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1889, Nevada. Une petite bourgade du nom de Rejection est en proie à des attaques de monstres souterrains. Suite à la mort de 17 mineurs en une seule et même journée, les mines ferment et la majeure partie de la population quitte la ville. Hiram Gummer (ancêtre de Burt Gummer), le propriétaire des mines, se rend sur place et décide d'engager un mercenaire pour éradiquer ces espèces souterraines carnassières avant que ces dernières ne le ruinent et causent la disparition de la petite ville de Rejection, dont l'économie réside en grande partie dans l'exploitation de ces mines. Mais malheureusement tout ne va pas se passer comme prévu, les bêtes dont il est question s'avèrent être de redoutables prédateurs, vifs et tenaces, qui ne laisseront aucun répit à ceux ayant le courage (et l'imprudence) de se mettre en travers de leur chemin.



Après trois épisodes, certes assez inégaux mais conservant toujours ce petit mélange d'action et d'humour décalé propre à la saga, nous revoici de nouveau face à un quatrième volet intitulé "tremors 4 : la légende commence". Revenant sur les origines de nos chers graboïds, cet opus nous plonge en plein Far West en compagnie, une fois de plus, de notre cher Michael Gross, personnage emblématique de la saga.

Après avoir laissé la main à son collègue Brent Maddock pour le troisième volet, S.S. Wilson revient de nouveau derrière la caméra après le deuxième "tremors" pour nous gratifier de ce dernier opus, clôturant ainsi la saga de ce qui fut au départ un hommage (parodié) aux films de monstres des années 50-60.
Bien meilleur que l'opus précédent, ce "tremors 4" demeure cependant bien inférieur aux deux premiers volets, la faute à un scénario très léger et nettement moins amusant que ce que nous avaient montré "tremors" et sa première suite.



Malgré la bonne idée de camper l'histoire en plein Far West (avec sa musique et ses décors attrayants, ses armes et ses outils pouvant donner de bien bonnes scènes d'action, sans oublier que c'est une période pouvant être propice aux gags et autres situations burlesques comme l'ont déjà prouvé par exemple des Terence Hill et Bud Spencer par exemple ou encore la saga des "retour vers le futur" avec son troisième opus…), le scénario s'avère cependant bien mince (renforçant parfois cette sensation de lenteur), très linéaire et sans grande originalité. Il est fort regrettable de ne pas exploiter de meilleure façon un contexte historique pourtant si riche.

En fait, ce qui déçoit dans cet opus se voulant être le "commencement" de la saga, c'est que l'on ne nous explique finalement pas comment sont apparus nos chers graboïds, ces gros vers géants voraces souterrains. Tout ce que nous dévoile cet opus, c'est que ces monstres existaient déjà à la fin du 19ème siècle, point barre. Le reste n'est rien d'autre qu'un ensemble d'éléments du premier "tremors" empilés dans un contexte temporel différent…

Mais, outre cette simplicité du scénario, ce qui dérange dans cet opus c'est le fait d'y perdre l'un des ingrédients essentiels de la saga : l'humour bien décalé, à la limite parfois du grand n'importe quoi et du risible, comme nous en avaient fait part les opus précédents (le troisième était d'ailleurs à ce titre totalement barje, avec ces graboïds péteurs). Un humour en nette perdition dont l'une des causes principales est le fait que notre cher Burt Gummer, le personnage taré et maniaque de la gâchette campé par Michael Gross, ne soit plus là pour égayer et dynamiser le scénario (même si ce dernier n'était déjà plus trop en forme dans l'opus précédent).



Mais ne soyons pas négatifs sur tout : ce quatrième épisode nous dévoile toutefois de bonnes petites choses telles que son casting pour commencer. Malgré que la première partie nous réserve des dialogues peu élaborés et semblant souvent lus plutôt que vécus (quelle désagréable sensation), le film se reprend rapidement et nous montre des personnages finalement bien sympathiques.
On retiendra notamment la bonne performance de Michael Gross qui troque son habit de soldat et ses attitudes de vétéran de guerre dingo contre de bien beaux vêtements et un personnage fort bien travaillé. Jouant le rôle d'un riche propriétaire de mines cupide, prétentieux (snob dirons-nous), antipathique à souhait et peureux, Michael Gross parvient à lui seul à donner une petite touche, certes trop mince mais ô combien appréciable, d'humour.
On appréciera également l'apparition de Billy Drago ("les incorruptibles", "true blood", "la colline a des yeux" d'Aja…) dans le rôle d'un viril mercenaire, très hargneux, une véritable peste perdant rapidement ses moyens dès que l'un des graboïds pointe le bout de son nez.

Pour ce qui est du visuel, ce "tremors 4" surprend par ses décors très réussis, mêlant habilement à la fois les zones désertiques des opus précédents avec les éléments du Far West (les fameuses bourgades constituées d'une seule et unique rue bordée d'établissements aux enseignes bien en vue, sans oublier l'artillerie de l'époque, les chevaux…). Un esprit très Far West que l'on retrouve également dans la musique, très réussie, du film.

Petite déception cependant au sujet des fameux graboïds qui, contrairement aux deux précédents opus, ne nous montrent que très peu de choses nouvelles… S'agissant d'une préquelle, il est donc normal que nous ne soyons pas confrontés ici à des mutations de nos vilaines bêbêtes : nous revenons simplement aux bons gros vers dont les trois langues sont des serpents agiles et vifs, s'agrippant à tout ce qui s'approche de trop près.

On appréciera par contre que les effets spéciaux soient plus soignés que dans le troisième opus, les CGI utilisés étant bien mieux maîtrisés cette fois-ci.
Enfin, pour ce qui est des attaques, malgré que tout soit hors-champs dans l'introduction, nos gros vers cacheront bien vite leur timidité face à la caméra pour notre plus grand plaisir.



Ce quatrième épisode de "tremors", clôturant la saga par une préquelle, demeure un opus ordinaire, sans grande originalité si ce n'est que l'histoire se passe au Far West. Cependant, malgré un scénario simple, des lenteurs indéniables lors de la première partie, un humour bien moins présent et des graboïds sans grande particularité, cet opus parvient toutefois à divertir un minimum grâce à des personnages certes souvent stéréotypés mais appréciables, des effets spéciaux de bien meilleure facture que dans l'opus précédent, ainsi que des décors et une musique réussis.
Loin d'être le meilleur "tremors", disons que ce dernier opus se laisse regarder… vite fait…








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