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Dans un bar-restaurant perdu au milieu de nulle part, des clients et la serveuse s’amusent à se raconter des histoires abominables, comme par exemple celle de deux lesbiennes qui ont un appétit bien particulier, ou celle d’une ogresse harcelée par une petite fille qui voudrait bien prendre sa place, ou bien encore la tragique histoire de deux sœurs vivant dans une vieille ferme à la frontière franco-allemande, et dont l’une est passionnée par la diva Marina Moon…



Thierry Paya est un passionné de cinéma de genre depuis son plus jeune âge. Abreuvé des classiques de la Universal des années 30 lors de leur passage à la télévision, puis propulsé dans les fastes années du vidéo-club où il pourra assouvir sa soif de découverte de toutes les palettes du genre, c’est réellement en découvrant "Les dents de la Mer" de Steven Spielberg en 75 qu’il décide de se lancer dans l’aventure de la réalisation. Clips, documentaires, courts et moyens métrages se succèdent, aidé dans sa passion par l’association Singapour 1939 Productions qu’il créée avec ses copains, tous aussi passionnés que lui par le monde du cinéma. En 2007, il découvre le site Horreur.com (un bon site ça, franchement…) et se délecte des nouvelles d’un certain Colin Vettier, alias monsieur spécialiste Troma et films indépendants à micro budget sur le site.

Thierry décide de prendre contact avec notre chroniqueur pour lui demander une idée de scénario. Les deux lascars sympathisent rapidement pour vite devenir inséparables. Leur première collaboration se solde par un court-métrage assez solide, "Jogging", dans lequel Thierry fait jouer la jolie Maud Galet-Lalande. Les compères décident de retravailler ensemble et de se lancer dans la grande aventure du long-métrage. Ils ont un scénario de polar horrifique mettant en scène des lesbiennes cannibales mais au final, ils pensent que le format court-métrage serait plus adapté pour leur histoire. L’idée du film à sketches germe alors rapidement dans leur esprit. Un choix plutôt osé pour un premier film, car toute la difficulté de l’exercice consiste à se montrer aussi bon dans chacun des segments, chose que de nombreux films de ce type peinent à réussir. L’ombre du classique "Creepshow" plane sur eux. La décision est prise, il faut trois histoires et un fil conducteur. Colin s’attelle à la tâche et rédige trois scripts très différents, proposant un petit panel des diverses influences que comporte le cinéma de genre. Thriller horrifique érotique, parodie de conte de fée et drame émouvant sordide vont alors se mêler dans l’enceinte d’un bar-restaurant de routiers, où les clients et la serveuse vont lancer les différentes histoires. Ils ont largement le temps d’en raconter des histoires, puisque le restaurant est Ouvert 24/7. Le titre est tout trouvé.

Avec toute l’équipe de Singapour 1939 Productions, le projet est lancé. Le film sera tourné principalement dans la ville où vit Thierry, à savoir Hayange-Marspich, en Moselle. Niveau casting, c’est tout naturellement vers Maud Galet-Lalande qu’il se tourne pour jouer l’une des actrices principales du premier sketch. D’autres acteurs professionnels se joignent bientôt à l’aventure. Une sage décision que de mettre la main au portefeuille pour avoir des acteurs aguerris pour les personnages principaux. Parce que les films tournés avec les copains, c'est sympa mais ça a des limites, quoi qu'on en dise. Au niveau des effets spéciaux, Thierry fait appel à notre camarade David Scherer, toujours aussi performant. Pour servir de base au lancement des histoires, il demande à son amie peintre Virginie Bathory de réaliser trois tableaux représentant l’univers de chaque sketch. Quand une décoratrice lâche le projet, la ravissante Shirley Swiatoka décide de reprendre le flambeau alors qu’elle n’y connaît pas grand chose. Telle une brocanteuse, elle fouille dans son grenier et se ramène avec un bric à brac monstrueux et diversifié. Le résultat à l’écran au niveau des décors est largement au dessus des attentes de l’équipe. Pour la musique, Thierry fait appel à son ami Martial Vidigh, qui n’a jamais vu de film d’horreur mais qui se voit ici lancer un défi. Le projet s’offre même la participation de la chanteuse américaine Michelle Young pour interpréter le titre phare du film lors du dernier sketch. Comble de joie pour l’équipe, Lloyd Kaufman en personne accepte l’invitation de Colin et débarque en Moselle pour faire un caméo qui nous fera bien rigoler !

