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Surgi de nulle part, le phénomène frappe sans discernement. Il n’y a aucun signe avant-coureur. En quelques minutes, des dizaines, des centaines de gens meurent dans des circonstances étranges, terrifiantes, totalement incompréhensibles. Qu’est-ce qui provoque ce bouleversement radical et soudain du comportement humain ? Est-ce une nouvelle forme d’attaque terroriste, une expérience qui a mal tourné, une arme toxique diabolique, un virus qui a échappé à tout contrôle ? Et comment cette menace se propage-t-elle ? Par l’air, par l’eau, ou autrement ?



Manifestement préoccupé par le devenir de notre planète, M. Night Shyamalan signe ici un film singulier, qui provoquera encore la controverse et divisera sûrement les fans. Et si, pour une fois, le danger ne venait pas de créatures, de tueurs en série ou d’autres entités maléfiques ? Que se passerait-il si la nature décidait un jour de se venger pour tout ce que l’homme lui avait fait subir ?



"Phénomènes" débute par une belle journée à Central Park où, brusquement, une partie du monde s’arrête pendant quelques secondes. Animés par une force extérieure, les gens utilisent ce qui leur tombe sous la main pour se suicider : épingle à cheveux pour se la planter dans le cou, sauter d’un immeuble, etc...
Une fois la première scène de suicide collectif lancée, M. Night Shymalan réussit à installer une tension continue, une paranoïa ambiante, sans pour autant qu’il y ait de menace matérielle. Chaque endroit, chaque villes devient un danger potentiel.

"Phénomènes" reprend la même structure que "Signes", à savoir une famille recomposée qui va devoir faire face à un danger omniprésent et à un drame familial… et cela marche toujours terriblement bien ! Les mêmes procédés sont utilisés pour que le spectateur se sente concerné par la situation. On pense notamment à la scène de la vidéo tournée dans un zoo qui renforce l’interrogation des protagonistes. Moins puissante, mais tout aussi efficace que celle de "Signes" !



Coupé du "monde extérieur", sans communication possible, Elliot et les siens vont devoir fuir et comprendre ce qui a pu créer un tel phénomène. Durant leur périple, la tension atteindra son paroxysme dans deux scènes particulièrement efficaces : celle du croisement des intersections et celle de la vieille dame dans la maisonnette. La première réussit à créer l’impression qu’il n’y a aucune échappatoire et la deuxième, plus curieuse et étonnante, joue avec les nerfs des spectateurs. Je vous laisse la surprise.
Mark Wahlberg transmet de manière efficace ses inquiétudes ; son interprétation est magistrale (même dans les scènes comiques et notamment celle où il veut faire ami/ami avec une plante) mais on ne pourra pas en dire autant de Zooey Deschanel qui a sûrement dû avoir mal aux yeux à force de les écarquiller autant.

Les scènes de suicides sont sanglantes et assez nombreuses. Pas de quoi non plus déstabiliser les fans de genre, mais c’est suffisant pour provoquer le dégout d’une personne qui n’est pas habituée à voir ce genre de films. Témoin, la scène de la tondeuse où un homme enclenche une tondeuse puis se couche en attendant qu’elle lui passe dessus ou encore celle des gamins injustement fusillés.
Du point de vue des effets spéciaux, ne vous attendez pas à voir un film de la même trempe que "Le Jour d’après".



"Phénomènes" ne réconciliera pas les détracteurs des films de M. Night Shyamalan. Doté encore une fois de cette impression de lenteur – jamais ennuyante – tout au long du film, M. Night Shyamalan réussit une fois de plus à faire un film haletant, énigmatique et saisissant, délivrant un message écologique intéressant. L’idée de l’autodestruction des hommes est bien vu : elle se déroule par les maux que l’on inflige à l’environnement – donc par extension à nous-mêmes – et par le suicide.

La fin risquera sûrement d’en faire hurler plus d’un, mais pour ma part, je l’ai trouvée simple et belle. Par contre, ne vous attendez pas à un twist final, contrairement à "Sixième Sens"...








Une daube de plus...


2.04

... de ce réalisateur au nom imprononçable. OK, il n'a pas fait que des daubes, mais là c'en est clairement une. Tout pue le film américain de science-fiction des années 2000, dans la continuité de "La Guerre des Mondes", "2012", et autres merdes aseptisées du genre. On retrouve les clichés habituels comme les parents divorcés et leur(s) enfant(s) qui veulent qu'ils se remettent ensemble, et bien sûr toute la galerie de portraits de personnages qu'on est habitué à retrouver dans les films "catastrophes" (et catastrophiques), des plus paniqués aux plus calmes en passant par les illuminés ou la vieille dame sereine qui attend la mort sans broncher et sait lire dans les esprits des gens. Et le film a un je-ne-sais-quoi dans la réalisation qui le rend presque parodique (nanardesque ?), peut-être le doublage français ou la mise en scène bidon. Une belle perte de temps et d'argent.

LUMIèRE SUR