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Une créature maléfique, le Prince Nuada, décide de rompre une trêve établie il y a des millénaires entre les humains et les créatures fantastiques. Il souhaite récupérer une couronne magique qui lui permettra de contrôler une armée de guerriers d’acier indestructibles. Cette couronne a été scindée en trois parties. Lors d’une vente aux enchères sur Terre, une des parties de cette couronne est proposée aux acheteurs. Le Prince Nuada intervient pour la récupérer et libère une horde de petites créatures diaboliques pour l’aider. Le Bureau de Recherche et de Défense Paranormal est appelé en renfort et Hellboy, Liz et Abe Sapiens débarquent pour mettre un terme à cette intrusion. Mais lutter contre ces petites créatures ne sera rien comparé à ce qui les attend si le Prince Nuada réussit à reconstituer la couronne magique…



"Hellboy", la créature infernale imaginée par Mike Mignola, avait brillamment réussi son passage de l’univers de la bande dessinée à celui du grand écran. Cette réussite était bien sûr à mettre à l’actif du réalisateur mexicain Guillermo del Toro ("Cronos", "Mimic", "Le Labyrinthe de Pan", "Blade 2") mais également du casting et de toute l’équipe technique qui sont parvenus à donner vie à ces personnages de papier, et de quelle façon ! Mêlant aventure, action, émotion et imagerie fantastique dans une alchimie quasi-parfaite, "Hellboy" premier du nom avait su séduire bon nombre de spectateurs, éblouis par les qualités narratives et visuelles de ce premier film mettant en scène le démon cornu le plus fun de la planète ! L’annonce du tournage d’une nouvelle aventure de hellboy et de ses compagnons nous donnait donc sacrément envie, surtout qu’on retrouvait les mêmes acteurs dans les rôles principaux ainsi que Guillermo del Toro à la mise en scène, ce qui laissait augurer du meilleur. Et vous savez quoi ? "hellboy 2 : Les Légions d’Or Maudites" est effectivement encore plus réussi que le premier film !



Si vous aviez aimé toute l’imagerie fantasmagorique du premier volet, sachez que Guillermo del Toro a encore élevé la donne ici. D’un pur niveau visuel, hellboy 2 peut être vu comme un croisement entre le premier "Hellboy" et "Le Labyrinthe de Pan". Le film fourmille de multiples décors et créatures de toute beauté et se révèle un véritable enchantement de tous les instants, une féerie imaginative et resplendissante qui brille de mille feux et saura émerveiller vos pupilles. Petites fées des dents cruelles comme des vélociraptors, monstre plante géant faisant des ravages dans la ville tel King Kong, gnome et autres créatures diverses, les effets spéciaux et les maquillages sont au top niveau et participent pleinement à l’action et à l’inventivité du film.

Les personnages principaux, à savoir hellboy, Liz et Abe Sapiens voient également leurs personnalités et leurs émotions être amplifiées dans cette séquelle, les rendant plus "humains" que ce que leur apparence physique pourrait laisser supposer. Tout comme dans le "Freaks" de Tod Browning, les "monstres" ont un cœur, un cœur qui bat, qui est sensible à l’amour. Les relations entre hellboy et sa dulcinée inflammable Liz viennent prendre part au récit de manière intelligente et nous valent quelques séquences riches en émotion, le tout magnifié par la splendide partition de Danny Elfman. Même l’étrange Abe Sapiens va succomber aux charmes du sentiment amoureux, en faisant la connaissance de la princesse Nuala, sœur du terrible Prince Nuada. Guillermo del Toro aime ses personnages et tout comme Tod Browning, il veut mettre en avant que la "différence" n’est pas une tare mais qu’il est difficile lorsqu’on est différent de se faire accepter par le plus grand nombre. Ce sera d’ailleurs une révélation pour hellboy, qui joue avec les médias pour être reconnu auprès du public "humain" et qui se rendra compte que malgré toutes les actions qu’il commet pour leur venir en aide, ceux-ci ne le considèrent que comme un monstre "laid". Les images de "La Fiancée de Frankenstein" présentent dans le film nous renvoie également à la condition de la créature de Frankenstein, incomprise par les hommes et rejetée par une créature semblable à lui. hellboy / créature de Frankenstein = même combat ? On peut le croire, puisque les deux n’ont pas demandé à naître ainsi, à avoir cette apparence, à vivre dans un monde qui ne les comprend pas.



Mais rassurez-vous, si hellboy 2 joue sur les émotions, il n’en oublie pas le pur divertissement et vous proposera de l’action en pagaille et des combats dantesques. Encore une fois, les effets spéciaux sont époustouflants et le moins que l’on puisse dire, c’est que le spectateur en a pour son argent ! Explosions, combats au corps à corps et autres délires improbables seront de la partie pour notre plus grande joie, le tout saupoudré d’une touche d’humour déjà présente dans le premier volet.

Le méchant du film, le Prince Nuada, est franchement charismatique avec son teint blafard, ses longs cheveux blonds et sa dextérité à manier l’épée, nous valant quelques chorégraphies s’inspirant des meilleurs films asiatiques de Wu Xia Pian.

Nouveau venu parmi les collègues d’hellboy, le dénommé Johann Krauss, un éminent savant devenu une entité ectoplasmique et se déplaçant dans une sorte de corps robotisé. Inutile de dire que ce nouveau "chef" va avoir bien du mal à rendre docile notre hellboy…

On appréciera également la superbe introduction du film, nous présentant hellboy alors adolescent et on retrouvera avec plaisir son "papa", le professeur Broom. Ce dernier va lui raconter l’histoire de la "Golden Army" et c’est à une fantastique séquence de marionnettes que l’on va assister, élevant d’entrée de jeu le niveau assez haut en termes de plaisir visuel.



Bref, inutile de trop parler de cette séquelle, le mieux est d’aller assister à ce spectacle total qui comblera les plus folles impatiences. On passera sur certains petits détails scénaristiques qui peuvent clocher, comme, par exemple, le fait que le Père de Nuada et Nuala, tout en sachant que ses deux enfants possèdent une sorte de "relation" magique (toute blessure faite à l’un se répercute sur l’autre), n’hésite pas à demander à ses gardes de tuer son fils, ce qui provoquerait immédiatement la mort de sa fille, qui, elle, reste du côté des forces du bien. La mort de son enfant est-elle moins importante pour le père que la sauvegarde de la paix entre les deux mondes ? Pourquoi pas en fait…

Bref, de simples détails qui n’altèrent en rien le plaisir éprouvé à la vision du film et qui prouve une fois de plus que Guillermo del Toro est un sacré réalisateur ! Merci monsieur del Toro pour ces deux heures de pure jubilation et d’enchantement féerique !








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