent comprendre…)

Autre chose très appréciable, le film de Chuck Russell ne s’essouffle à aucun moment. En effet, « the mask » est une succession de séquences drôles, animées (pour ne pas dire survitaminées) et souvent irrationnelles qui maintiennent en haleine son public sans grande difficulté (même si pour maintenir ce rythme dans le temps, les scénaristes optent pour quelques incohérences…).



Mais comment parler de « the mask » sans mentionner la qualité des effets spéciaux de ce dernier? Véritable défouloir pour un artisan des SFX, toute situation mettant en scène notre dingo verdâtre est bonne à prendre pour y incruster son lot d’effets visuels. Des effets spéciaux renvoyant immanquablement à l’univers Tex Avery il va de soi : déformations faciales (langue déroulante, yeux exorbités, bouche pouvant avaler n’importe quoi une fois grande ouverte…) ou corporelles (torse élastique, jambes ultra flexibles), utilisation d’ustensiles étranges (gros réveil matin, grand maillet, arsenal de régiment…) que le Mask sort de ses poches, sortes de puits sans fonds… sans oublier les capacités de notre homme vert à se mouvoir telle une petite tornade à une rapidité telle que l’on pense indéniablement à un autre toon : le fameux Taz de Tazmanie! (oui, le nombre de clins d’œil à Tex Avery et aux Looney Tunes sont assez nombreux et toujours bienvenus!).



Véritable tremplin pour Jim Carrey et Cameron Diaz, « the mask » est une comédie fantastique réussissant le pari de mélanger cartoon et film avec le maximum de fun que l’équipe du film se devait de garantir à son public. Totalement décalé et mené tambours battants par un Jim Carrey explosif et survitaminé, « the mask » est de loin l’une des plus grosses surprises en termes de comédies dans cette première moitié des années 90. Un film devenu culte à voir et revoir en famille.








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