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NOTE DE LA REDACTION : Cette fiche peut paraitre longue mais est composée de quatre parties totalement indépendantes : le résumé du film "les tortues ninja" de Steve Barron (1990) / un historique sur les tortues ninja / la critique du film "les tortues ninja" de Steve Barron (1990) / une rapide étude comparative dvd/VHS du même film avec en supplément des dialogues cultes. Vous pouvez donc aller aux textes qui vous intéressent sans être obligé de tout lire! Merci de votre compréhension. RESUME DU FILM "LES TORTUES NINJA" (1990) : New York est secoué par des vagues de crimes perpétrés par un gang appelé "le clan des Foot", une organisation secrète dirigée par le maléfique Maître Ninja Shredder. En effet, celui-ci se sert des jeunes de la ville pour mettre New York à feu et à sang : braquages, vols à la tir, racket, pickpocket, bagarres… Les crimes sont devenus monnaie courante et la Police ne peut rien faire, lessivée par autant de délits à longueur de journées. Mais, un jour, quatre tortues sont précipitées dans les égouts de New York et sont mises en contact avec un dangereux liquide radioactif. Celles-ci vont alors muter et grandir de manière extraordinaire jusqu'à atteindre une taille humaine. Dénichées par un vieux rat nommé Splinter (ancien animal domestique d'un grand Maître Ninja tué par Shredder), les quatre reptiles vont apprendre la langue anglaise mais surtout l'Art Ninja par le biais de celui-ci. En véritable père adoptif, Splinter va protéger sa "petite famille" du monde extérieur en les élevant dans les égouts de New York et va leur apprendre à combattre le crime dans l'ombre, à l'abri du regard des gens d'en haut. Mais leurs petites virées nocturnes dans les rues de New York vont rapidement contrarier le terrible Shredder qui va kidnapper Splinter. Aidées d'une journaliste nommée April O'Neil et d'un jeune sportif du nom de Casey Jones, les tortues ninja (c'est le nom que leur a donné Splinter) vont tout faire pour retrouver leur maître et le sortir des griffes de l'infâme et puissant Shredder.



PETIT HISTORIQUE SUR LES TORTUES NINJA :

Avant de commencer la critique, arrêtons-nous 5 minutes si vous le voulez bien pour revenir un peu sur la "tortues ninja mania".

Les comics.

A l'origine, les tortues ninja sont nées en 1984 par le biais de comics intitulés "Teenage Mutant Ninja Turtles (TMNT)" et créés par Kevin Eastman et Peter Laid. Des comics plutôt sanglants, à l'atmosphère glauque et sombre, qui sont plus destinés à un public adolescent qu'à des enfants.
Face au succès de la bande dessinée, la maison d'édition Mirage Studio publiera plusieurs volumes de la série TMNT. Le premier volume de "Teenage Mutant Ninja Turtles (TMNT)" paraitra de 1984 à 1993 et contiendra 62 comics réalisés par Peter Laid et Kevin Eastman en majeure partie. Un deuxième volume sortira ensuite de 1993 à 1995 et dévoilera 13 comics réalisés par d'autres artistes. Puis, d'autres volumes sortiront par la suite, issus de plusieurs maisons d'édition (Mirage studio toujours, Image comics, Dreamwave…), dont notamment ceux de la série "Tales of TMNT" (débutée en 1987 et plus connue en France sous le nom de "TMNT : Chroniques des Tortues Ninja") mais également ceux de la série "TMNT Adventures series" (1989-1995 : 72 comics inspirés de la série animée de 1987, ce sera la première fois que les tortues ninja auront des bandeaux de couleurs différentes sur papier).

Les séries animées et la série télévisée.

