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Victime d'un grave accident de voiture aux Etats-Unis, une jeune femme est rapatriée chez elle, au Japon, dans un fauteuil roulant, avec les deux jambes dans le plâtre. En l'absence de son père, c'est son frère qui s'occupera d'elle. Mais, très vite, le jeune homme suspecte la présence de phénomènes surnaturels dans la chambre de sa soeur. Un soir, il décide d'utiliser une caméra pour filmer les évènements qui vont se produire durant la nuit...



Le phénomène "Paranormal Activity" arrive donc au Japon qui, une fois n'est pas coutume, s'inspire du cinéma américain pour en offrir un remake dissimulé en suite non officielle. Sorti au pays du soleil levant quelques semaines après la sortie mondiale du second volet américain, le film a même été nommé "Paranormal Activity 2 Tokyo Night". Reprenant les grandes lignes du scénario d'Oren Peli, le film de Toshikazu Nagae va donc nous faire suivre les mésaventures d'un frère (Koichi) et de sa soeur bloquée dans un fauteuil roulant suite à un accident (Haruka), confrontés à des événements étranges...



Le film reprend donc ce qui fait la caractéristique principale de la série : la présence de caméras dans les chambres, destinées à saisir le moindre élément étrange. Si la présence est plus discrète que dans le film américain (elle monte les escaliers de façon beaucoup plus légère), elle ne résiste pas à l'envie de se donner en spectacle et attend donc généralement d'être filmée pour faire exploser un verre ou s'amuser avec l'éclairage. Bref, rien de bien nouveau, et si les personnages n'étaient pas asiatiques, qu'ils ne passaient pas autant de temps à manger qu'à dormir et si un exorciste traditionnel ne venait pas passer le bout de son nez, il serait bien difficile de distinguer ce Tokyo Night du film d'Oren Peli. Néanmoins, à quelques occasions, on sent l'influence des films de revenants asiatiques de ces dernières années (les fameux cheveux-sales-sploitation) dans certains plans ou même dans une malédiction se propageant à la manière de celle de la saga "Ju-On".



Tokyo Night est également très proche de son homologue américain par l'absence totale de peur qu'il provoque. On y retrouve cette même paresse tendant à recourir bien trop souvent au jump-scare (une tendance qu'on retrouve déjà dans les "Ring" et compagnie...) sans jamais tenter de mettre en place une quelconque ambiance. En bref, les personnages discutent entre deux manifestations paranormales, réussissant même à relier les événements du film avec le précédent. Seules touches intéressantes : le split-screen nous montrant les deux chambres simultanément, et la vulnérabilité de l'héroïne, incapable de se déplacer, ce qui donnera une séquence nocturne très réussie - la seule du film, finalement.



"Paranormal Activity", c'était nul aux Etats-Unis, ça reste nul au Japon. Malgré l'impression d'être un peu moins pris pour un con et la présence d'une ou deux scènes surnageant parmi l'ensemble, il ne se passe rien, ça ne fait pas peur et c'est horriblement opportuniste et paresseux. "Paranormal Activity Tokyo Night" est donc un spin-off à réserver aux fans de la saga tandis que le fan de films d'angoisse à la recherche d'émotions fortes pourra tranquillement passer son chemin sans louper grand chose.








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