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Trois jeunes, partis pour un festival, se perdent dans la campagne après que l'un d'entre eux ait rendu la carte routière illisible après avoir vomi dessus. S'étant involontairement éloignés de l'autoroute, ces derniers vont croiser la route de vampires assoiffés de sang dans une station essence. Ayant réussi à leur échapper, nos malheureux amis vont pénétrer dans une petite bourgade remplie de suceurs de sang. Après avoir rejoint un petit groupe de survivants, ceux-ci ne vont pas avoir le choix que d'affronter ces créatures sorties tout droit des Enfers…



Tourné en douze jours seulement, "blood on the highway" est un film horrifique fait par des fans de cinéma de genre et ayant la particularité de proposer un spectacle divertissant et une pellicule plutôt soignée malgré la petitesse du budget, en témoignent les nombreuses récompenses que le long-métrage a reçu (notamment à l'Underground Film Festival d'Atlanta ou encore au Shockfest, en 2008).

Dès la scène d'introduction (un jeune homme est confronté à son père, un vieux poivrot crade en slip dans la rue, qui refuse de le laisser partir pour un road trip et ce dernier balance alors une merde de chien sur son paternel pour le dissuader de l'emmerder), on comprend que nous avons là une pellicule complètement décalée qui aura bien du mal à se prendre au sérieux. Ceci n'est d'ailleurs en aucun cas l'objectif de notre duo de réalisateurs qui s'en donne à cœur joie en nous présentant une ribambelle de gags crétins parsemés dans un scénario totalement loufoque.

Ici, pas la peine de chercher des ficelles logiques, rationnelles et réfléchies pour faire avancer le film, ce dernier se suivant sans prise de tête. Pour exemple, afin d'expliquer comment nos amis se sont retrouvés perdus en pleine cambrousse, il a suffi de faire vomir l'un des passagers de la voiture sur la carte routière et hop les voilà perdus avec leur carte illisible!
Par ailleurs, en plus de son absurdité bienvenue, "blood on the highway" saura amuser le public en se moquant ouvertement de certains clichés du genre.

"Blood on the highway" a également le mérite, malgré son côté fortement amateur, de conserver un rythme efficace du début à la fin, de nombreux rebondissements bienvenus s'accumulant, tous plus dingues, grossiers et bêtes les uns que les autres mais tellement funs!

Certes, de nombreux gags s'avèrent foireux et font l'effet d'un pétard mouillé, mais l'ensemble réussit toutefois à émoustiller le public friand de grosses bêtises fortement assumées.
On peut également regretter (et ça c'est plus gênant) que la version originale du film ne soit pas dotée d'un sous-titrage français entièrement fidèle à cette dernière : certaines tirades traduites sont effectivement édulcorées, moins grossières, ce qui enlève une petite part du fun procuré par ces dialogues décalés.



Le film de Barak Epstein et Blair Rowan se démarque également d'autres productions amateurs par cette bonne humeur omniprésente permise notamment par un casting joyeusement décalé et des situations granguignolesques mettant en scène des vampires complètement à côté de la plaque.

En effet, nous recensons du côté de nos gentils survivants un beau gosse du genre dur à cuir désireux d'une partie de jambe en l'air avec l'héroïne du film, un jeune homme passant son temps à gueuler à la mort et à geindre comme un gosse, un ancien soldat adepte de la polygamie et sa femme nymphomane ne cachant pas sa bisexualité (elle ne cracherait sur aucune personne du casting et le montre sans ambigüité), sans oublier une espèce de playboy raté…
En face, nous retrouvons nos chers vampires mais pas n'importe lesquels : nous sommes ici face à une espèce très rare de suceurs de sang, très limitée intellectuellement parlant mais n'en oubliant pas pour autant cet attrait pour l'hémoglobine (mais également aussi pour la chair fraîche : probablement des vampires croisés à des zombies-cannibales, rien que ça…). Des vampires complètement cons qui ne manqueront pas de vous amuser lors de séquences ridicules mais tellement jouissives (le vampire dont la mâchoire reste coincée dans le bras de sa victime ou encore ses vampires restant face à une voiture lancée à plein gaz sans broncher, quasi persuadés que cette dernière va s'arrêter au dernier moment…). On n'oubliera pas également une mémorable manifestation de vampires avec l'ensemble des accessoires indispensables : mégaphone, banderoles et pancartes! Du bon gros délire en perspective! (A noter la présence de Nicholas Brendon, le fameux Alexander de la série "Buffy contre les vampires")



Qui dit vampires, zombies… dit forcément sang et effets gores. De ce côté, nous sommes plutôt gâtés avec une quantité raisonnable de scènes sanguinolentes, même s'il est vrai que, pour des raisons de budget manifestement, certains effets soient approximatifs ou certaines attaques hors-champs. Membres sectionnés, chair dévorée, œil enfoncé, pieux et autres morceaux de bois plantés dans le cœur, effusions de sang et projection sur les murs et les visages de nos actrices en pleine hystérie… Voilà un spectacle certes sanglant mais baignant toujours dans cette bonne humeur omniprésente qui fait de ce "blood on the highway" un bon petit divertissement sans prise de tête.

A noter également une musique collant parfaitement au film, alternant entre musique cartoonesque, musique punk et même musique classique! Un panel musical vraiment bien exploité et utilisé de façon non abusive.



Certes très amateur, le film de Barak Epstein et Blair Rowan n'a pourtant rien du film fauché tendant vers le Z foireux et saura rapidement se faire aimer par le biais de ses gags décalés, son scénario irrespectueux se moquant des clichés du genre, ses débordements sanglants et son casting un brin fou-fou (rappelant d'ailleurs par moments un certain "dead and breakfast"). Un film très divertissant même si ce dernier souffre toutefois de nombreux gags ratés et de sous-titrages français "allégés" (moins outranciers et grossiers) dans sa version originale sous-titrée…

Film disponible en VO sous-titrée français chez Emylia






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