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Alors qu’ils sont en vacances dans un chalet au bord d’un lac, cinq amis se font enlever par un mystérieux individu durant la nuit. A leur réveil, ils découvrent qu’ils sont dans une grange isolée, enchaînés et placés séparément dans des box à bétail. Le propriétaire des lieux, accompagné par un homme de main, va rapidement leur faire comprendre qui est le chef ici et pourquoi ils sont là…



Décidemment, le torture porn continu de faire recette et d’inspirer les jeunes réalisateurs. C’est le cas de Jeremy Benson pour son Live Animals, réalisé en 2008. Ce film est le troisième long-métrage de Jeremy, qui a réalisé un drame en 2005 avec "The smallest oceans" et un film d’horreur la même année, Shutter (à ne pas confondre avec le film asiatique de 2004). Dans ce dernier, on retrouve déjà l’actrice Jeanette Comans, qui joue le personnage d’Erin dans Live Animals. Torture Porn à l’honneur donc, ce qui devrait nous valoir quelques scènes bien gratinées de tortures sur des adolescent(e)s, scènes qui devraient également créer une ambiance bien malsaine puisque le film est inspiré de faits réels, dixit l’affiche (très sympa) du film ! Oui je sais, on nous fait le coup à chaque fois mais bon, pourquoi pas après tout, avec tous les cinglés qui trainent dans les rues…



Cette fois, c’est un entrepreneur qui se livre au kidnapping et à la torture avec pour finalité la "revente" de ses victimes à différents réseaux. Pour faire simple, du trafic d’êtres humains si vous préférez. Bien malin, le patron sadique a recyclé sa grange réservée à l’élevage de chevaux en prison pour hommes et femmes malchanceux. Comme il le dit lui-même, il a maté son premier cheval à 12 ans avant de mater les hommes un peu plus tard. Bref, cet homme là ne rigole pas avec l’ordre et ses victimes ont intérêt à filer droit s’ils ne veulent pas subir quelques sévices corporels bien désagréables. Bref, on est dans la droite lignée de "Hostel" et consorts, ce n’est donc pas l’originalité qu’on viendra chercher dans Live Animals. Problème, ce n’est pas non plus un bon catalogue de tortures et de sévices qu’on trouvera. Et ça, c’est plus embêtant.

Dès le début du film, on comprend vite que Jeremy Benson n’avait pas un gros budget. Live Animals est en effet un petit film indépendant. Ce qui n’est en rien une tare, certains films à faible budget se révélant largement plus recommandables et passionnés qu’une grosse machinerie hollywoodienne. Mais là, ce n’est pas le cas. Live Animals aligne rapidement à l’écran son statut de film fauché et se révèle assez vite soporifique, la faute à un rythme plutôt mou durant une bonne partie du métrage, auquel vient s’ajouter des scènes répétitives dans lesquelles il ne se passe en fait pas grand chose. Une fois nos victimes installées dans leur box, l’action peine à démarrer et l’ennui pointe le bout de son nez, car on se retrouve dans une sorte de huis clos à un seul décor. L’ambiance n’est pas non plus très prenante et on ne ressent pas grand chose pour nos vacanciers pourtant en bien mauvaise posture.



Niveau torture, on n’aura pas non plus grand chose à se mettre sous la dent. Un des jeunes se voit affubler d’une sorte de casque sur lequel deux lanières lui enserrent la mâchoire, l’obligeant à ouvrir grand la bouche pour qu’on puisse lui couper la langue. Faut dire qu’il n’arrête pas de gueuler et d’insulter le patron, donc ce dernier n’y va pas par quatre chemins. Une des filles, complètement nue, sera attachée avec deux chaînes pendant que l’homme de main la lave à l’aide d’un tuyau d’arrosage, comme dans "Rambo". Voilà en gros pour les sévices. La violence augmentera néanmoins vers la fin du film, qui se montre un peu plus gore mais rien de bien méchant. Les effets spéciaux sont assez bien réalisés pour ce type de budget, c’est déjà ça.

Une séquence retiendra pourtant notre attention. Celle où une des victimes, qui vient d’être vendue, se voit mise sur un socle de bois pendant que deux hommes reconstituent autour d’elle la caisse qui lui servira de "moyen de transport", avec "live animal" écrit sur l’un des panneaux de bois. Cette scène est franchement très réussie et fait froid dans le dos. A elle seule, elle mérite qu’on découvre ce film.



Au final, avec sa jaquette très malsaine, je m’attendais à un bon petit torture porn des familles, bien trash et bien glauque. Le résultat est franchement décevant par rapport à l’écrin qui nous est présenté. La qualité de l’image (filmée en vidéo, j’ai du mal avec ça…), la lenteur de l’action, le peu de scènes de tortures et les scènes lassantes et guère intéressantes ont eu raison de moi. Même le pseudo twist vers la fin, qu’on a senti venir depuis plus d’une heure, ne parvient pas à relancer l’intérêt pour ce long-métrage, qu’on regarde d’un œil évasif, attendant sagement que le mot fin vienne mettre un terme à cette vision désenchantée.








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