Le succès rencontré grâce au premier volume de la série de comics "Teenage Mutant Ninja Turtles (TMNT)" incitera des producteurs à développer la franchise TMNT vers le public plus jeune également : c'est ainsi que naitra en 1987 la première série animée intitulée "Tortues Ninja" (193 épisodes de 25 minutes de Fred Wolf, le tout en 10 saisons : de 1987 à 1997) où l'on retrouvera nos quatre tortues, avec des bandeaux de couleurs bien distinctes (bleu, rouge, orange et violet), se battre contre leurs ennemis jurés Shredder, Krang, BeBop, Rocksteady et leur bande de ninjas.
Une deuxième série animée intitulée "Les Tortues Ninja" verra ensuite le jour en 2003, plus sombre et bien moins amusante que la série animée d'origine. Les quatre premières saisons se rapprocheront ainsi bien plus des comics originaux de Peter Laid et Kevin Eastman. Malheureusement, cette deuxième série s'étouffera plus vite avec une sixième saison (2006-2007) désastreuse entraînant nos tortues favorites dans le futur (ça nous rappelle d'ailleurs un certain épisode de "vendredi 13", non?) : une saison très mal perçue par les fans de la première heure.
Depuis, une nouvelle série animée inspirée du film d'animation de 2007 est diffusée sur le petit écran.

Nous noterons également pour le petit écran la parution d'une série télévisée de 1997 à 1998 intitulée "Les Tortues Ninja, la nouvelle génération" (26 épisodes de 26 minutes) : un semi-échec, les fans n'étant pas au rendez-vous… Cette série fut toutefois l'occasion de faire la connaissance d'une cinquième tortue, une fille cette fois-ci : Vénus de Milo.

Les films.

A ce jour, quatre films à l'effigie de nos tortues préférées sont sortis. Le premier (celui dont la critique se trouve ci-dessous) date de 1990 et a été réalisé par Steve Barron ("electric dreams", "coneheads", "Pinocchio"…) : "Teenage Mutant Ninja Turtles" (c'est le titre original du film) est de loin la meilleure adaptation en film des tortues ninja. Suivront ensuite deux suites de moins bonne facture : "Teenage Mutant Ninja Turtles 2 : the secret of the Ooze" en 1991 (de Michael Pressman) et "Teenage Mutant Ninja Turtles 3" en 1993 (de Stuart Gillard). Enfin, un quatrième film, mais d'animation cette fois-ci (images de synthèse obligent), sortira en 2007 sous le nom de "TMNT, les tortues ninja", une œuvre plus proche des comics que des séries animées.

En espérant que cette rapide incursion dans le monde des tortues ninja vous a plu, tournons-nous maintenant vers la critique du film de Steve Barron datant de 1990 et intitulé "Teenage Mutant Ninja Turtles" (alias "les tortues ninja").



LA CRITIQUE DU FILM "TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES" (1990) :

"Les tortues ninja" (nous dirons le titre français tout au long de cette critique pour des raisons de longueurs! RIRES !!!) est un savoureux cocktail d'action et d'humour, à la fois fidèle aux comics des années 80 mais également à la série animée démarrée en 1987 (voir l'historique plus haut). Steve Barron a en effet su retranscrire sur pellicule ce que le public attendait réellement de ce premier long-métrage inspiré des créatures de Peter Laid et Kevin Eastman. Film plutôt sombre (comme l'était la bande dessinée d'origine), "les tortues ninja" n'en demeure pas pour autant trop sérieux et réservé aux adolescents/adultes : ceci grâce à un humour omniprésent, grossier par moment, et totalement en adéquation avec la série animée de la fin des années 80.

