RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 3
(2 votes)
"I vampire" (de son titre original "I vampire : trilogy of blood") est une petite trilogie de court-métrages portant sur le thème du vampirisme. Dans cette critique, nous allons revenir brièvement sur chacun des trois segments intitulés : "Suppôt de Satan" ("Spawn of Hell"), "Mémoire d'Outre-Tombe" ("From the grave") et "Requiem pour un vampire" ("Undead Evil").



"Suppôt de Satan"

Une dénommée Michelle est victime d'un accident de voiture et est conduite à l'hôpital par une jeune femme prête à tout pour la sauver. Or, ce qu'elle ignore, c'est que notre victime n'est autre qu'un vampire poursuivi par son maître, le puissant Vladislas…

Premier court-métrage d'une trentaine de minutes (tout comme les deux autres qui suivront), ce "Spawn of Hell" va donner à lui seul un rapide aperçu de ce que sera cette fameuse "trilogie du sang".

D'une qualité médiocre, ce petit film de vampires accumule les défauts du début à la fin, à commencer par cette réalisation très "téléfilm". Agrémenté de rebondissements foireux et parsemé d'incohérences et d'approximations nombreuses, ce premier segment en dit long sur les moyens mis en œuvre pour essayer de dresser là une histoire de vampires qui puisse tenir la route (un objectif finalement jamais atteint). Servi par un fil conducteur franchement débile (n'ayons pas peur du poids des mots, cette histoire de médecin à la recherche d'une pierre de sang que détiendrait comme par hasard notre vilain Vladislas est d'une connerie sans nom...) et par des acteurs très peu convaincants, on comprend aisément dès les premières minutes que le budget n'était pas la seule chose qui manquait sur le plateau. En effet, le talent, ou devrais-je dire les efforts personnels de chacun, ne semblaient pas être légion lors du tournage, personne ne semblant vouloir y mettre du sien (aussi bien dans le casting que dans l'équipe du film de manière générale) pour essayer de sortir un tant soi peu le film de la noyade.

Quand on assiste, dépités, aux premières minutes du film, on n'espère franchement pas grand-chose des effets spéciaux… Et on a bien raison! SFX très limités (on nous montre sans cesse des ombres sur des murs pour nous imager les disparitions/apparitions de nos suceurs de sang), voire grotesques pour certains ("hé Vladislas, tu veux pas enlever tes gros gants en latex?!"), ce n'est pas non plus de ce côté qu'il faudra chercher une qualité à cette première histoire…

Finalement, le seul bon moment de ce film est… Nan à vrai dire je le cherche encore…



"Mémoire d'Outre-Tombe"

Depuis que son mari a été incarcéré pour violence conjugale, Vicky vit seule et ne cesse de faire des cauchemars. Alors qu'elle rencontre un homme séduisant mais ô combien intrigant, cette dernière va se rendre compte que ce mystérieux individu est la personne qui hante ses rêves depuis quelques temps, un véritable vampire…

Exit cette fois-ci le vampire vieillot et place au vampire bel homme et gentleman! Totalement différent dans son approche, cette histoire de vampire est peut-être la meilleure des trois… Le problème est que nous restons cependant à un niveau très médiocre, bien loin du passable (= terme utilisé par les professeurs pour qualifier de très moyen le travail de nos chères petites têtes blondes : c'est dire donc le niveau de ce segment-là également! En note anglaise, on dirait "D" par exemple…).

Bon, soyons sérieux cinq minutes, pour faire clair, précis et succinct, je dirais tout simplement que ce segment nous montre les mêmes défauts que le court-métrage précédent mais demeure légèrement mieux réussi, que ce soit dans le rythme ou encore le jeu des acteurs (toujours pathétique rassurez-vous mais moins absent que dans "Suppôt de Satan"). Par contre, les effets spéciaux sont toujours aux abonnés absents et les quelques gouttes de sang montrées sont… réellement des gouttes!

Mais cette fois-ci il y a vraiment un bon point dans ce film, le problème est que seuls les hommes (ou les femmes non hétéros) pourront l'apprécier… Hum hum…



"Requiem pour un vampire"

Sophia, jeune pianiste, se voit invitée par une mystérieuse femme à se produire en concert privé dans un manoir. Une offre que ne peut refuser la jeune musicienne, malgré les recommandations de son ami Zachary qui ne voit pas cela d'un bon œil. Des craintes qui vont rapidement être justifiées quand Sophia va soudainement se faire mordre par le maître des lieux…

Ce dernier segment est finalement celui nous plongeant dans l'ambiance la plus aboutie, la plus fignolée, grâce notamment à la musique de fond (une musique de piano fort bien accueillie dans cette histoire se déroulant dans un manoir hostile et inquiétant).

Mais, passé cela ainsi que les quelques seins nus une fois de plus présentés pour, semble-t-il, combler les trous évidents, nous n'avons finalement pas grand-chose à se mettre sous la dent… Le résultat est finalement assez longuet et simple, bien trop simple pour que l'on y prête plus attention.



Au final, ce "I vampire" est une bien belle déception. Passée une jaquette dvd vraiment aguicheuse, on ne peut être que déçus du contenu de la galette (si encore il y avait eu une fève…).








Du même réalisateur :