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Après les incidents survenus au Lac Victoria, on pensait en avoir fini avec les piranhas préhistoriques. Malheureusement, de nouveaux œufs éclosent et les poissons carnivores vont cette fois-ci s’en prendre à un gigantesque complexe aquatique…



Avec "Piranha 3D", Alexandre Aja nous livrait en 2011 un film ultra fun, décomplexé, pas prise de tête, qui alliait à merveille la carte du gore jouissif et des créatures de rêves méga sexy et fortement dévêtues, à l’instar de la craquante Riley Steele. Evidemment, on se doutait bien qu’une suite allait poindre le bout de son nez et c’est un an après que débarque donc Piranha 2 - 3D, réalisé cette fois par John Gulager. Un choix qui devait conforter les fans du premier opus puisqu’on doit à ce réalisateur la trilogie « Feast » qui était de bonne qualité et ne laissait aucun doute sur la capacité de Gulager à mener à bien des projets horrifiques.



Effectivement, la vision de Piranha 2 - 3D prouve qu’on avait raison de faire confiance à John Gulager. Le réalisateur parvient à rivaliser avec l’épisode d’Alexandre Aja et nous en donne pour notre argent. Il reprend tous les ingrédients de « Piranha 3D », à savoir le célèbre « sea, sex and gore » en jouant la carte du « toujours plus ». Après une introduction nous rappelant les évènements du lac Victoria suivi d’une séquence assez sérieuse permettant la libération des nouveaux piranhas, le film bifurque radicalement dans l’angle opposé et nous offre ce qu’on est venu voir : des tas de filles en monokini ou entièrement nues pourvues de seins à la dimension surdimensionnée, des paysages de rêves, du fun et quelques gags bien graveleux situés en dessous de la ceinture façon « American Pie ». Les personnages principaux et l’intrigue ne sont pas des plus originaux mais pour un film comme celui-ci, ils remplissent parfaitement leur contrat et on se laisse facilement divertir par les images proposées.



Si le « sea, sex and fun » est présent de façon exponentielle, il ne manque plus qu’un ingrédient pour que notre plaisir soit total : le gore. Dévoilé de manière soft au départ, avec juste quelques petites morsures, chaque nouvelle attaque des poissons carnivores fait gravir d’un échelon les effusions de sang, qui iront crescendo jusqu’au délirant final dans le parc aquatique. John Gulager a bien retenu la leçon du film précédent et se risque lui aussi à des débordements « trash » bien sentis, comme cette variation du mythe du « vagin denté » proposée lors du dépucelage de la jolie Shelby, interprétée par la ravissante Katrina Bowden, héroïne du déjà bien déjanté « Tucker et Dale fightent le mal » ! Si « Teeth » avait déjà mis mal à l’aise les puceaux, Piranha 2 - 3D ne va pas les réconcilier avec le sexe féminin ! Le final est quant à lui tonitruant, avec effets gore en pagaille, cris et hurlements à foison, le tout dans une bonne humeur communicative. Il faut dire que voir Ving Rhames venu vaincre sa peur de l’eau après s’être fait dévorer les jambes dans le premier film ou David Hasselhoff parodiant son personnage d’Alerte à Malibu et s’auto-parodiant lui-même vaut son pesant de cacahuètes et vous fera bien rigoler.



Piranha 2 - 3D fait donc office de suite réussie, égalant quasiment son glorieux ainé. Le film ne se prend jamais au sérieux et joue à fond la carte de la surenchère, et ce, à tous les niveaux. Idéal pour les soirées estivales entre amis. Piranha 2 - 3D, c’est fun, c’est sexy, c’est gore, c’est con. Et ça le revendique haut et fort !

Disponible en DVD et BR 3D chez Pathé






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