En ce qui concerne le scénario, et nous sommes tout d'accord là-dessus, celui-ci est plutôt simple et ne casse pas quatre pattes à un canard : quatre tortues mutantes pratiquant l'Art Ninja, vivant dans les égouts de New York et raffolant de pizzas, vont botter les fesses d'un vilain Maître Ninja qui est à la tête d'une organisation criminelle qui pille la ville de New York.
Certes, tout ceci sorti de son contexte nous forcerait à croire que nous avons là entre les mains l'un des plus grands nanars jamais rencontré. Mais tout ceci est sans compter sur l'ambiance réelle du film, sur les prestations des personnages, sur la qualité des dialogues ou encore sur les bagarres distillées un peu partout tout au long du film. Car, outre cette énorme nostalgie qui fleurit dans nos petites têtes lors du revisionnage de cette œuvre culte, le film de Steve Barron procure encore aujourd'hui des bons gros fou-rires et semble n'avoir pris quasi aucune ride avec le temps, que ce soit au niveau des costumes/SFX que des cascades et autres scènes d'action.

Mêlant l'aventure, les arts-martiaux, l'humour et même le drame (le "coma" de Raphaël), "les tortues ninja" bénéficie d'un rythme fort soutenu où l'on ne s'ennuie pas une seule seconde devant ce festival de scènes et de répliques d'anthologie.

L'action est très présente dans ce film qui nous plonge dans des combats de ninjas du début à la fin. Orchestrés par Toshishiro Obata (6 fois champion de sabre au Japon et ceinture noire dans 8 autres disciplines), les combats sont d'un réalisme saisissant, encore aujourd'hui, et la précision des gestes et postures dans les cascades est remarquable pour un film de 1990.
Mais l'action n'est pas le principal ingrédient qui fait de "les tortues ninja" une formidable adaptation de comics et de séries animées. L'humour est aussi une composante essentielle : grossier, langage parfois cru et répliques qui font mouche, le film de Steve Barron a su parfaitement intégrer cet humour si particulier qui montre que "les tortues ninja" n'est peut-être pas à mettre entre toutes les mains… On ne compte plus les "merde", "putain", "dans ta gueule" et autres "pédé", "foutre" et j'en passe (voir les quelques répliques cultes en fin de critique, dans la partie "étude comparative dvd/VHS").

L'atmosphère du film est également l'une des clés du succès au box-office mondial du long-métrage de Steve Barron : crade, lugubre, poussiéreux, l'univers des tortues ninja est loin d'être un conte de fée. Les environnements sont propres à ceux des comics des années 80 (voire même de la série animée, même si celle-ci était plus édulcorée pour nos chères petites têtes blondes) : des égouts sales, un vieux magasin poussiéreux, une vieille fabrique servant de repère au clan des Foot et où cartons, cannettes et vieilleries s'entassent contre des murs ornés de graffitis…



Venons-en aux personnages du film. Là encore, nous retrouvons l'univers des tortues ninja tel que nous le connaissions avant l'arrivée du film.
Au programme, nous avons tout d'abord bien évidemment nos quatre tortues, chacune se distinguant par trois critères bien distincts : la couleur de leur bandeau, leurs armes de prédilection et enfin leur caractère. Trois critères de différenciation qui sont bel et bien pris en compte par Steve Barron qui ne commet là aucune erreur, mis à part le fait de n'avoir peut-être pas assez travaillé le personnage de Donatello, la tortue au bandeau violet (l'intellectuel de la bande). De même, les noms restent inchangés par rapport au comic de 1984 et au dessin animé de 1987 : chacun a un nom inspiré de celui de grands peintres italiens (Leonardo pour Leonard de Vinci, Raphaël pour Raffaello Sanzio, Michelangelo pour Michel-Ange et enfin Donatello pour Donato di Niccolo di Betto Bardi dit ‘Donatello').
Allez, faisons-nous plaisir et arrêtons-nous le temps de quelques lignes sur les quatre tortues ninja et leurs particularités :

LEONARDO : tortue au bandeau bleu / armes : deux daishos (lames de samouraï).
Leonardo est le leader de la bande et certainement le plus sérieux des quatre frères. Il est également le porte-parole de la bande et le plus proche de Splinter, leur maître. Ces traits de caractères sont fidèlement retranscris sur la pellicule de Steve Barron.

