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Six inconnus se réveillent prisonniers d'étranges cellules vitrées au sous-sol d'un immeuble. Un mystérieux bourreau leur propose alors de laisser le hasard décider de la suite de leur captivité. Que font-ils là ? Survivront-ils ? A eux de lancer les dés pour le découvrir...



Si, à la lecture de ce synopsis, un autre film dont le titre comporte également 3 lettres vous vient immédiatement en tête, ne vous inquiétez pas : c'est tout à fait normal. Ça ne devient problématique que si cette sensation reste présente pendant tout le film. Malheureusement, c'est tout le problème de DIE : l'impression de voir un "Saw", d'entendre un "Saw" à chaque minute. Et si la saga initiée par James Wan ne brillait guère par son originalité, je vous laisse imaginer ce que donne un pompage en règle de cette dernière en termes de déjà-vu.

Mais avant d'évoquer ces ressemblances, il convient de parler un peu plus de l'histoire du film. Plusieurs individus se retrouvent donc emprisonnés. Ils ne se connaissent pas et ne semblent pas avoir de point commun (évidemment, on découvrira plus tard ce qui les lie tous). Leur mystérieux ravisseur les appelle deux à deux : l'un des deux devra lancer un dé afin de définir les chances de survie de l'autre. Par exemple, la face du dé pourra définir combien de balles seront mises dans le pistolet avant de jouer à une variante de la roulette russe. Si l'idée du hasard est assez intéressante et donne quelques passages réussis, on remarque malheureusement que la chance n'est pas la même pour tous. Ainsi, certains auront 5 chances sur 6 d'être tués, tandis que d'autres auront la même probabilité d'être sauvés, selon l'épreuve donnée. Difficile dès lors d'adhérer au postulat revendiqué par le cerveau du jeu, qui dicte finalement le destin de ses victimes bien plus que le fameux dé...



Un tortionnaire dont le discours ressemble énormément à celui de Jigsaw, estimant que ceux qui survivront à ses épreuves verront la vie sous un jour nouveau, et l'apprécieront plus qu'avant, évitant ainsi de reproduire leurs erreurs passées...lesquelles inspirent d'ailleurs les diverses mises en scène. Rien de bien nouveau de ce côté là donc, sinon une approche liée à la superstition et la religion malheureusement mal amenée. Comme pour Saw, on suivra également l'enquête d'un policier, totalement fade et dont le seul but semble d'être d'atténuer un peu le côté répétitif du fameux lancé de dé...



Malgré ces nombreux défauts, on appréciera quand même la qualité de réalisation de Dominic James (également réalisateur en 2011 d' "Angle mort", plus souvent évoqué pour les déclaration agacées de son scénariste que pour le film lui-même), DIE nous offrant quelques très beaux plans et un montage particulièrement efficace, soulignant à merveille les montées de tension. On saluera également l'interprétation, les acteurs étant globalement convaincants : on reconnaîtra parmi les acteurs habitués aux séries américaines Caterina Murino ("La Proie", "Casino Royale") ou Elias Koteas ("Crash", évidemment, et plus récemment "Shutter Island" ou "Laisse-moi entrer").



Sans doute destiné aux inconditionnels de la saga du tueur du puzzle (ou à ceux qui n'ont jamais vu ces films), DIE n'est pas un film désagréable mais dont l'intérêt est presque nul tant il se contente de reprendre les éléments de l'heptalogie. N'exploitant d'ailleurs jamais vraiment une idée de base prometteuse, il se contente de juxtaposer des scènes assez répétitives, mais parfois vraiment prenantes grâce à un vrai sens de la tension. Bref, un film sans identité et que l'on commence déjà à oublier quand arrive le générique.

Disponible chez Wild Side






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