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Afin de protéger les citoyens, le gouvernement américain installe un nouveau réseau de caméra de surveillance implantées dans des robots pouvant passer partout. Sensées être inoffensives, ces caméras mouvantes semblent petit à petit inventer des évènements de toute pièce et même s'attaquer aux humains. Face à ce qui paraît être un complot contre le président, un agent enquête en solo contre ces machines...



Eyeborgs se situe clairement dans la vague actuel du cinéma de genre qui opte pour l'ironie, revisitant un des thèmes phares des 80's, à savoir l'anticipation robotique actionnesque. A ce niveau-là d'ailleurs, le film rempli honnêtement son cahier des charges à grand renfort des sentences définitives clamés avec le ton viril de circonstance, de théories du complot, de vidage de flingues surchargés, et de gueules connues des aficionados (Adrian "Higlander du pauvre" Paul et le désormais incontournable Danny Trejoqui devrait quand même commencer à sélectionner les films dans lesquels il joue).



Fort d'un petit budget entièrement consacré aux effets spéciaux, Eyeborgs a toutefois bien du mal à se positionner ; à travers un sous texte sensé taper sur le tout sécuritaire et sur les avancées techniques faussement utiles, il finit malgré tout par présenter un consensuel discours très américain et attendu sur les libertés. Si l'utilisation du second degré paraît évident, il n'empêche qu'à trop vouloir coller sur le cinéma reaganien auquel il est de bon ton de faire référence avec le sourire, le métrage devient involontairement un pur produit de ce qu'il semble critiquer au départ. Dans la même idée, on ne sait jamais vraiment si les dialogues d'une pauvreté affligeante sont fait exprès ou non ce qui, dans les deux cas, n'offre de toute façon pas grand chose. Comme quoi, il n'est pas si simple de jouer avec les codes et force est d'admettre que Richard Clabaugh n'est pas si à l'aise avec ça.



Pour autant, et heureusement, cette petite production n'est pas exempt de bons côtés. Ainsi, les effets numériques sont plutôt réussies (en dehors de 2/3 ratages sur la fin) et les p'tits robots plutôt convainquants, le scénario qui n'a rien de révolutionnaire tient somme toute la route, les acteurs jouent leur rôle avec conviction, serrant les dents pile poil quand il faut et même le fadasse Adrian Paul tient la route – pis de toute façon, il est la caution "hasbeen mais cool" obligatoire, donc quand bien même serait-il mauvais qu'on s'empresserait de dire que c'est fait exprès. Enfin, pour les fans d'effusions gores, ils seront glorifiés de 2/3 scènes qui, sans être trash, ont quand même le mérite d'exister.



Bref, à défaut d'atteindre le statut culte qu'il semblait viser à l'instar d'autres productions néo-vintage (on pense bien sûr au "Starship Troopers" de Verhoven, parfait exemple de film bourrin au subtil second degré) voilà un DTV de plus qui ne mérite pas plus que ce qu'il est. Toutefois, l'avantage de ce type de film misant sur l'action, c'est qu'on ne s'emmerde pas une minute et qUE finalement, on passe un moment plutôt sympathique, écroulé que l'on est sur le canapé. C'est mieux que rien diront certains, reste qu'au vu du nombre de films qui sortent tous les jours dans différents formats, on n'est pas obligé de perdre notre temps devant celui-ci.

Disponible en dvd chez Free Dolphin






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