RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 3.2
(6 votes)
Leur bateau ayant été endommagé par un immense requin à deux têtes, des étudiants se réfugient sur un atoll désert. Mais lorsque celui-ci commence à être submergé par les eaux, plus personne n'y est en sécurité...



The Asylum presents...Après le grand requin blanc, les requins génétiquement modifiés, le mégalodon, le mega-shark, le sharktopus, le requin préhistorique cuirassé, le dinoshark, on pensait avoir quasiment tout vu. Le studio américain nous prouve qu’une fois de plus, ils osent tous et n’hésitent pas à aller plus loin que les autres avec son fabuleux...roulements de tambour...REQUIN A DEUX TETES !



Une telle imagination permet à The Asylum de décliner à l’infini son catalogue de films mettant en scène des créatures improbables dans des situations toujours semblables, de préférence avec des filles en bikini et/ou nues, une ou deux têtes d’affiches relativement connues outre-Atlantique (ici Brooke Hogan, plus connue pour être la fille de son père que pour ses carrières de chanteuse et d’actrice, et Carmen Electra, surtout célèbre pour ses protubérances mammaires et uniquement là pour bronzer en bikini sur le pont d’un bateau). Quelques personnages stéréotypés, de l’abruti musclé à la connasse hystérique en passant par le nerd dont tout le monde, sauf l’héroïne, se moque, quelques emprunts à «Les Dents de la mer» et compagnie, beaucoup d’effets numériques, confiez le tout à un réalisateur habitué du studio (Christopher Ray : "Mega Shark vs Crocosaurus", "Almighty Thor") et hop, c’est dans la boîte !


Et le pire dans tout ça ? C’est qu’ils peuvent faire ça autant qu’ils veulent, je serai toujours client surtout quand, comme c’est le cas ici, ils réussissent enfin à utiliser un minimum le potentiel de leur créature. Si les Mega Shark brillaient par leur côté mollasson et décevaient par le manque quasi-total d’envergure de leurs monstres, le requin à deux têtes se fait remarquer par une voracité sans limites et surtout un goût prononcé pour la mise à mort spectaculaire.



Adorant s’attaquer à deux victimes en même temps (forcément...), il n’hésite pas à effectuer des sauts spectaculaires pour les choper sur un ponton, ou même à imiter le comportement de certains orques jonglant avec une proie avant de la gober en plein vol. Une vraie réussite de ce côté là. Pendant que Carmen Electra bronze en bikini, le rythme des attaques est donc plutôt soutenu, et certains effets numériques sont même plutôt soignés. Pas beaucoup, certes, mais ça mérite d’être souligné. A côté, on a également droit à des effets classiques à base de requin en mousse, dont l’intérêt principal est le recours à des maquillages gores assez réussis.

Mais alors, tient-on enfin un produit The Asylum vraiment bon ? Non, évidemment. Car on ne peut pas oublier la qualité honteuse de la grande majorité des effets spéciaux, la nullité de l’ensemble des acteurs, une réalisation souvent désagréable et un scénario franchement débile. Difficile également d’ignorer le sens particulier de la perspective du film, puisque le requin change constamment de taille, le bateau immobilisé n’est jamais au même endroit, les distances s’allongent ou se réduisent sans explication...



Bref, c’est bourré de défauts, mais c’est aussi une des rares fois où The Asylum réussit à utiliser pleinement le concept de son monstre et nous offre des attaques nombreuses et jouissives. Personnellement, ça me suffit pour passer un bon moment pendant 90 minutes pendant lesquelles, je ne crois pas l’avoir déjà dit, Carmen Electra se contente principalement de bronzer en bikini.








Du même réalisateur :