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Cette critique contient un spoiler dans sa dernière partie pouvant nuire à l'effet de surprise si vous n'avez pas vu le film. Comme à l'accoutumée, afin que vous puissiez lire sans crainte les paragraphes qui suivent, le spoiler est annoncé au début et à la fin du paragraphe concerné. Merci de votre compréhension (David M.). Ohio, 1979. Une petite bande d'adolescents décident de tourner un petit film amateur de zombies afin de le présenter à un festival cinématographique. Alors, qu'ils sont en train de tourner en pleine nuit dans une gare, nos jeunes amis sont témoins d'un accident ferroviaire impressionnant. Sortis miraculeusement indemnes de la catastrophe s'étant produite sous leurs yeux, nos cinéastes amateurs vont rapidement être confrontés à des phénomènes étranges. En effet, peu de temps après cet accident ferroviaire, des disparitions de chiens puis d'humains vont avoir lieu dans la région, sans que la Police ne puisse faire grand-chose. Très vite, l'Armée investit les lieux, soucieuse visiblement de camoufler cet incident survenu quelques heures auparavant…



"Super 8" : voici donc venu dans nos cinémas hexagonaux en ce mois d'août 2011 le fameux projet cinématographique produit par Steven Spielberg (que l'on ne présente plus) et écrit / réalisé par J.J. Abrams (créateur des séries télévisées "felicity", "alias" ou encore "lost" mais également scénariste de "armageddon" et "une virée en enfer", ainsi que réalisateur de "mission : impossible 3" et du film préquelle "star Trek"). Un projet tenu secret jusqu'à la sortie du film dans les salles obscures, l'ensemble des acteurs du long-métrage ayant d'ailleurs signé une close de confidentialité afin que l'intrigue ne soit pas dévoilée au grand public avant la sortie ciné (un peu à la manière d'un certain "psycho" d'Alfred Hitchcock à l'époque). J.J. Abrams semble en tout cas privilégier cet aspect confidentiel suscitant une certaine curiosité chez le spectateur, notre homme ayant déjà fait de même avec l'une de ses productions que vous connaissez pour beaucoup d'entre vous, j'ai nommé le fameux "cloverfield" (auquel d'ailleurs notre "super 8" reprend quelques idées par-ci par-là).

Véritable film hommage au cinéma de genre des années 70-80, "super 8" est le parfait film pop-corn de science-fiction que nous n'attendions peut-être pas forcément au vu des teasers diffusés sur la toile depuis plusieurs mois avant la sortie du long-métrage. Mêlant science-fiction, film de monstre et film catastrophe, "super 8" est une agréable surprise pour les amateurs de films tels que "la guerre des mondes" (version 21ème siècle) ou "cloverfield" : le genre de pellicule que l'on visionne sans trop réfléchir et faite avant toute chose pour le plaisir visuel qu'elle procure (des effets spéciaux de très bonne facture comme nous le verrons quelques paragraphes plus bas).



Partant d'un scénario habile (sans être pour autant sensationnel) et rythmé (difficile de trouver le temps long face au film de J.J. Abrams), "super 8" vous fera tantôt sourire (de part son approche des plus sympathiques où nous suivons le tournage d'un film de jeunes adolescents avec tous les tracas que cela peut leur procurer), tantôt larmoyer (quelques séquences émouvantes pourront tirer une petite larme aux plus sensibles d'entre vous).

Malgré quelques incohérences scénaristiques quelque peu irritantes (une personne se prend un train de plein fouet et ne décède pas / une menace ravageuse qui épargne nos jeunes héros et qui semble attendrie par le discours bidon de l'un des protagonistes…) mais que l'on pardonnera au final à J.J. Abrams du fait que son long-métrage remplit à la lettre le cahier des charges du parfait blockbuster de science-fiction (car oui, l'argent et la publicité ayant servi au film en font un parfait blockbuster, catégorie souvent méprisée à tord), "super 8" vous fera passer un bon moment dans votre siège au cinéma ou dans votre canapé à la maison.



Et ce n'est pas le casting qui nous fera dire le contraire. Mené tambour battant par une tête bien connue de beaucoup d'entre vous, Kyle Chandler (le fameux Gary dans "Demain à la Une"), notre fine équipe d'acteurs et actrices s'en sort admirablement bien.
Avec cette approche très juvénile (rappelant d'ailleurs des films à la sauce Spielberg tels que "les goonies" ou encore "ET, l'extraterrestre"), on prend un certain plaisir à suivre l'aventure de ces jeunes, vivre leurs péripéties, leurs tracas du quotidien, mais également leurs petites querelles (une approche qui rappelle d'ailleurs énormément celle du très bon "the monster squad" de Fred Dekker, voire même pourquoi pas de "Oliver Twist" de Roman Polanski).
A noter notamment la présence de la jeune Elle Fanning qui, malgré ses 13 printemps, a déjà tourné dans de nombreuses productions dont "Babel", "déjà vu" ou encore "l'étrange histoire de Benjamin Button" sans oublier ses quelques apparitions dans des séries télévisées.

Pour ce qui est des effets spéciaux, il faut bien reconnaitre qu'il s'agit là de l'un des atouts majeurs du film de J.J. Abrams. S'étant entouré de Neville Page (ayant collaboré sur le projet "cloverfield") mais surtout de l'incontournable Dennis Muren, grand compère de Steven Spielberg ("ET, l'extraterrestre", "Indiana Jones et le temple maudit", "Jurassic Park", "la guerre des mondes"…), J.J. Abrams permet à "super 8" de bénéficier d'effets spéciaux d'excellente facture, en témoigne notamment le spectaculaire accident ferroviaire dans la première partie du film, avec ses jets de ferraille, ses explosions de wagons et ses fumées surgissant de partout.
[Début du spoiler] L'alien (dont il est finalement question dans le film) est également réussi et nous gratifie de bien belles scènes d'attaques "tentaculaires" rapides et violentes. [Fin du spoiler]



Au final, "super 8" est une bonne surprise. Sans réel temps mort et partant d'une approche juvénile rappelant certains films des années 80 dont beaucoup sont certainement restés quelque peu nostalgiques et dont les principaux héros étaient des enfants ("les goonies", "ET, l'extraterrestre", "the monster squad"…), le long-métrage de J.J. Abrams est avant tout un film fait pour le grand spectacle (la "claque visuelle" dirons-nous). Certes le film n'est pas exempt de petites incohérences quelques peu fâcheuses mais, à la différence d'un écervelé "transformers" par exemple (pour rester dans le blockbuster de science-fiction), "super 8" bénéficie d'un scénario bien ficelé (certes pas sensationnel mais suffisamment accrocheur) et, quand on y réfléchit bien, peu commun.

Le titre du film de J.J. Abrams doit son nom au format de pellicule qui succéda au 8mm, un format fort apprécié par les amateurs de cinéma dans les années 80.

Le film regorge de clins d'œil au cinéma de genre en général, que ce soit dans les dialogues (notre jeune héros a appris l'art du maquillage en lisant les bouquins de Dick Smith, tandis que le nom de Romero est utilisé dans le film de zombies des jeunes adolescents) ou dans le visuel du film (dans les chambres de nos jeunes amateurs de films fantastiques et de science-fiction trônent des posters d' "halloween", "star wars" ou encore "zombie", mais aussi des figurines de films d'horreur).