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Réalisation
Michael Goi

Scénariste
Michael Goi

Date de sortie
2011

Genre
torture porn

Tagline


Cast
Amber Perkins
Rachel Quinn
Dean Waite
Kara Wang
Rudy Galvan


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4.9
(21 votes)
Amy Herman est une jeune fille de 13 ans timide et introvertie. Tout le contraire de sa meilleure amie, Megan, qui assume totalement son sex-appeal qui attire les garçons. Les deux copines passent leur temps à discuter via un tchat sur internet et peuvent se voir sans arrêt grâce à leurs webcams. Megan fait la connaissance de Josh sur le tchat. Ce dernier n'a pas de webcam mais d'après la photo qu'il a envoyé, c'est un jeune skateboarder de 17 ans au physique plutôt attirant. Peu de temps après, Megan disparaît. Des avis de recherche sont envoyés. Amy contacte Josh pour savoir si lui a des nouvelles de Megan. Le problème, c'est que Josh ne s'appelle pas Josh et qu'il n'a pas 17 ans...



Michael Goi avait une idée bien précise en tête quand il réalise Megan is missing. Faire prendre conscience aux adolescent(e)s MAIS surtout à leurs parents qu'internet et plus particulièrement les tchat avec des inconnus représentent un réel danger pour des ados sans réel repère qui cherche juste à avoir une relation d'amitié qu'ils n'ont pas forcément dans la vraie vie. La toile devenant un véritable vivier de pervers et de psychopathes prêt à tout pour "papoter" avec des jeunes filles, quitte à se faire passer pour un jeune blondinet qui a les mêmes centres d'intérêt qu'elles. Les prédateurs sexuels ont entre les mains une arme surpuissante qui leur permet d'agir incognito. Et de passer parfois à l'acte.



Megan is missing est donc présenté comme un "found footage", c'est à dire que c'est un enchaînement d'images issues des journaux vidéos d'Amy et de Megan, censé représenter la réalité. La première partie du film nous fait faire connaissance avec les deux adolescentes à travers leur relation d'amitié, leur conversation via internet, leurs secrets, les soirées qu'elles passent ensemble. Rien de vraiment très intéressant, on a juste affaire à des scènes de la vie de tous les jours mais on se prend rapidement d'affection pour les deux héroïnes, superbement interprétées par Amber Perkins (Amy) et Rachel Quinn (Megan) et le côté "caméra amateur" permet effectivement d'apporter une crédibilité à l'ensemble. Quand arrive les conversations avec le dénommé Josh, la caméra nous met en position de voyeur, on a la sale impression d'être Josh lui-même et de voir à travers ses yeux. Une ambiance malsaine commence à pointer le bout de son nez car inconsciemment, sans même avoir lu le résumé du film, on sent qu'il y a anguille sous roche.



A partir de la disparition de Megan, le film continue petit à petit à virer au cauchemar et on se dit qu'on n'aimerait pas que notre enfant soit à la place des deux copines. La diffusion de deux photos chocs de Megan, censées avoir été envoyé au FBI par le webmaster d'un site SM ayant trouvé une ressemblance avec le portrait de Megan fait monter d'un cran le potentiel horrifique de la situation et le malaise s'installe confortablement chez le spectateur. Deux courtes visions cauchemardesques qui marquent l'esprit au fer blanc. Et lorsque la petite Amy se fait elle aussi kidnapper, Megan is missing devient alors un véritable électro-choc qui ne manquera pas de faire réfléchir plus d'un parent...



On assiste alors à 22 minutes finales très intenses dans lesquelles on suit le calvaire de la pauvre Amy prise au piège du prédateur sexuel. Le réalisateur ne joue pas la carte de la surenchère gore ni de l'horreur visuelle. Il se contente de montrer une situation plus que réelle de façon froide, clinique, quasiment en temps réel. Une situation qui devient rapidement insupportable pour le spectateur qui a des enfants, se mettant en position de victime, imaginant son propre enfant à la place d'Amy (la scène du baril risque de vous empêcher de dormir un certain temps). Une situation qui a déjà fait la une de plusieurs faits divers. Et qui peut se reproduire n'importe quand. Je ne vous en dis pas plus mais ces 22 minutes vous laisseront la bouche pâteuse et les mains moites à coup sûr. Michael Goi a réussi sa mission : alerter et faire prendre conscience qu'une surveillance de ce que nos enfants font sur le net est impérative et que leurs "soit-disant" amis qu'ils ne connaissent que par le tchat ne sont peut-être pas ce qu'ils prétendent être. Si Megan is missing n'est pas exempt de quelques longueurs et maladresses, il n'en reste que c'est un film d'utilité publique qui ne laisse pas de marbre. Dérangeant.









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