RAPHAEL : tortue au bandeau rouge / armes : deux saïs.
Raphaël est le plus indépendant des quatre frères (il aime sortir pour oublier un peu les égouts et visiter le monde d'en haut, les cinémas…). C'est également la tortue ninja la plus agressive et la plus forte : Raphaël ne manque pas une occasion pour taper du méchant. Là encore, les comportements de Raphaël sont très bien représentés dans le film de Steve Barron, Raphaël étant la tortue sur laquelle le réalisateur voulait visiblement le plus s'appuyer. C'est LA tortue par qui tout arrive : c'est lui qui ramène April O'Neil dans leur cachette secrète, c'est lui également qui va attirer Casey Jones à eux… Il est "celui qui a fait sortir de l'ombre" les tortues ninja.

MICHELANGELO : tortue au bandeau orange / armes : deux nunchakus.
Voilà certainement l'icône des enfants dans les tortues ninjas! Michelangelo est celui qui ne pense qu'à faire des blagues, des mimiques et jouer des tours. Il est de loin le moins mûr de la bande, aimant par-dessus tout s'empiffrer de pizzas et lire des BD. Steve Barron a su ici aussi retranscrire le caractère de Michelangelo, d'autant plus que bon nombre de jeunes l'attendaient certainement au tournant! On retiendra notamment cette excellente scène où il commande une pizza et réussit à arnaquer le livreur de 3 dollars ou encore la célèbre scène de démonstration de nunchakus.

DONATELLO : tortue au bandeau violet / arme : bâton.
Donatello est l'intellectuel de la bande. Véritable passionné de sciences, il passe son temps à bricoler, réparer et étudier les sciences humaines. Il est également le plus pacifique des quatre frères. Voilà peut-être la seule tortue qui semble avoir été un peu oubliée par Steve Barron : celle-ci est mise constamment en retrait tout au long du film, mise à part dans cette scène d'anthologie où Donatello et Casey Jones se font un concours d'insultes, dans l'ordre alphabétique! (oui, je vous l'ai dit, c'est assez vulgaire mais tellement bon! RIRES!).

Mises à part nos tortues, le film de Steve Barron n'a pas oublié les trois autres personnages phares, à savoir Splinter (un rat certes âgé mais un valeureux combattant : le maître des tortues ninja mais également leur père adoptif et leur protecteur vis-à-vis du monde extérieur), April O'Neil (jeune femme journaliste, le premier être humain que les tortues ninja ont rencontré et avec qui ils sont devenus complices pour arrêter les méchants) et enfin l'infâme et machiavélique Shredder (l'ennemi numéro 1 des tortues ninja : le chef du clan des Foot).
Mais le film de Steve Barron est l'occasion également de revoir un personnage un peu moins connu : Casey Jones, un jeune sportif bien décidé à donner des leçons aux méchants qui déciment les rues de New York, un allié pour les tortues ninja.

Pour revenir rapidement sur les personnages supplémentaires cités dans le paragraphe ci-dessus, nous ne pouvons que remercier Steve Barron de nous avoir retranscrit magistralement chacun de ces personnages tels qu'on les connaissait avant qu'apparaisse son film. Splinter est toujours aussi sage, prône toujours la bonne parole et tient des discours philosophiques qui sont un véritable régal. April O'Neil est aussi mimi que dans le dessin animé. Et enfin le terrifiant Shredder est tout simplement génial : le Dark Vador des tortues ninja avec sa voix ténébreuse et toujours cette impression de force et de puissance qui font de lui l'ennemi numéro 1 des tortues. Une bien belle prestation même si au final on ne le voit pas énormément mais suffisamment pour se rendre compte de son importance.