Bref, on a un véritable déploiement de bonne volonté au service de ce premier film. Bien évidemment, Horreur.com décide de s’associer au projet et participe financièrement. Toutes les conditions semblent réunies pour que cette première réalisation se transforme en bon film. Mais tout le monde sait que réunir toute les bonnes volontés du monde ne suffit pas à livrer un bon film. Qu’en est-il d’Ouvert 24/7 au final ?

Après plus d’un an et demi de réunions, de tournage, de post-production et autres petits plaisirs liés à la création d’un long-métrage, le film, enfin terminé pour un budget avoisinant les 8000 euros, a pu être visionné en avant première le 31 octobre 2009, à la salle de cinéma Le Palace, à Hayange bien sûr. Votre serviteur y était et va vous livrer ses impressions, en toute objectivité. Ben oui, c’est pas parce qu’on a mis des sous dans le projet ou que j’ai pu manger des tas de parts de pizza ou de succulents petits cakes à volonté dans l’espace V.I.P. que je vais vous dire que c’était génial si c’était nul !

Un truc qui me chiffonnait un peu, c’était que le film allait être tourné en caméra DV. Pas vraiment adepte de ce format au niveau rendu de l’image, que je trouve souvent froide, sans vie, la surprise est d’autant plus grande en découvrant les premières minutes du film. Ca a de la gueule, c’est le moins que l’on puisse dire. Un gros travail sur l’étalonnage a été fait me dit-on dans l’oreillette et ça se voit. Le chef opérateur du film, Norbert Mollicone, a franchement assuré grave à ce niveau et a du y passer des nuits entières. L'image est belle, chaleureuse (ou froide lorsqu'il le faut) et donne vraiment un très beau rendu sur un grand écran. Bon, ma crainte de décrocher à cause de l’image étant envolée, il ne me restait plus qu’à profiter pleinement du film.

Le fil conducteur se déroule dans un bar pour routiers. Ça tombe bien puisqu’il y en a un qui arrive dans son gros camion pour manger un petit bout. L’occasion pour lui de draguer la serveuse en lui racontant une petite histoire le temps qu’il ingurgite sa choucroute. Juste à côté de lui, accroché au mur, un tableau représentant deux femmes, une brune et une blonde, en train de manger…manger quoi au juste ? La caméra plonge dans le tableau peint par Virginie Bathory (elle m’a payé pour que je la cite à chaque fois, désolé, j’ai accepté, c’est la crise hein !) et c’est parti pour le premier sketch !



QUESTION DE GOÛT

Assurément mon sketch préféré des trois. "Question de goût" aurais-je envie de vous dire sans faire de jeu de mot foireux (ah trop tard…). N’empêche, on est en présence d’un putain de polar horrifique et érotique qui vous en met plein la vue d’entrée de jeu. Évidemment, les clichés sont présents (on a le bon flic un peu crétin, le mauvais flic au langage ordurier, les lesbiennes tueuses) mais bon, on est venu voir un film de genre, donc, on nous donne ce qu’on attend. Et plus encore. Nos deux copines Elodie et Delphine, dangereuses et vénéneuses comme on les aime, c’est la charmante Maud Galet-Lalande et la non moins ravissante Stéphanie Kern Siebering. Bonnes actrices, il va s’en dire. Lesbiennes, ce qui ne gâche rien (pour le sketch bien sûr. Mais si intéressées pour continuer l’expérience, me contacter…). Cannibales aussi. Ca déjà, c’est nettement moins drôle si on est de la gent masculine, comme va l’apprendre à ses dépens Denis, le flic qui s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Sa rencontre avec Elodie s’avérera tranchante mais pas mortelle, la belle ayant été dérangée dans ses activités de prédatrice. Dès lors, notre inspecteur n’aura de cesse de rechercher celle qui est responsable de son traumatisme, que je ne vous dévoilerai pas. Pendant que le duo de flic patauge dans la semoule au niveau de l’enquête, ce qui fait tâche quand les cadavres amputés et évidés se multiplient, notre chasseuse bon chic bon genre, habillée très classe, se livre à son activité préférée : trouver des jeunes hommes qui finiront dans son assiette et dans son frigo. Une activité que lui envie Delphine, qui se retrouve cantonnée à exécuter les tâches ingrates dans leur appartement. Un petit grain de sable dans le rouage bien huilé de nos deux adoratrices de l’amour saphique (oui, vous verrez un peu de fesses et de seins les pervers…) qui va semer le trouble dans leur relation amoureuse et culinaire pour le moins étrange.

