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La petite ville d’Orange County est victime d’un tueur en série habillé comme Horny le Clown, la mascotte des fast-foods Hella-Burger. Mackenzie, charmante jeune fille encore vierge qui va bientôt fêter ses dix-huit ans, voit progressivement ses camarades de classe et amis être occis par Horny le Clown. De plus, des événements surnaturels se produisent autour d’elle. Mackenzie serait-elle la clé de l’énigme ?



Avant toute chose, sachez que cette critique ne sera pas à 100% objective. Pourquoi ? Simple : l’actrice Leighton Meester qui joue le rôle de Mackenzie est absolument craquante dans ce film et chacune de ses apparitions m’a littéralement envoûté, si bien que je ne suis pas sur d’avoir un jugement objectif. Ben quoi, à 33 ans, j’ai le droit de flasher sur des actrices de 20 ans non ? Bon, passons…

Alors, "Buger Kill", ça donne quoi ? Déjà, niveau originalité, absolument rien de neuf en ce qui concerne le slasher movie. Vous me direz, les fans de slashers, ils demandent pas vraiment à avoir de l’originalité mais que le film respecte les codes du genre. Là, c’est plutôt positif pour "Burger Kill". On a en effet tout ce qui fait un bon slasher : plusieurs tueurs possibles, pas mal de meurtres (en hors champ ou en plein cadre), des secrets de famille qui motivent la mission du psychopathe, des adolescents fumeurs de joins, un tueur déguisé et masqué qui trucide à l’arme blanche le plus souvent, un peu de suspense mais pas trop en fait, le film étant plus une comédie horrifique qu’un monument de l’angoisse. Je ne pense d’ailleurs pas que la motivation principale des deux réalisateurs, qui sont également scénaristes de "Burger Kill", était de faire un film de trouille mais plutôt un film décomplexé, fun, coloré et pas prise de tête.

On rajoute une dose de fantastique (ce qui éloigne un peu le film du slasher traditionnel pour le rapprocher du slasher surnaturel), plein de clins d’œil et de référence à des classiques du genre, une critique des Républicains et de George Bush, de la bonne musique pendant les séquences où Horny le Clown s’amuse à massacrer ses victimes et on obtient au final un petit film sans autre ambition que celle de divertir son public visé, à savoir les adolescents amateurs de films d’horreur. "Burger Kill" est un pur produit de consommation à destination des teenagers, mais ça n’en fait pas un mauvais film pour autant.



Le principal attrait du film, outre la superbe actrice jouant le rôle principal (oui, je sais, je me répète là…mais bon, elle tue trop, j’y peux rien…), c’est bien sûr le tueur. Ben oui, dans un slasher, c’est le tueur qu’on veut voir, pas ma grand-mère (paix à son âme d’ailleurs). Autant vous le dire de suite, Horny le Clown est l’un des plus exubérants et des plus funs tueurs en série jamais vu. Normal, c’est un clown me direz-vous, et vous n’aurez pas tort. Imaginez un croisement entre un Ronald Mc Donald sous amphétamine et un membre du groupe Slipknot. Vous voyez le genre ? Rajoutez un beau costume hyper coloré et une grosse voix démoniaque et vous obtiendrez Horny le Clown ! Mais attention, Horny n’a pas le temps de faire de blagues foireuses (un tout petit peu quand même), lui, son job, c’est de dézinguer de l’adolescent à tour de bras. Pourquoi ? Ahah, vous ne pensez tout de même pas que je vais vous le dire hein ! De toute façon, si vous êtes fan de slasher, vous aurez deviné depuis belle lurette le pourquoi de ses agissements…

Niveau meurtres, on est dans la bonne moyenne, l’ensemble reste bien fun, comme la tête passée dans la friteuse et qui perd sa peau quand on la relève, le mec qui se prend un coup de machette ultra rapide au niveau du ventre et qui se met à se couper en deux lentement tout en vidant ses tripes sur le sol, ou bien encore la pauvre fille qui a sa tête enfermée dans un four micro-ondes en marche et qui se met à exploser en faisant de grands geysers de sang à l’intérieur de l’appareil. Sympa tout ça ! Y’en a d’autres, certains en hors champ où l’on voit juste le bras de Horny frapper avec son arme, mais en globalité, ça comblera les teenagers. Peut-être pas les plus vieux d’entre vous qui préféreront des meurtres plus réalistes à la "Vendredi 13" ou style "La Baie Sanglante". Mais comme je vous l’ai déjà dit, le but est que ça soit fun et coloré ! Mission réussie !