Mais le phénomène de ce premier film des tortues ninja est certainement ce cher Casey Jones interprété par Elias Koteas ("allo maman c'est encore moi", "les tortues ninja 3", "the prophecy", "crash", "la ligne rouge", "skin walkers", "zodiac", "l'étrange histoire de Benjamin Button"…), la coqueluche des jeunes lors de la sortie du film. Bagarreur, drôle et amoureux de la belle April : il a tout pour être l'une des icônes du film. Il est entre autres dans de nombreux passages qui sont restés cultes suite au succès du film (sa première rencontre avec Raphaël où il porte son beau masque de hockey et où il finit par donner une rapide leçon à notre tortue avant de s'enfuir de peur; le concours d'insultes avec Donatello; la grande bagarre où il est représenté comme le sauveur; la scène de sa confrontation avec l'homme de main de Shredder où il ne cesse d'encaisser les coups…). Oui, on peut le dire, il semblerait presque que le clown de ce film n'est pas, contre toute attente, Michelangelo mais bien Casey Jones… C'est un peu dommage en fait, même si Elias Koteas joue vraiment bien son rôle.

Pour finir sur la galerie des personnages, les fans du dessin animé plus particulièrement regretteront peut-être l'absence de Rocksteady et BeBop, les deux fardeaux de Shredder (le rhino et le porc mutants) mais également de Krang, le chef de Shredder (l'abominable chewing-gum rose qui parle, pourvu de deux petite tentacules, et se déplaçant dans un robot).



Finissons cette critique par les effets spéciaux, les cascades et les costumes. Là encore, pour un film de 1990, on peut encore rester bluffés par autant de réalisme dans les costumes des tortues (vive le latex vert et les animatroniques!) : elles sont exactement comme on les aurait voulues après avoir vu le comic et la série animée! Pour un môme (et j'en étais quand je l'ai découvert au cinéma), c'est un peu comme un rêve qui devient réalité, un dessin animé dans un film! Les moindres détails sont bien là et on prend plaisir à voir nos chères tortues se balader dans les égouts de New York et taper sur les méchants, donner des coups de carapaces… Les armes sont également les mêmes que celles vues dans le comic et le dessin animé : toute l'artillerie est présente!

Autre coup de chef : Splinter. Alors là ce fut le clou du spectacle pour bon nombre de spectateurs lors de la diffusion en salles du film de Steve Barron : le rat est d'un rendu graphique vraiment beau, très peu perfectible. On rigolera par contre devant sa représentation lorsqu'il était bébé dans sa cage et s'entrainait à l'Art du Ninja : c'est un peu raté sur ce coup mais tellement marrant que l'on finit par se dire que finalement c'était peut-être volontaire de la part de l'équipe du film.

Comme dit plus haut, les cascades sont réussies : le mérite en revient à Toshishiro Obata qui a dirigé l'ensemble des scènes de combat. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, aucune scène de bagarre ne se ressemble et Steve Barron réussit à tirer profit de chaque situation et des caractéristiques de chaque tortue pour créer une nouvelle parade et une nouvelle attaque à chaque fois (coups de bâton, saïs, daishos ou nunchakus, pirouettes, saltos, coups de carapaces, rentrée de la tête dans la carapace pour éviter un coup, pivotement sur le dos pour faire tomber les ennemis...). Des scènes d'action où les gestes sont nombreux et non répétitifs et où le ton est donné à la fois par la cadence des coups portés mais également par une musique diablement efficace qui donne un rythme d'enfer aux bagarres!

Car oui, la musique est également un ingrédient indispensable pour ce genre de film. Et celle-ci colle parfaitement avec l'univers des tortues ninja et plus particulièrement avec celui du dessin animé de 1987. On retiendra surtout une musique remuante et un peu cartoonesque lors du générique de début mais également durant la longue scène de bagarre dans l'appartement d'April et dans le magasin du dessous. Enfin, la musique du générique de fin restera aussi dans la mémoire de nombreux fans. Une BO qui fera date dans les années 90!