On notera tout l’humour de la situation puisque la principale préoccupation de Delphine n’est pas de s’inquiéter au sujet de tous les meurtres qu’Elodie commet mais bel et bien de ne plus accomplir les tâches ménagères et autres travaux peu reluisants que tout couple doit effectuer dans une maison ou un appartement. En clair, oui aux meurtres, oui au cannibalisme mais à bas le ménage, la cuisine, la vaisselle ! Une revendication somme toute très ordinaire dans un couple peu ordinaire. C’est franchement bien trouvé et ces petites touches d’humour viennent un peu détendre l’atmosphère.

Une atmosphère malsaine et glauque, dont le rendu est excellent, un érotisme soft mais efficace et qui fonctionne parfaitement bien, une réalisation alerte, dynamique et bien pensée, de beaux mouvements de caméra et des effets spéciaux de David Scherer qui déchirent grave. Voilà la recette de "Question de goût". La séquence d’évidage d’un corps par Maud est un pur régal pour les amateurs de gore. Ca tâche, ca gicle, ça tranche. Thierry et Colin n’ont pas donné dans l’aseptisé, ne se sont pas imposés de censure. C’est trash, vraiment bien foutu. Niveau violence et excès, ça m’a fait penser au "Psycho Sisters" de Pete Jacelone. Vous voilà prévenu.

Bref, on a un casting de qualité supérieure, une réalisation sans faille, du sexe, du gore, de l’humour noir, auxquels vient s’ajouter l’excellente partition musicale qui accompagne vraiment bien les images (on se croirait dans un Dario Argento parfois). Résultat : "Question de goût" met tout le monde d’accord, se montre sans concession et jusqu’au-boutiste. Et place la barre très haut pour la suite ! Mortel !



REGLEMENT DE CONTES

Retour au bar routier où les discussions vont permettent de lancer la seconde histoire, toujours via un tableau de la peintre Virginie Bathory. Le jeu de mot du titre suffit pour nous mettre la puce à l’oreille sur ce qu’on va voir (la lecture du dossier de presse aussi me direz-vous…). Changement de style et de genre donc pour ce second sketch puisqu’après le polar horrifique, on fait un grand écart pour bifurquer vers la parodie façon "Monty Python" ou "Tex Avery". Et ce, dans l’univers du conte de fée comme vous vous en serez douté. Parce que oui mesdames, messieurs, le cinéma de genre, ce n’est pas que les tripes et les boyaux. Un peu de douceur, ça ne fait pas de mal non plus. Sauf que de la douceur, y’en a pas vraiment dans cette histoire, rassurez-vous !

Dans "Règlement de contes", on a affaire à une méchante ogresse (admirablement jouée par Marie-Pierre Vincent, totalement investie dans son rôle et qui s’avère véritablement odieuse et sinistre, avec un regard de folle furieuse incroyable) qui joue les nounous auprès des jeunes enfants pour mieux pouvoir les kidnapper et les ramener chez elle. Elle est suivie par Mathilde, une petite fille qui compte bien prendre sa succession. Le début de l’histoire est franchement très beau, avec l’ogresse qui lit un conte à une petite fille, la lecture prenant la forme d’une animation avec des petites marionnettes. Une vraie féérie et un enchantement visuel de tous les instants. Malheureusement pour la petite fille, la nounou va bien vite révéler son vrai visage dans une séquence assez jubilatoire, portée par de savoureux dialogues et la prestation endiablée de Marie-Pierre. Le retour à la maison de l’ogresse va alors amplifier l’aspect parodique du sketch, qui avait pourtant commencé de façon fort sérieuse.