Ce qui est aussi très sympa, ce sont tous ces clins d’œil et allusions à d’autres succès du cinéma de genre qui parsèment "Burger Kill". Citons pèle-mêle "Souviens-toi l’été dernier", "Les Griffes de la Nuit" pour les révélations de la mère de Mackenzie, "Shining" pour la séquence où Horny fracasse une porte et se lance à la poursuite des futures victimes en beuglant "petits cochons, petits cochons, c’est le grand méchant loup …", "Happy Birthday" pour la scène où Horny a attaché Mackenzie autour d’une table pour fêter ses dix-huit ans, avec pour compagnons tous ses amis massacrés, "L’exorciste" pour l’utilisation d’un Ouija (un personnage cite d’ailleurs le film lors de sa découverte…), "Godzilla" lors d’une publicité pour le fast-food Hella-Burger, dans laquelle Horny surgit des eaux et attaques les Japonais tout comme le célèbre monstre inventé par Ishiro Honda et quelques autres encore qu’on s’amusera à identifier (Mackenzie s’habille en Elvira et sa copine en Elsa Lanchester version "La Fiancée de Frankenstein" lors d’une soirée, son copain porte les mêmes fringues que Michael Myers, hormis le masque, etc…). Ajoutons l’utilisation du réalisateur Morgan Spurlock dans le rôle de l’inventeur des fast-foods Hella-Burger, ce qui est assez drôle puisque c’est lui qui a réalisé le film documentaire "Super Size Me", dénonciation de ce type de restauration rapide justement ! Quand je vous disais que les réalisateurs avaient choisi de faire un film fun !

Niveau réalisation, c’est tout à fait correct en plus, je ne connais pas le budget du film, mais la mise en scène, les décors, les effets-spéciaux sont assez soignés. Les acteurs, principalement actifs dans les séries télévisées (Gossip Girl, Heroes, 24 et autres), s’en sortent plutôt bien, surtout Leighton… (OUI, ON A COMPRIS … !) et l’ensemble se laisse agréablement regarder. On regrettera que lors de la traditionnelle scène d’amour entre l’héroïne et son petit ami, ce dernier ne lui enlève pas son soutien-gorge (ouuppsss, désolé, je m’égare là…). Ah oui, ce qui est bien aussi dans "Burger Kill" c’est que l’héroïne n’est pas une petite fille coincée, comme c’est souvent le cas dans les slashers. Non, là, mis à part sa virginité, elle n’hésite pas à fumer de l’herbe, à critiquer ses parents parce qu’ils sont devenus des Républicains et à n’en faire qu’à sa tête. Ca change un peu…

L’aspect fantastique du film peut apparaître un peu bizarre au début, on se demande pourquoi des événements surnaturels interviennent sans raison apparente mais on aura bien sûr l’explication lors de la révélation de l’identité du cinglé qui se cache sous le déguisement de Horny le Clown ! Comme dans tout bon slasher, plusieurs personnages pourraient être le tueur et on s’amusera à changer de perspectives à chaque fois qu’un d’entre eux passera ad patres.



Au final, "Burger Kill" est un spectacle vraiment sympa, qui ne révolutionne rien mais qui divertit, sans qu’on s’ennuie. Le look d’Horny le Clown est excellent et la fin laisse présager un futur retour sur les écrans. Je me suis bien amusé à visionner ce film, que je prendrai plaisir à revoir une seconde fois, surtout pour qui vous savez…
"Burger Kill", c’est fun, mangez-en !








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