Au final, "les tortues ninja" est un savoureux mélange d'aventure, d'action et d'humour où tous les coups sont permis! Un film qui nous plonge dans une euphorie totale, dans une décontraction évidente. On ne s'ennuie pas une seconde, on rit, on vit à 100% l'aventure de nos tortues préférées! Un grand moment magique qui encore aujourd'hui mettra des étincelles dans les yeux des plus jeunes mais également dans ceux des plus grands avec cette onde de nostalgie qui nous tient du début à la fin.
On regrettera peut-être que Donatello soit un peu mis en retrait dans ce film et que l'on ne retrouve pas les deux infâmes idiots de Shredder, Rocksteady et BeBop, mais bon ce n'est pas si grave après tout…

Je n'ai plus qu'une chose à dire : COWABUNGA !!!!!!!!!!!!!!!!

UNE RAPIDE ETUDE COMPARATIVE DVD/VHS :

Je tenais à faire ce petit aparté pour finir ma fiche de "teenage mutant ninja turtles" (1990) afin de comparer rapidement l'édition française sortie en dvd chez Metropolitain en 2007 et celle sortie en VHS chez Fox Video en 1992. Ce qui suit en-dessous est à lire impérativement si vous envisagez de vous procurer le film en version française (légalement bien-entendu).

Comme vous le savez peut-être, un dvd du film "les tortues ninja" de Steve Barron (1990) est paru chez Metropolitain en 2007. De visu impeccable (un beau boitier vert tortue, un dvd en forme de pizza, une jolie jaquette où l'on voit nos quatre héros sortir de leurs égouts, un menu interactif amusant et bien animé…), le contenu est toutefois différent de ce que vous proposait jadis la VHS d'origine.

A savoir, l'édition dvd de Metropolitain contient trois pistes : deux pistes françaises (2.0 et 5.1) et une piste originale sous-titrée. Tout ceci peut alors vous mettre l'eau à la bouche et je vous comprends (j'étais pareil) mais le hic est que tout ceci n'est que fumisterie…
Je m'explique : la version française (que vous soyez en 2.0 ou 5.1) est censurée sans la moindre pitié, amputée de tous les mots grossiers sans oublier bon nombre de répliques cultes qui faisaient le charme (que dis-je, la force!) du film de Steve Barron. Une grande partie des dialogues ont été retouchés et reformulés, même certains qui ne contenaient pourtant pas un seul mot vulgaire à l'origine…
A l'inverse, la VHS de chez Fox Video présente la piste française originale avec l'intégralité des textes.

Ci-dessous des exemples pris de scènes cultes du film ou de simples expressions avec à chaque fois la version dvd et la version VHS (oui, je sais, ça fait mal de voir ça). L'occasion de redécouvrir ensemble des moments cultes du film :

VHS : "Merde!"
Dvd : "Zut!"
VHS : "Putain!"
Dvd : "Bon sang!"
VHS : Mais t'es qui toi? Une espèce de punk? Je déteste les punks tu sais, tout spécialement les chauves maquillés en vert avec des masques sur leurs sales gueules!"
Dvd : "Mais t'es une espèce d'ange gardien? Hum j'aime pas ces gens-là! Et encore moins les chauves qui portent des masques sur leurs horribles visages!"
VHS : Allez salut pédé, j'ai du boulot!"
Dvd : "A un de ces jours vieux monstre!"
VHS : "Ton instructeur s'appelle Casey Jones. Ta classe, plein la gueule pour pas un rond!"
Dvd : "Les cours s'appellent "douleurs" et moi j'suis ton instructeur Casey Jones!"
VHS : "Qui c'est ce type? Dark Vador dopé à mort?"
Dvd : "Qui peut-il bien être? Wayne Gretzky stéroïdé?"
VHS : "Le gang des coups de pieds au cul est de retour!"
Dvd : "La ligue majeure des redresseurs de tord est en ville!"
VHS : "Hé, tu veux mon poing dans ta gueule?!"
Dvd : "Hé dis donc, tu veux que je te casse trois dents?!"
VHS : "Hé Doni, la roue de la fortune mon pote!", "Ce ne sont pas des fans de jeux télévisés", "Moi qui croyait que tout le monde aimait Annie Pujol!"
Dvd : "Hé Doni, la roue de fortune mon vieux!", "Ils doivent pas être fanas de jeux télévisés", "Ils sont trop intellectuels pour ça!"
VHS : "A présent, vous êtes face à Shredder"
Dvd : "Maintenant, vous faites face au Déchiqueteur"
VHS : "Le clan des Foot"
Dvd : "Le clan de la savate"

