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Réalisation
Masaaki Tezuka

Scénariste
Wataru Mimura

Date de sortie
2002

Genre
kaiju eiga

Tagline


Cast
Yumiko Shaku
Shin Takuma
Kana Onodera
Junichi Mizuno
Yusuke Tomoi


Pays
Japon

Production


Musique
Michiru Oshima

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 5
(1 vote)
A la suite de l'attaque de Godzilla en 1954, le Japon crée une unité spéciale, l'Anti-Megalosaurus Force, afin de lutter contre les monstres géants. Après de nombreux succès, notamment face à Mothra ou Gaira, l'unité se révèle finalement inefficace quand un nouveau Godzilla apparaît en 1999. Le gouvernement japonais décide alors de créer une arme ultime, un monstre bio-mécanique construit à partir des restes du premier Godzilla...



Malgré l'énorme succès de "Godzilla, Mothra, King Ghidorah : Giant Monster All-Out Attack", la Toho préfère revenir à une formule plus traditionnelle, un peu effrayée par les libertés prises par Shusuke Kaneko. Aussi confie-t-elle la réalisation du nouvel opus de la saga, le vingt-sixième si l'on ne prend en compte que les films japonais, à Masaaki Tezuka, déjà responsable du très bon "Godzilla X Megaguirus". Pour l'occasion, c'est une nouvelle créature emblématique du kaiju eiga qui fait son retour : MechaGodzilla qui, après être apparu dans "Godzilla vs MechaGodzilla", "MechaGodzilla contre attaque" et "Godzilla vs MechaGodzilla II", revient donc dans un film également connu sous le nom de "Godzilla vs MechaGodzilla III". Bénéficiant d'un design affiné, le monstre désormais nommé Kiryu, ce qui signifie "dragon-machine", est sans doute l'une des plus belles créations du bestiaire du kaiju eiga.



Contrairement aux films précédents de l'ère Millennium, "GXMG" ne va pas totalement s'inscrire en tant que suite directe à "Godzilla" mais va prendre en compte certains films de la Toho. Ainsi, l'introduction évoque "Mothra" et "La Guerre des monstres" afin d'illustrer l'efficacité de la nouvelle unité anti-monstres, et le film aura une suite directe avec "Godzilla, Mothra, MechaGodzilla : Tokyo SOS". Une caractéristique qui n'empèchera pas le film de suivre une trajectoire classique : Godzilla apparaît, on lui oppose MechaGodzilla, et le tout sera réglé dans un combat final dévastateur. On pourra d'ailleurs s'étonner de l'intérêt de créer un robot identique à Godzilla, ou du fait que l'unité préfère utiliser toutes les armes secondaires et inefficaces avant de sortir l'artillerie ultime de leur nouveau jouet. Sans doute pour rallonger les combats, par ailleurs peu présents, et pour faire admirer les remarquables effets en suit-motion, secondés par des effets numériques parfois limites...



Peu d'affrontements donc, et un film qui se concentre surtout sur le personnage d'Akane Yoshiro (interprétée par Yumiko Shaku alors plus connue pour ses photos sexy que ses talents d'actrice) qui suivra le chemin classique du héros militaire déchu (elle est considérée comme responsable de l'échec de la précédente tentative pour arrêter Godzilla) qui retrouvera son honneur grâce à des actions héroïques. Rien de bien nouveau, d'autant que l'actrice Yumiko Shaku, alors plus connue pour ses photos sexy que pour ses talents d'interprétation, a souvent tendance à en rajouter. On aura également droit au personnage enfantin, une fillette uniquement là pour dispenser une morale éculée à coups de phrases niaises ("mais pourquoi ne peuvent-ils être amis ?", "les méchants, ce sont les humains, pas les monstres !!!"). Dommage, car l'opposition entre le futuriste MechaGodzilla et le traditionnel Godzilla aurait sans doute pu être creusé de façon plus intéressante.



Heureusement, Masaaki Tezuka prouve une nouvelle fois qu'il sait donner de l'ampleur à ses combats et mettre en valeur ses créatures grâce à quelques plans magnifiques (la sublime image finale notamment). Après avoir offert un très bon "Godzilla X Megaguirus", il réalise donc un "Godzilla X MechaGodzilla" moins réussi, mais bénéficiant toujours de combats impressionnants et de très bons effets spéciaux.