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Vic et Nora sont deux créatures de la nuit, cachant sous leur apparence humaine une bestialité qui ne demande qu’à surgir. Mais Nora en a plus qu’assez de cette vie sanglante et fausse compagnie à son maître. Elle se rend dans une petite ville où elle fait la connaissance de Jarrett, dont elle tombe amoureuse. Lors de leurs premiers ébats, Nora mord son nouveau compagnon, lui transmettant son pouvoir. Alors que tout semble se passer pour le mieux pour les deux nouveaux tourtereaux, Vic réapparaît et compte bien récupérer Nora…



Le réalisateur Douglas Aarniokoski a plusieurs cordes à son arc, puisqu’il est aussi scénariste, assistant réalisateur, producteur et fait aussi l’acteur parfois. Niveau réalisation, son premier fait d’arme ne nous évoquera pas un bon souvenir puisqu’il s’agit du mauvais "Highlander Endgame" en 2000, qui voyait collaborer Christophe Lambert et Adrian Paul. En 2008, il retourne derrière la caméra sous le pseudonyme d’Arnold Cassius pour nous livrer Animals qui surfe sur la mythologie du loup-garou. Si le film se révèle un peu meilleur que son épisode d’Highlander, je vous préviens quand même que ça ne casse pas trois pattes à un canard. "Ne réveillez pas la bête qui est en vous" clame la jaquette française du DVD. On aurait aimé que le film nous tienne éveillé déjà, ce qui ne sera malheureusement pas toujours le cas.



Pour faire simple, Animals ressemble à un gros téléfilm, plutôt bien filmé reconnaissons-le, mais qui pèche par de trop nombreux défauts pour emporter l’adhésion. L’histoire se déroule avec beaucoup trop de longueurs et de scènes répétitives, notamment les séquences érotiques censées nous faire comprendre que Jarrett devient peu à peu esclave de la force bestiale que Nora lui a fait acquérir. Des scènes certes agréables à regarder pour la gente masculine, qui se révèlent même assez coquines et osées certaines fois (la séquence sous la pluie, sur le capot de la voiture…) mais qui au final ne font pas avancer le scénario qui tourne en rond et cède à la facilité. On s’attend quasiment à tout ce qui va se passer (l’agression du patron de Jarrett, le retour de Vic, le combat final entre les deux héros masculin), hormis une petite révélation concernant un des personnages principaux qu’on n’avait pas vu venir. Le film devient rapidement ennuyeux et on n’attend qu’une chose, c’est de voir nos protagonistes mi-humain, mi-animal, libérer la bête qui sommeille en eux. Autant le dire de suite, lorsque ce moment arrive dans le dernier quart d’heure, on n’est pas au bout de nos surprises et ça ne va pas nous réconcilier avec Douglas Aarniokoski.



Evidemment, le budget du film ne devait pas être faramineux. Peut-être est-il passé dans le salaire des stars de séries télévisées présentes sur le projet : Marc Blucas (Buffy contre les Vampires), Naveen Andrews (Lost) et la sexy Nicki Aycox (Supernatural, Cold Case, Dark Blue), peu avare de ses charmes. En tout cas, l’argent n’est pas passé dans les effets spéciaux des transformations. Les images en CGI sont omniprésentes et pas du plus bel effet. Quant à nos loups-garous (ou créatures hybrides approchantes), le résultat à l’écran est franchement horrible. Imaginez, une espèce de chien-loup fantomatique sur deux pattes, tout bleu, entouré d’un halo bleuté lui aussi, le tout en images de synthèse dignes d’un jeu vidéo sur Amiga. Non, franchement, ce n’est pas sérieux. Evidemment, l’équipe du film a fait avec les moyens qu’on lui a fournis, mais parfois, mieux vaut ne rien faire du tout. Petite consolation, certains meurtres présenteront quelques effets gore assez réussis et viendront relever un peu le niveau du film.



Animals n’a au final que bien peu d’attraits, si ce n’est la prestation de son casting qui s’avère correct et son mélange érotico-horrifique bien mis en avant. Malheureusement, cela ne suffit pas à faire du long-métrage de Douglas Aarniokoski un spectacle divertissant. D’accord, la plastique dénudée de Nicki Aycox (vue aussi dans "Jeepers Creepers 2" ou "Une virée en enfer 2") ne nous laissera pas insensible mais elle ne parviendra pas à éclipser le scénario un peu trop vide et pas assez original de Craig Spector (auteur de la nouvelle dont est tiré le film) et les lenteurs qui l’accompagnent. De plus, la réalisation use et abuse de procédés qu’on croirait sortir d’un autre âge (des ralentis et autres joyeusetés qui viennent tirer le film vers le bas), ce qui plombe encore plus le résultat. Bref, vous l’aurez compris, Animals n’est pas franchement recommandable…








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