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Réalisation
Scott Stewart

Scénariste
Scott Stewart

Date de sortie
2010

Genre
Diable et démons

Tagline


Cast
Paul Bettany
Dennis Quaid
Doug Jones
Lucas Black
Kevin Durand
Kate Walsh


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
John Frizzell

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 1.5
(4 votes)
Dieu, mécontent de l'humanité décide d'envoyer ses anges pour l'exterminer. Au milieu de ce chaos, deux anges s'affrontent : Michael, persuadé que les hommes méritent une autre chance et Gabriel bien décidé à exécuter les ordres...



Alléluia ! Dieu a décidé de punir l'humanité car il s'est lassé de l'espèce humaine...et après...ben quoi, vous vouliez en plus que le film aille plus loin? Si vous vouliez voir des destructions maousses, reportez-vous plutôt sur le film catastrophique (!) de Roland Emmerich, "2012". Car si la thématique de Legion est bien l'apocalypse- que nous retrouvons dans le titre-, elle est absente du résultat final. Film curieux et casse-gueule dès le départ par son sujet (une armée d'anges partie détruire la civilisation humaine), il prend un détour qui aurait pu être réussi en allant braconner sur les terres de Stephen King, auquel on pense du fait de son intrigue essentiellement localisée dans un petit restaurant (qui s'appelle Paradise Falls, comme s'il fallait bien insister !) au milieu de nulle part, pour nous y décrire des protagonistes en prise avec des préoccupations bien terre à terre. Car, plutôt que de nous montrer une armée d'anges (ne rêvez pas non, ce n'est pas Noël, enfin si dans le film mais enfin...bref) allant trucider les hommes à coups d'épée et autres armes de destruction paradisiaque, ce qui aurait été bien plus excitant, on a droit à une panoplie de bavardages inutiles. Tout cela pour nous narrer les déboires du malheureux propriétaire (Dennis Quaid qui montre dernièrement un attrait pour le fantastique : "Les cavaliers de l'Apocalypse", "Pandorum"), d'une jeune femme enceinte, du fils du propriétaire amoureux de cette dernière alors que c'est un amour à sens unique, d'un père divorcé ayant des ennuis avec la justice, un cuistot (Charles S.Dutton : "Compte à rebours mortel", "Gothika"), etc.



L'idée de faire de Legion un film de siège ne paraît pas idiot. Cela a bien réussi à Carpenter ("Assaut") ou à "Feast" mais encore faut-il avoir quelque chose à montrer et à démontrer. Ce qui n'est pas le cas, et pour sa première réalisation, Scott Steward n'est pas très généreux. Au lieu des anges attendus, il nous présente une horde d'humains (hommes, femmes, enfants) possédés ou contaminés qui viennent encercler la maison. Pas de panique, ils ne sont pas très actifs et restent sagement ou presque à l'extérieur, attendant de se faire dégommer par l'ange Michael (Paul Bettany : "Da Vinci Code") armé d'un arsenal de combat. Forcément, toutes ces personnes ont un but précis : venir tuer la mère enceinte avant que l'enfant ne vienne au monde. Un enfant censé venir sauver l'humanité. Cela ne vous rappelle rien? Allez, si faites un effort. Ça y est, cela vous revient....il était une fois en Judée la naissance d'un certain Jésus dit Christ. Eh bien rebelote. Sauf que cette fois, Dieu est en pétard et veut se débarrasser du mouflet.



En pleine mélasse biblique, Legion tente bien d'introduire quelques passages fantastico-horrifiques, comme cette vieille dame aux dents acérées qui mord à pleines dents et qui s'en va se promener au plafond, Exorciste style. Difficile de retenir le fou rire devant le ridicule de la scène. Si seulement le film avait osé être comme ça tout du long, mais même pas. Les passages où l'action fait parler les guns sont suivis de longs palabres et on n'a pas l'impression d'avancer. Le scénario patine dans la semoule et ne sait pas vers quelle direction s'orienter : débutant comme une version ailée de "Terminator" avec l'arrivée de l'ange Michael sur la Terre, la naissance du bébé- on remarque alors que l'agressivité des possédés s'estompe et qu'ils laissent passer la mère, son enfant et ceux qui l'accompagnent comme s'ils étaient miraculeusement protégés-, l'intervention de l'ange Gabriel bien peu combatif finalement, sans oublier la rédemption finale. N'en jetez plus la coupe est pleine.



En vrai rebelle contestataire, l'ange Michael, décide de ne pas obéir à ses ordres hiérarchiques car contrairement à Dieu dit-il, lui persiste à voir une lueur d'espoir dans l'humanité (il est bien le seul ceci dit !), et donc il le rabâche à intervalles réguliers, notamment au jeune Jeep Hanson, qui sacrifie sa vie propre pour celle des autres (un modèle donc !). Plus une posture qu'autre chose afin de nous conduire au duel avec son collègue Gabriel [n’espérez pas voir plus de deux anges, c'est la crise économique chez Dieu aussi] qui dure une poignée de minutes et qui n'a rien de dantesque. On était en droit d'espérer mieux de la part d'un affrontement aussi divin. Le long-métrage montrant de la frilosité à s'engouffrer à fond dans la mystique religieuse et on le comprend. Pourtant, le plan le plus iconique se déroule au ciel montrant l'ange Michael discutant avec Gaby. Pas de quoi sauter au plafond mais il faut trouver des qualités à un film dont on se demande ce qu'il a bien pu faire pour mériter une sortie dans les salles françaises là où des métrages bien plus intéressants doivent se contenter d'une sortie directement en DVD/Blu Ray. Et dire que Scott Steward s'apprête à récidiver avec "Priest". Dieu, ayez pitié de nous !








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