Et c’est bien là que Thierry et Colin nous surprennent. Car si on ne sait pas que c’est une parodie justement, on est franchement surpris de la tournure que prend le déroulement de l’histoire. On en viendrait presqu’à se demander si l’équipe du film n’a pas pété un boulon. Mais le scénario est bien malin (Colin, on se voit pour le chèque aussi en fin de semaine…) et par petites touches successives, on commence à deviner les véritables intentions de cette histoire abracadabrante. La scène de la piscine avait déjà bien mâché le travail (manquait plus que Benny Hill et le tableau était complet !) mais une fois l’ogresse rentrée chez elle, la parodie vire carrément au délire total, au burlesque.

On croise un chasseur de vampires qui s’est apparemment trompé de film, un prince charmant VRP qui vend plein d’objets bien utiles (des petits cailloux pour ne pas se perdre en forêt, un petit pot de beurre et une belle galette pour les mères-grands…) et qui se prend même pour le regretté Charly Oleg de "Tournez Manège" (les plus vieux comprendront…) avec un numéro de piano joué au synthétiseur à se décrocher la mâchoire. Le miroir magique disant qui est la plus belle est également de la partie, ce qui nous vaudra une séquence gore abominable, véritable hommage à la scène culte du "Poltergeist" de Tobe Hooper, avec même les premières notes de la bande originale de ce film interprété par Martial et son groupe. Les fans d’Olaf Ittenbach seront également aux anges (David Scherer, pour le chèque, patati, patata…) ! On trouvera aussi le soulier de Cendrillon, les sept nains ou les bottes de sept lieues. Pas besoin de vous faire un dessin, Charles Perrault et les Frères Grimm sont à l’honneur et le dosage entre la comédie, la parodie, la féérie, le fantastique et l’horreur est très bien équilibré, même si les deux premiers genres arrivent quand même en tête, ce qui était le but de toute façon. Bref, ça n’a rien à voir avec le premier sketch mais c’est tout aussi efficace dans son style et on rigole vraiment bien. Le final est peut-être un brin brutal, on aurait aimé en savoir un peu plus sur le devenir de Mathilde, la future remplaçante de l’ogresse, mais dans l’ensemble, c’est franchement bien. Deux sketchs sur trois de réussis, ils sont forts ces p’tits gars…



WENN’SE IN’D STADT KOMME

Troisième et dernière histoire, racontée cette fois par un autre client. Et pas de tableau de la peintre Virginie Bathory pour la lancer (hou, hou, honte sur toi Thierry…) parce qu’en fait, ça ne collait pas. C’est donc une affiche pour une représentation d’une comédie musicale mettant en vedette la diva Marina Moon qui servira de porte d’entrée. Et comme c’est Maud Galet-Lalande sur l’affiche, c’est tout aussi sympa !

