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Réalisation
Koji Shiraishi

Scénariste
Koji Shiraishi

Date de sortie
2009

Genre
torture porn

Tagline


Cast
Tsugumi Nagasawa
Hiroaki Kawatsure
Shigeo Osako


Pays
Japon

Production


Musique
Kazuo Sato

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3
(5 votes)
Un médecin frustré sexuellement kidnappe un jeune couple dont c'est le premier rendez-vous amoureux. Ce dernier va devenir le jouet d'expériences horribles menées par le médecin, qui va torturer sauvagement l'homme et la femme afin d'être excité…



Le Japon est bien connu pour être le pays des films extrêmes, ne reculant devant aucune limite ou barrière pour matérialiser les excès de folie des réalisateurs déviants, tels Takashi Miike ("Ichi the Killer", "Visitor Q") ou plus récemment Nishimura Yoshihiro ("Tokyo Gore Police", "Vampire girl vs Frankenstein girl") et Iguchi Noboru ("The Machine Girl"). En 2009, voulant surfer sur la vague des Torture Porn américains tels "Saw" ou "Hostel", les producteurs demandent à Koji Shiraishi de réaliser une œuvre les surclassant dans les atrocités, une œuvre qui irait le plus loin possible dans la surenchère de la violence. Ce film, ce sera donc Grotesque, dont le slogan sur l'affiche ne laisse guère d'illusion sur le spectacle auquel on va assister : "Saw et Hostel n'étaient que des apéritifs" ! Nous voilà prévenus…



Amateurs de scénarios recherchés ou un brin travaillés, vous pouvez dès à présent passer votre chemin. L'histoire de Grotesque se résume aux quelques lignes ci-dessus et rien ne viendra sortir le scénario de sa ligne directrice. Pas de rebondissement, pas d'explication tortueuse sur le pourquoi du comment. Non, Grotesque ne s'embarrasse pas de tout ça, ce n'est clairement pas son but d'ailleurs. Le film est avant tout réservé aux amateurs de barbaques et de tripailles, qui se moquent que l'histoire tienne sur un ticket de métro tant que ça saigne. Ca tombe bien, c'est exactement ce que vous propose Grotesque : du sang, du gore, de la tripaille, de l'excès, sans retenue. Grotesque, c'est un peu "Guinea Pig" sur 1h15.



Au programme des réjouissances : sévices sexuelles, violences psychologiques et surtout mutilations et tortures diverses qui réjouiront les fans de Grand-Guignol. Tronçonnage de doigts pour en faire un joli collier, pic dans l'œil, éventration, jeu avec les intestins, et surtout un plantage de clous dans les testicules qui vous fera serrer les dents. De la violence totalement gratuite et assumée comme telle, qui ne cherche jamais à se justifier ou à se montrer réellement utile mais encore une fois, le but recherché était de faire un film choquant, révulsant, immonde. En ce sens, Grotesque s'avère réussi puisque les séquences de barbarie fonctionnent plutôt bien et font assez mal. Le trio d'acteurs est particulièrement convaincant, et certaines scènes tendent vers un romantisme exacerbé, puisque le jeune homme accepte de souffrir le martyr par amour pour la belle demoiselle. Accepter d'être humilié, massacré, mutilé pour épargner celle qu'on aime, n'est-ce pas une belle preuve d'amour ?



Avec son tueur psychopathe qui ressemble à Takashi Kitano et qui reste de marbre devant toutes les atrocités qu'il commet, avec ses effets gore bien répugnants et une volonté affichée d'entrée de jeu d'aller le plus loin possible dans le sadisme, avec sa partie secondaire qui vient apporter une note d'espoir au milieu du film mais qui ne sera évidemment qu'illusion et qui débouchera sur un final outrancier et délirant, Grotesque assume son statut et remplit parfaitement sa mission et le cahier des charges imposé par les producteurs. Un film qui porte bien son titre, à réserver aux bouchers et aux sadiques, qui savent évidemment que tout ça, ce n'est que du cinéma…

Disponible en dvd :
http://www.elephantfilms.com/index.php?lang=fr&mod=sheet&func=show&sheetid=762