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Réalisation
William Dear

Scénariste
William Dear

Date de sortie
2006

Genre
Tueurs fous

Tagline


Cast
Crispin Glover
Margo Harshman
Greg Cipes
Carrie Finklea
Kelly Vitz
Artie Baxter


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Ludek Drizhal

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3.4
(5 votes)
Jacques et Simon sont deux frères jumeaux. Simon est un peu attardé mais très gentil, tout le contraire de Jacques qui voue une haine farouche à son frère. Lors d’une dispute, Jacques frappe la tête de Simon avec une grosse pierre, le mettant dans un état comateux, et assassine son père et sa mère. Des années plus tard. Devenus adultes, Jacques et Simon s’occupent d’une petite station service perdue dans un coin paumé. Un groupe d’adolescents débarque dans la région pour camper et faire la fête. Jacques tombe sous le charme de la belle Kate. Sa folie va reprendre le dessus et il va faire vivre un vrai cauchemar à "la fille de ses rêves" et ses amis…



Le réalisateur William Dear n’est pas un petit nouveau dans le métier. Il a débuté sa carrière de metteur en scène en 1975 et les amateurs de cinéma fantastique le connaissent principalement pour deux films : "Timerider" et son pilote de moto-cross qui se retrouve expédié à l’époque des cowboys (1982) et "Bigfoot et les Henderson", mettant en scène un gentil yéti (1987). C’est en 2006 qu’il réalise "Simon Says", dont le titre deviendra en France Evil Twins. Le titre original fait référence au jeu bien connu des enfants "Jacques a dit…", qui se nomme "Simon Says" dans les pays anglophones. On notera d’ailleurs que dans la version originale, les deux frères jumeaux s’appellent Simon et Stanley. Afin de coller avec la traduction française du jeu "Simon Says", Stanley deviendra donc Jacques dans la version française du film. Ces petites précisions étant maintenant terminées, passons à ce qui nous intéresse précisément, à savoir le film lui-même !



Avant d’enfourner le DVD dans votre lecteur, sachez que "Evil Twins n’est pas un film d’horreur "sérieux". Entendez par là que les situations qui vont nous être présentées relèvent la plupart du temps du pur délire gore ! En effet, les scènes de meurtres sont assez surréalistes et il y a presque un côté parodique qui se dégage du film. Donc, ne vous attendez pas à avoir peur ou à frissonner, je pense que ce n’était pas du tout le but de William Dear, qui a préféré verser dans le Grand Guignol pour offrir aux spectateurs un divertissement léger, fun et gore, façon "Braindead" par exemple, incluant dans son long-métrage des tas de clichés et de références, qui pourront au départ paraître vraiment forcés, qui pourront même agacer les fans, avant que ceux-ci ne comprennent la vraie nature du film et son côté Tex Avery.

En effet, la première demi-heure du film jouerait presque en défaveur de Evil Twins. Après une petite séquence d’introduction nous présentant les deux jumeaux enfants, on se retrouve avec les images d’une camionnette sillonnant les route avec à son bord des adolescents possédant tous les stéréotypes possibles et inimaginables. Quelle originalité ! L’ombre de "Massacre à la tronçonneuse" vient évidemment à notre esprit. Une référence dont le réalisateur ne se cache même pas puisque l’apparition d’un auto-stoppeur sur le bord de la route fera dire à l’un des adolescents que la première raison pour ne pas prendre un auto-stoppeur est… "Massacre à la tronçonneuse justement" ! Mouais, ça démarre plutôt mal ! Un petit meurtre efficace suivant cette scène vient néanmoins attiser notre curiosité et on a envie d’en savoir plus. Retrouvons donc nos adolescents…

Evidemment, quand on voit le fumeur de joints, le play-boy musclé, la nana coincée, la blonde sexy et provocatrice et la belle brune dont on devine qu’elle va devenir l’héroïne, on se demande si William Dear nous prend pour des cons, le fait exprès ou s’il fait ça sérieusement. Les situations s’enchaînent mollement, nos ados rencontrent deux fossoyeurs qui s’amusent à les terroriser avec l’histoire des deux jumeaux dont on voit la tragédie en flashbacks, bref, que des clichés vus et revus et avouons-le, le seul intérêt du film pour le moment, c’est la jolie actrice brune Margo Harshman et ses yeux bleus à tomber. D’ailleurs, notre intuition était la bonne puisque la première rencontre de Jacques avec elle le chamboulera tout autant que nous. Interprété par Crispin Glover, excellent dans "Willard 2003", Jacques semble bien frappadingue et on espère que la suite du film va se focaliser un peu sur lui et que ses pulsions meurtrières vont nous offrir un bon spectacle parce que là, c’est quand même bien plat et à moins de n’avoir jamais vu de film d’horreur, difficile de trouver quelque chose d’intéressant pour le moment.



Heureusement pour nous, William Dear a de l’imagination et des idées bien tordues. Une fois Jacques lancé à la poursuite de nos jeunes campeurs, le film prend une direction inattendue et comme dit plus haut, l’univers de Tex Avery n’est pas loin. Il faut savoir que Jacques adore les pioches et qu’il est un ingénieux bricoleur. Sa folie le pousse à inventer des pièges surréalistes et on va franchement bien s’amuser à découvrir tout ça ! Les meurtres vont alors s’enchaîner dans une bonne humeur communicative, le gore va s’installer durablement et le spectacle gagner en rythme. Machines lançant des dizaines de pioches dans les airs façon catapulte, rouleaux garnis de pioches virevoltant vers les cibles humaines, jambes sectionnées, pioches traversant des corps, doigts tranchés au hachoir, petit chien écrasé à coup de pied (la meilleure séquence du film, à mourir de rire !), torche humaine et autres joyeusetés vous attendent dans une ambiance loufoque, sanglante et totalement décomplexée. Crispin Glover cabotine à fond la caisse, surjouant son personnage, ponctuant la plupart de ses phrases d’un "Jacques a dit…" qui nous tire de grands sourires. On nage vraiment dans le n’importe quoi et ça fonctionne plutôt bien.

On retrouve à nouveau les clins d’œil à "Massacre à la tronçonneuse" lors d’un repas de famille dans les bois, durant lequel Jacques présente sa "fiancée" à ses parents en état de putréfaction avancée. Encore une fois, l’aspect humoristique de la situation est fortement mis en avant et vient dynamiter un scénario éculé, prenant à contre-pied les premières attentes du spectateur.

Margo Harshman, qu’on a vue récemment dans "Sorority Row", s’en sort avec les honneurs et s’avère l’actrice la plus crédible du lot. Ses autres confrères sont également convaincants dans leurs rôles, mineurs certes, mais qui correspondent bien à l’état d’esprit du film. On remerciera l’actrice Carrie Finklea d’avoir offert une petite vision de bonheur au pauvre auto-stoppeur qui gardera pour dernière image sa jolie paire de seins.



Au final, Evil Twins, après nous avoir fait pas mal peur lors de sa première demi-heure (dans le mauvais sens du terme), se révèle un spectacle distrayant, pas vraiment essentiel dans le sens où on l’oubliera assez vite et qu’il ne restera pas dans les annales du genre, mais dont le côté parodique et bien gore devrait lui donner une petite côte de popularité favorable auprès des fans appréciant les films à petit budget débrouillards, pas prise de tête, qu’on regarde entre potes pour délirer. Et puis, y’a Margo Harshman en maillot de bain et ça, c’est aussi très sympa !








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