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Des étudiants reçoivent des appels téléphoniques plus que mystérieux censés venir de plusieurs jours dans le futur. A cet étrange phénomène, vient se rajouter le fait que ce sont leurs propres voix qu’elles entendent. Flippant, non? C'est encore plus effrayant lorsque ceux ayant reçu les appels meurent dans des conditions tragiques...



En s'attaquant à la mode des films de fantômes estampillés asia, le français Eric Valette ne savait pas dans quelle galère il allait s'embarquer. Réalisateur remarqué de "Maléfique" un bon bis, Valette n'avait plus fait entendre parler de lui par la suite. Son western horrifique tombé à l'eau, il se tourner vers Hollywood qui fait les yeux doux aux réalisateurs français (il suffit de voir ce qui est arrivé aux réalisateurs de "Ils" venus faire les malins à l'occasion d'un "The Eye 2008" pas spécialement marquant). Donc, Valette fait ses bagages et se laisse avoir pour réaliser un remake assez fidèle dans l'ensemble au film de Takashi Miike.



La prise de risque n'est pas le point fort de ce nouveau One missed call qui n'est même pas assez mauvais pour provoquer des éclats de rire, même si deux scènes sont à retenir à ce sujet : un chat attrapé par le cou et qui est entraîné dans un lac, une séquence d'exorcisme dans une église patronnée par un Ray Wise franchement cabotin et qu'on a connu un peu plus inspiré dans le choix de ses rôles ("Jeepers Creepers 2", "Dead End"). Sinon, c'est la routine qui l'emporte aisément et pourtant, il y avait matière à améliorer le matériau d'origine. Valette croit même utile de se la jouer "Destination Finale" lors de la mort de Brian.



Malheureusement, pour être crédible, il faut que l'ensemble des participants au projet y croient un minimum, et ça saute aux yeux que le casting dans son ensemble mérite la palme du piètre jeu d'acteurs de l'année. Un prix collectif ! Même si au vu de l'importance de leurs rôles, c'est Shannyn Sossamon ("Chevalier", "Le pacificateur", la série "Dirt") et le sosie de Ben Affleck, j'ai nommé Edward Burns ("A sound of thunder") qui sont sur le podium. ils sont incapables d'insuffler à leurs personnages la moindre émotion, ce qui complique la tâche du spectateur qui sombre très vite dans l'ennui. Notre héroïne réagit à la mort de ses copains comme si elle avait juste perdu les clés de sa voiture !! Peut-être que Shannyn tente de se concentrer sur son texte ?



Si Valette avait su se montrer à l'aise dans son huit-clos carcéral, il est à la peine ici. Le réalisateur n'arrive pas à imprimer sa marque sur un énième produit recyclable made in Hollywood. Si faire de la série B c'est honorable, se contenter de réciter les poncifs est impardonnable. Les réalisateurs étrangers se retrouvant à faire le travail de tâcheron que refusent même les metteurs en scène du terroir. Un constat assez amère sur une industrie qui perd la boule et fait n'importe quoi.

A l'instar d'un "Pulse" de sinistre mémoire, One missed call est appelé à disparaître de nos mémoires le plus rapidement possible. Encore une fois, le recyclage a abouti à une impasse artistique.








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