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Récemment divorcée, Nathalie attend le retour de ses enfants dont son mari Tim avait la garde pendant le week-end. Alors qu'elle commence sérieusement à s'inquiéter, Tim arrive seule, grièvement blessé après avoir été impliqué dans une affaire de trafic de drogue. Les enfants sont aux mains des ravisseurs... c'est du moins ce que pense Nathalie...



Olaf Ittenbach, ambassadeur du gore allemand depuis près de 20 ans nous offre avec dard divorce son film le plus cruel et indéniablement un des plus gores. Certains verront peut être dans ce film une décalque opportuniste des récents films de torture à la "Saw" / "Hostel" mais ce serait oublier que le réalisateur germanique maltraitait déjà ses personnages à coup de seringue dans l’œil et autres perforages de dents dès la fin des années 80/début des années 90.

dard divorce s'insère logiquement dans la filmographie d'Olaf Ittenbach. Assez proche du 1er segment du gorissime "Beyond the limits", ce nouveau film confirme le souhait du réalisateur de mettre en scène des histoires plus complexes et de proposer quelque chose de sensiblement différent en matière de gore.

Les moyens de production de "Dard Divorce" s'avèrent légèrement inférieurs à ses précédentes productions ("Beyond the limits", "Garden of Love" aka The haunting of Rebecca Verlaine et "House of blood" aka Chain reaction) cela s'explique par les difficultés grandissantes pour Ittenbach de trouver des sources de financement pour ses films. Malgré tout, la mise en scène soignée est digne d'un honnête "direct to video" tourné en DV.



Niveau casting, Ittenbach a fait le choix peu judicieux de confier le rôle principal (le personnage de Nathalie) à sa femme Martina Ittenbach déjà présente dans House of Blood et dans l'anecdotique et fun Familienradgeber (un faux documentaire gore et trash sur la vie de famille). La prestation de Mme Ittenbach s'avère très légère tout comme celle des enfants que l'on voit heureusement assez peu. Pour le reste du casting on sent que ce que Ittenbach cherche avant tout c'est des "gueules" et à ce niveau là c'est une fois de plus réussi.



Venons-en enfin au gore, la raison d'être de ce film. Avec dard divorce Ittenbach abandonne les éléments fantastiques présents dans ses précédentes productions pour nous livrer un thriller gore d'une hostilité rarement atteinte. Le réalisme de l'intrigue et des effets spéciaux rendent ce film assez dérangeant notamment pendant le long calvaire de Nathalie, victime impuissante d'une succession de tortionnaires prêts à tout pour lui soutirer des informations... qu'elle n'a pas!

Au rayon des services on citera pêle-mêle des doigts coupés au sécateur, une décapitation "verticale" à la tronçonneuse, un dépeçage de cadavre, sans compter les innombrables impacts de balles et coups de couteaux. Le clou de ce spectacle sanglant sera la scène où un des trafiquants enchaîne sa victime en position debout pour la massacrer à coup de pelle. Les effets spéciaux créés par un Ittenbach au sommet de son art sont d'un réalisme troublant.



En définitive, malgré quelques défauts (des jeux d'acteurs oscillant entre le correct et le mauvais et une intrigue parfois inutilement confuse) dard divorce est une réponse radicale à un genre qui s'est lui même radicalisé ces dernières années. Olaf Ittenbach nous dévoile une facette plus hargneuse et déviante de sa personnalité de réalisateur tout en confirmant son statut incontestable de maître du gore.