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Réalisation
Francis Delia

Scénariste
Jerry Stahl,

Date de sortie
1981

Genre
Insolite

Tagline


Cast
Dorothy LeMay
Loni Sanders
Jennifer West
Kevin James
Fast Steppin' Freddie


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Mitchell Froom

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3
(1 vote)
Une femme dénommée miss Van Houten, semble-t-il complètement frappadingue, pour ne pas dire totalement nymphomane est enfermée dans une cellule capitonnée sous le regard de deux médecins. Reliée à des électrodes, on va assister à la matérialisation de ses fantasmes sexuels.



Autant le dire d’entrée de jeu, l’auteur de ces lignes n’est pas un amateur enragé du film porno et en particulier du porno «moderne». Bien sûr, il lui arrive d’être en phase de turgescence comme tout homme émancipé, mais rarement à la vue d’une double pénétration en gros plan, d’un anus qui se dilate, tel une rate, sous les coups répétés d’un proéminent stakhanoviste du coup de hanche.

Néanmoins, la mode ne fût pas toujours au gonzo frénétique, au gapping pendouillant ou au bukkake géant. Les années 70 et le début des années 80 virent émerger des œuvres se voulant créatives tout en restant centrées sur le sexe non simulé. Citons pour l’exemple : «Derrière la porte verte» , «Alpha Blue», «Story of Joanna», «The defiance of Good», «La bête» et deux réalisations de Francis Delia : «Café Flesh» (sous le pseudonyme de Rinse Dream) et donc ce «Nightdreams».



Mais, parlons peu, mais parlons bien et rentrons (si l’on peut dire) dans les détails en visitant ,in petto, quelques séquences fantasmatiques, afin de donner un aperçu à l’ensemble de l’oeuvre :

- Dans une sorte de chambre, un homme grimé en pantin et affublé d’un masque au nez proéminent, jailli d’une boîte afin de faire l’amour à la donzelle. Ambiance glaciale, musique bizarre et pénétration avec le tarin du masque transformé pour l’occasion en sex-toy du meilleur aloi. Très spéciale.

- Direction le far-west, où Miss Van Houten s’embarque pour une partie de broute-minous autour d’un feu de camp avec deux jolies cowgirls. Voilà qui peut donner envie de visiter ce coin de la planète, surtout que les filles sont très jolies. Ah ! l’ouest sauvage !

- Etonnante séquence ensuite avec un homme qui ressemble beaucoup à un vampire assis sur un banc. La femme s’approche de lui et aperçoit une bosse du meilleur aloi se former au niveau de son entrejambe. En ouvrant la braguette afin de libérer l’oiseau, elle en sort un… fœtus ! Pourquoi pas.



- Dans une salle de bain, notre héroïne remet un bas sur sa jambe galbée . Un tueur masqué entre et la viole. Ambiance proche d’un giallo morbide avec une référence plus qu’explicite au «Pulsions» de Brian De Palma.

- Allongée dans son lit, Mlle Van Houten fume une cigarette en parlant à un poisson vivant lové à côté d’elle. Freudien, probablement Freudien.

- Dans sa cuisine, le fantasme consiste à faire une petite gâterie puis à se faire «fourrer» par son propre petit déjeuner. Comestible.

On constate donc à la lecture de ce qui précède que l’adjectif barré semble devoir convenir pour qualifier ce film. Sombres, malsains, différents, oniriques, décalé, surréaliste, les rêves de la jeune femme incarnée par la peu farouche Dorothy Le May (qui se fait d’ailleurs souvent mettre, sic) sont quelque chose de rarement vues sur un écran.



Là où le bas blesse, c’est que du moment que les scènes sont mises en places, que le cadre est posé, le film bascule inévitablement dans le répétitif que constitue en soit les séquences pornographiques. Dorothy Le May a beau se démener, multiplier les positions insolites, donner du plaisir à plusieurs personnes à la fois, gober tout ce qui passe à sa portée, et avoir une contenance parfois stupéfiante, on risque fort de souvent s’ennuyer si l’on n’est pas un adepte du porno.

Quoiqu’il en soi, tout amateur de pellicules «borderline», bizarres ou simplement différentes devraient jeter un œil (ou autre chose, s’il le veut) à ce Nightdreams de belle facture à défaut d’être passionnant.

A regarder d’une main discrète.









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