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Des employés de l'entreprise Presage partent pour un séminaire. Un de ses membres, Sam Lawton, a la prémonition que le pont sur lequel s'engage le bus va s'écrouler, les entraînant dans une mort certaine. Il décide de partir, emmenant avec lui sa petite amie et d'autres membres du groupe. Les rescapés tentent de poursuivre une vie normale mais la Mort les rattrape les uns après les autres…



Après un "Destination Finale 4" de sinistre mémoire, et qui était le premier film de la saga à exploiter la 3D (de manière scénaristiquement bien plate d'ailleurs), qu'attendre de plus d'une série de films d'exploitation rappelant vaguement les plaisirs coupables des années 80 ("Vendredi 13" et sa kyrielle de suites à répétition) ? Peut être un peu plus d'imagination dans la manière de procéder concernant les mises à mort, car quoi que l'on pense des "Saw", ces derniers ont su garder jusqu'au bout (7 épisodes quand même !) des concepts efficaces et novateurs. Hélas, ici, on se retrouve face à un melting-pot des trois premiers "Destination Finale" au risque de lasser l'habitué qui s'ennuiera ferme. La vision en relief apporte en revanche un plus en valeur ajoutée notamment lors de la très spectaculaire destruction du pont, qui n'as pas à rougir avec le carambolage de "Destination Finale 2".



Sur le plan scénaristique, on a droit au même canevas que le premier !! Ils ne sont pas foulés : celui qui a la vision de l'accident est perçu comme un terroriste potentiel par la police (souvenez-vous de Devon Sawa), une nouvelle scène d'enterrement, Tony Todd qui fait son speech habituel.... Par contre, on perd énormément d'ingrédients qui en faisaient le charme comme la fantomatique présence de la Mort et l'atmosphère surnaturelle du film initial, et l'humour noir du second. Beaucoup plus sérieux- ce qui n'est pas un reproche en soi a priori- cet opus reste cohérent dans sa démarche de grand-huit horrifique mais ne va guère plus loin qu'un slasher basique. On suit ainsi les morts (dont on retiendra surtout celle de la gymnaste) assez bâclées dans l'ensemble car n'allant pas au bout de leurs idées et de la cruauté (le type au corps rempli d'aiguilles, par exemple). Même le sous-estimé "Destination Finale 3" n'y allait pas avec le dos de la cuillère en sacrifiant deux blondes dans une séquence d'UV gratinée.



Ce manque d'allant et de jusqu'au-boutisme donne une patine beaucoup trop formatée, et même si Steven Quale (formé par Cameron et qui a travaillé notamment sur "Avatar") fait son job avec professionnalisme, la déception finit par l'emporter. Vers la seconde partie, le film bascule vers le côté sombre de l'âme humaine; étonnant pour une série qui vise essentiellement un public adolescent. Mais que l'on se rassure la morale reste sauve.



De plus en plus moralisatrice, Destination Finale a perdu ce grain de folie qui faisait son charme au début. Il faudrait aussi cesser d'exploiter les mêmes causes pour les accidents : boulons qui foutent le camp, l'eau entrant en contact avec l'électricité, etc. C'est là qu'on s'aperçoit de la vacuité de ce cinquième chapitre, qui reste techniquement abouti. Mais pendant qu'un "Scream 4" montrait qu'une saga pouvait se relancer sur de nouvelles bases, Destination Finale 5, se contente du minimum syndical, et de son casting interchangeable. Amusant, mais avec un air de déjà-vu (soupirs).








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