Et la célèbre scène du concours d'insultes dans l'ordre alphabétique (sur le dvd ils ne connaissent pas l'alphabet…) entre Donatello et Casey Jones :

VHS : "Ane atomique, beau dégueulis, carcasse de chameau, dôme crânien, étoile de merde, foutre de case, gueule de beurk, haleine de vache"
Dvd : "Langue atomique, pizza pas fraîche, haleine de chameau, langue de vipère, filou verdâtre, face de requin, cervelle de babouin"

Vous l'aurez donc aisément compris en lisant ces quelques répliques et expressions cultes du film de Steve Barron : la version présentée sur ce dvd est très édulcorée et censurée afin de capter un plus large public (n'est-ce pas plutôt l'effet contraire qui risque de se passer cependant?).

Certains diront alors "Bah c'est pas grave, il nous reste la VO sur le dvd…", hé bien oui si vous aimez regarder des films en anglais, il n'y a pas de problème dans ce cas car la VO n'est pas censurée. Par contre, j'espère que vous êtes doués en anglais car ne comptez pas sur les sous-titres français qui eux aussi ont subi des remaniements et une censure affligeante.

Outre les dialogues, d'autres choses ont changé entre la version VHS et la version Dvd comme par exemple certaines musiques (pourtant géniales à l'époque), mais également les voix des personnages (grosse déception là aussi : surtout du côté des tortues et de Splinter…) et, encore pire pour les fans de la série animée des années 80, les noms de Casey Jones et April O'Neil sont prononcés à l'américaine : "Kessy Jones et Epreule"! Pouah! Et enfin, comme dit avant, fini "Shredder" et place au "Déchiqueteur" (alors que sur la jaquette verso du Dvd, il est bien écrit "Shredder")…

Bon allez j'arrête là mon étude comparative car cela nous fait du mal à tous je pense… Allez, un petit dernier pour la route : en 2007 on n'écrit plus visiblement "Cowabunga" mais "Kowabunga".

Restent cependant les discours philosophiques de Splinter qui eux sont intacts et non charcutés par les vilains messieurs qui se cachent derrière cette infamie… Mais bon c'est trop peu pour se dire "c'est au moins ça de gagner".

Etant donné que le Dvd de chez Metropolitain propose tout de même la VO intacte mais également un design vraiment sympa (voir plus haut), ce que je vous conseille, c'est de conserver précieusement votre VHS (qui risque de devenir un objet collector dans plusieurs années grâce à Metropolitain) et de vous en faire une copie sur dvd le plus vite possible (pendant que la bande n'est pas encore trop abîmée et que votre magnétoscope fonctionne encore) pour l'insérer dans ce magnifique boitier Dvd, face à celui contenant la VO. Bon, après c'est juste une idée pour les fans du film de Steve Barron comme moi… Car toutefois, la VO nous présente des voix vraiment sympathiques, notamment celle de Shredder qui fait froid dans le dos… Pour les gens désireux d'avoir uniquement le film en version française d'origine et intégrale, je vous conseille de dénicher la VHS de chez Fox Video (ou peut-être de vous renseigner sur un quelconque dvd belge, luxembourgeois ou canadien qui posséderait la version française d'origine…).








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