Marina Moon, c’est donc la vedette d’une comédie musicale qui se joue à guichet fermé. Et c’est la déesse de la jeune Anette (touchante Morgane Housset), une pauvre fille autiste qui vit avec sa sœur Greta (tiens, revoilà Stéphanie Kern Siebering, bien moins jolie que dans le premier sketch mais c’est pour l’histoire hein…) dans une ferme à la frontière franco-allemande. Les deux filles sont sous le joug de leur père (Bertrand Patrzek), un zoophile incestueux (Il y va fort notre Colin ! Une pensée émue pour le poulet du film…), véritable bourreau de nos pauvres malheureuses. Pour Anette, le seul moyen de s’évader de sa triste vie est d’écouter inlassablement les chansons de Marina Moon. Coup de bol, sa sœur Greta en a plus qu’assez de servir de boniche au gros porc qui lui sert de père et décide de l’éradiquer de la surface de la Terre. Sans un sou, les deux petites marchandes d’allumettes prennent la route à pied et vont tenter de rejoindre un pays merveilleux, où les gens disent bonjour avec le sourire et vous respectent (pitié, qu’elles ne débarquent pas à Sarkoland, elles vont être déçues…). Direction une petite ville accueillante (Hayange évidemment) où, nouveau coup de bol, la divine Marina Moon est de passage pour faire quelques représentations. Malheureusement pour elles, notre rédacteur Colin Vettier, il n’est pas sympa, pas gentil, pas romantique et ils les envoient face à une guichetière encore moins sympa, qui leur ouvre l’esprit sur la nécessité d’avoir de l’argent dans les poches pour accéder au rêve. Leur destin va aller de pire en pire, puisqu’elles seront recrutées par une prostituée qui proposera Anette à un…surprise !!! Les amateurs de situation bien trash vont encore une fois apprécier le jusqu’au-boutisme de l’œuvre. Je ne vous en dis pas plus mais sachez que ce n’est pas une histoire très drôle (même pas du tout, avouons-le) et que le final est assez poignant.

On félicitera au passage les deux actrices principales pour diverses raisons. Déjà Stéphanie qui joue Greta. Son cri final est vraiment poignant et réussirai presque à vous plomber la fin de soirée. Quant à Morgane, la tâche était encore plus difficile pour elle puisqu’elle n’a quasiment aucun dialogue du fait de l’autisme de son personnage. Elle fait passer diverses émotions par son regard, sa gestuelle, et elle s’en sort remarquablement bien.

Petit bémol pour ma part, j’ai trouvé que ce segment manquait un peu de rythme et malgré la bonne prestation du casting, il ne m’a pas emballé plus que ça, même si c’est beau et triste. Il en fallait bien un (qui peut citer un film à sketchs où tous les segments sont de même niveau ?), ce sera celui-ci pour ma part. Peut-être est-il trop ancré dans la réalité, trop proche d’un fait divers obscur, d’un drame familial tragique. Certes, il y a des scènes scabreuses, une explosion de crâne et une noirceur dans le scénario et dans les situations décrites mais je me suis un peu ennuyé. Il faudrait peut-être revoir la position de ce sketch dans le long-métrage. Commencer avec celui-ci et finir avec "Question de goût" permettrait au film d’aller crescendo je trouve. Enfin c’est mon avis. Pas bien grave au final puisque j’ai entendu parmi la foule présente que c’était le segment préféré de plusieurs personnes. Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas…

Toujours est-il que Thierry Paya, Colin Vettier et toute l’équipe du film peuvent être fiers du travail accompli. Le cinéma de genre français se doit d’être défendu quand il le mérite. Et "Ouvert 24/7" le mérite. Les différents thèmes et styles qu’abordent les trois histoires permettent à des gens pas forcément intéressés par ce type de cinéma de trouver quand même leur bonheur, de prendre du plaisir ou de ressentir des émotions face à un spectacle auquel il ne sont pas habitués, comme ce fût le cas lors de la projection ouverte au public de tous horizons. La grande majorité des réactions à la fin de cette séance tendait vers le positif, preuve que nous sommes bien en présence d’un bon film, qui a su captiver, attirer, interpeler même les non-initiés. La liberté totale que ce sont accordée les deux compères, que ce soit au niveau des idées présentes dans les scénarios ou du niveau de leur mise en image, refusant tout compromis malgré certaines pressions, témoigne aussi du respect qu’ils ont su montrer envers les fans de cinéma de genre, qui s’amuseront à trouver les nombreux clins d’œil parsemant le long-métrage (et qui ne sont pas toujours tirés de films fantastiques ou horrifiques d’ailleurs, preuve de l’ouverture d’esprit des créateurs).

Ne reste donc plus qu’à souhaiter au film une longue carrière, de pouvoir être montré dans divers festivals, voire même de traverser nos frontières. C’est tout le bien qu’on lui souhaite.

Euh sinon les gars, si y’a une copie qui traîne dans un coin, vous pouvez m’en envoyer une, je m’en referai bien une tranche moi !








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