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Le détective Hoffman continue les plans du Jigsaw et de nouvelles victimes sont à dénombrer. Il reçoit de Jill, femme de John Kramer, cinq enveloppes qui se trouvaient dans la boîte que son mari lui a léguée. Hoffman se charge alors d’exécuter les dernières volontés de John, qui concernent notamment William Easton, un assureur qui ne pense qu’à faire du chiffre et ne se soucie guère des personnes qu’il a en face de lui. Pendant ce temps, la police trouve de plus en plus d’indices qui risquent de mettre Hoffman en difficulté…



Ah la fin de l’année ! Une période attendue par tous les fans du Jigsaw puisque c’est généralement à ce moment là qu’un nouveau chapitre de la saga "SAW" débarque sur nos écrans de cinéma. C’est encore le cas en 2009 avec l’épisode que les amateurs de jeux de mot foireux attendaient tous : saw 6. Sixième retour des agissements sanglants de John Kramer donc, ce qui pourrait laisser à penser que le filon va bien finir par s’épuiser un jour ou l’autre et que le déclin de la série va se poursuivre avec ce chapitre, déclin que certains avaient déjà avancé lors de la vision de "SAW 5", considéré comme le plus faible de la saga.

Réalisé par Kevin Greutert, monteur sur "SAW 2", "SAW 3" et "SAW 4", le film ne fait guère dans l’originalité puisqu’il se contente d’utiliser la même recette que ses prédécesseurs, avec comme d’habitude une scène d’introduction bien barbare, puis l’histoire en elle-même avec les personnages clés et de nouveaux pièges, histoire ponctuée par de nombreux flashbacks nous révélant de nouveaux détails sur la vie et les motivations de John Kramer. Rien de nouveau à l’ouest donc niveau architecture du film, et c’est tant mieux parce que c’est justement ce qu’on désire quand on vient voir un nouvel épisode de cette saga !



Les spectateurs seront donc en territoire connu et seront heureux de retrouver les personnages qu’ils affectionnent depuis le premier film. En tête de liste, on trouve bien évidemment John Kramer, notre tueur au puzzle préféré. Mort dans le troisième volet, les scénaristes rivalisent d’ingéniosité pour qu’il tienne toujours la tête d’affiche, comme l’excellente idée de "SAW 4" qui se déroulait en même temps que "SAW 3". Dans ce sixième volet, outre ses apparitions sur les écrans de télévision lors du lancement des différents pièges, les différents flashbacks nous permettent d’en savoir encore plus sur son passé, sur le pourquoi de sa quête rédemptrice, et même si on peut trouver ses méthodes excessives, il n’empêche que le spectateur se fond à sa cause et ne le considère guère comme un méchant mais plus comme une victime qui a tout perdu.

Impossible de ne pas avoir de compassion pour John Kramer quand il se retrouve devant ce William Easton, spécialiste de l’assurance vie qui a mis au point une formule machiavélique pour déterminer quelle personne est encline à vivre longtemps afin de lui rapporter le plus de pognon possible. John apparaît comme une sorte d’ange rédempteur, un justicier des temps modernes qui vient mettre devant leur propre reflet des personnes qui ne font que du mal aux autres, en toute impunité.

Autre personnage récurrent depuis le chapitre 4, le détective Hoffman, complice de Jigsaw, sera lui aussi la vedette de ce sixième volet, son secret étant mis à rude épreuve par les services de police.

Jill, la femme de John, sera également au centre de l’intrigue et son personnage sera plus bien étoffé que dans les précédents volets.

On appréciera également que le personnage d’Amanda soit remis sur le devant de la scène lors de flashbacks explicatifs bien trouvés.

Bref, saw 6 comblera ceux qui veulent tout savoir sur John Kramer et les personnages qui gravitent autour de lui.



L’un des autres éléments clés de cette saga, qui en a fait l’une des plus rentables et des plus appréciées chez les fans de l’horreur (et les autres !), c’est bien évidemment sa violence graphique. Chaque épisode mettant la barre toujours plus haut, le sommet ayant été atteint avec "SAW 3", bien que certaines mises à mort de "SAW 4" m’apparaissent comme encore plus éprouvantes. Dans saw 6, on est un cran en dessous niveau gore, même si tripes et boyaux seront bien au rendez-vous. La séquence d’introduction est assez barbare dans son principe mais le résultat final ne m’a pas paru si violent que ça en fait, par rapport à d’autres introductions des précédents films.

Niveau pièges, on se retrouve avec quelques scènes vraiment sympas et originales, la meilleure étant la séquence du tourniquet qui est vraiment jubilatoire. On assiste également au résultat du broyage de l’agent Strahm à la fin du chapitre 5, qui vaut aussi son pesant de cacahuètes niveau barbaque. D’autres joyeusetés vous attendent, comme la vision d’un corps rongé par de l’acide vraiment efficace.

Même la marionnette culte de la saga aura droit à sa scène en vedette principale, pour notre plus grand plaisir.



Bénéficiant d’une réalisation correcte, moins terne et plus dynamique que celle du chapitre 5, d’un scénario qui comme toujours permet à tous les épisodes de retomber sur leur pattes (c’est incroyable d’ailleurs, certainement LA grande force de la saga, cette logique implacable qui se dévoile au fil des chapitres !), saw 6 laisse pourtant au final un petit goût de déjà-vu, de lassitude. Il est vrai que la recette est éculée, et même si notre plaisir reste intact, surtout lors des flashbacks et de la révélation finale, on en ressort un peu moins enthousiaste qu’auparavant. Ca commence quand même à tourner en rond, avouons-le.

Le Jigsaw et ses diaboliques inventions font peut-être un peu trop partie de notre vie, revenant trop vite, trop souvent. Lassé n'est peut-être pas le mot adéquat en ce qui me concerne mais ça ne m'a pas fait le même effet qu'avant. On attend pourtant avec impatience "SAW 7", pour savoir ce que les scénaristes vont bien pouvoir nous trouver cette fois pour relancer la machine, qui s’est déjà vue reboostée avec ce sixième volet, qui reste malgré ses faiblesses et ses défauts un bon thriller horrifique.








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